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Tome premier.
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DISCOURS PUliLIMINAIRE.

dolle, à qui la science phytologique doit de si précieux travaux, (ait.paraître, en 1827, son organographie végétale, et, quelques annéesplus tard, sa physiologie ; M. Brongniart , son mémoire sur la géné-ration et le développement de l’embryon dans les végétaux phanéro-games. M. Agardh, botaniste suédois, dote la science de son travailsur l’anatomie des plantes. En 183à,Turpin l’enrichit de son organo-graphie végétale. En 1836, M. Meneghini fait paraître un travail trèsremarquable sur la lige des monocotylédones. En 1837, M. Gaudichaudpublie, sous le titre de Recherches sur Vorganographie, la physiologieet l’organogénie des végétaux , un ouvrage dans lequel il développeet agrandit le système de Dupetit-Thouars sur l’influence du bourgeondans la production du corps ligneux. A la même époque, MM. de Jus-sieu et Decaisne fixent l’attention sur la structure anomale de quelquestiges grimpantes, appartenant à des végétaux dicotylédones. M. Raspailpublie un nouveau système de physiologie végétale, dans lequel il attri-bue la formation successive de toutes les parties du végétal à une vésiculeprimordiale, en vertu de l’évolution moléculaire, et explique la modifica-tion des organes par transformation. M. Boussingauli selivreàdes éludesexpérimentales, qui on t déjà jeté beaucoup de lumières sur certains pointsobscurs de la science. Dans une leçon pleine d’intérêt, M. Dumas a ré-cemment résumé le rôle important que joue l’atmosphère dans la vé-gétation. M. Auguste de Saint-Hilaire vient de publier une morphologievégétale. M. Moquin-Tandon, appliquant aux végétaux les idées deMM. Geoffroy Saint-Hilaire, Serres et Isidore Geoffroy , dont il a em-prunté la classification et la nomenclature, a donné depuis peu, aprèsM. De Candolle, des éléments de tératologie végétale. On peut prédire,sans crainte de se tromper, que la tératologie animale et végétale tendentà se confondre en une seule et même science, la tératologie comparée.

Des considérations nouvelles sur la disposition spirale des feuilles etdes autres organes appendiculaires ont, dans ces derniers temps,exercé la sagacité des savants les plus recommandables. C’est àMM. Schimper et A. Braun qu’on doit les premiers fondements de ceséludes, poursuivies avec succès par nos compatriotes, MM. Martinset Bravais, et d’une autre part, soumises à une ingénieuse critique parM. Sleinheil. Des travaux du plus haut intérêt sur l’inflorescence sontdus à MM. R. Brown et Rœper.

Pour terminer ce qui a rapport à l’examen de la plante en général,nous parlerons en peu de mots des Ihéories philosophiques qui cher-