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Tome premier.
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ccxx DISCOURS I'K ÉLIMINA IKK.

partie l’obscurité qui règne sur le rôle des zoospermes dans la repro-duction des êtres.

Botanique. — L’étude de la botanique, à laquelle la méthode deTournefort, celle de Linné , et l’ouvrage fondamental de Jussieu, si fé-cond en heureux résultats, avaient donné de l’éclat, poursuit sa marcheprogressive dans le xix e siècle.

La botanique descriptive, favorisée par les explorations des voya-geurs dans toutes les parties du globe, fait d’abord plus de progrès queles éludes d’organographie et de physiologie végétales, ce qui s’expli-que par les difficultés d’étude que présentent à la fois la ténuité des or-ganes intérieurs des plantes, l’emploi du microscope, et la possessionsi rare d’un bon instrument; toutefois, celte partie de la science nereste pas stérile. Priestley, Senebier , Ingcnhouz, Th. de Saussure, quiappartiennent en grande partie au xix c siècle, guidés par les lumièresde la chimie pneumatique, nous font voir que toutes les parties des vé-gétaux sont formées d’oxygène, d’hydrogène et de carbone, et quel-quefois aussi d’une petite quantité d’azote ; que les parties vertes exha-lent, pendant la nuit, de l’oxygène et du carbone, sous l'influencede la lumière ; que les plantes décomposent l’acide carbonique contenudans le milieu ambiant, et que leurs racines s’emparent de celui que lesol récèle; enfin, que le tissu ligneux doit sa force à l’assimilationdu carbone. On avait reconnu que l’électricité, la lumière et la cha-leur, jouent un rôle important dans la vie du végétal ; les admirablestravaux du siècle précédent sur celle matière sont continués par M. DeCandolle. M. de Mirbel, dont la vie tout entière a été consacrée àl’élude de la structure interne des plantes et de leurs conditions d’exis-tence , fait de belles et nombreuses découvertes. Scs premiers travauxdonnent lieu à des controverses qui tournent au profit de la science.Daubenton, et principalement Desfonlaines, découvrent les différencesde structure de la tige des monocotylédones et des dicotylédones. Rudol-phi, MM. Link et Treviranus , étudient l’organisation des plan tes dans tou-tes ses parties, et enrichissent l’anatomie et la physiologie de découvertesnouvelles ; maisilssont souventen désaccord avec M. de Mirbel, qui leurrépond, en 1809, par l’exposition de sa théorie de l’organisation végétale.A la même époque, paraissent les observations d’Aubert Dupelit-Thouars,de Palisot de Beauvois , de Kieser et Moldenhawer, qui publient diffé-rents travaux sur la structure des végétaux. En 1812, la Société Tev-