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Tome premier.
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DISCOURS l’R Kl.IM IN A IRE. ccxxiij

client à expliquer les phénomènes de révolution du végétal. Gœthe ,MM.DeCandolle, Brown, Cassini, Turpin, Auguste de Saint-Hilaire ,> ont adopté la théorie de la métamorphose, entrevue par Linné , qui avait

I ' dit dans sa philosophie botanique : Principiurn florum et foliorum

idem est ; elle est aujourd’hui admise par la plupart des botanistes,après soixante ans d’incrédulité. D’après cette théorie, tous les organesappendiculaires des végétaux ne sont que la transformation de la feuille.

La théorie de la fécondation, qu’on croyait définitivement établie,et dans laquelle l’étamine joue le rôle de mâle et le pistil le rôle defemelle, n’a pas été à l’abri de la critique. D’après M. Schleiden, c’est lepollen qui contient l’embryon, et l’ovule est l’utérus dans lequel il sedéveloppe. Cette théorie qui, sans déiruire celle des sexes, change ce-pendant les fonctions des organes, a été combattue par MM. Meyen,BrongniartelMirbcl. MM. Griffith et Decaisne publient des recherchessur la structure anomale de l’ovule des Santalacées et Loranthacées.M. Ad. de Jussieu suit, avec le soin qui caractérise chacun de ses tra-vaux, le développement et la structure des embryons des végétaux mo-nocolylédones.

| M. Dutroehel avait remarqué, dans une série d’expériences, que, lou-i tes les fois que deux liquides de densité différente sont séparés parune membrane organique, il s’établit; entre eux un courant qui fait quele moins dense, attiré par celui qui l’est le plus, traverse la membrane,et que le mélange a lieu. Ce courant se manifeste de dedans en dehors etde dehors en dedans, suivant que l’un' ou l’autre des deux liquides estcontenu dans la membrane; dans le premier cas, il a reçu le nom dV/t-! dosmose , dans le second celui d’eæosmose. C’est sur ces deux faits,qui paraissent être le résultat d’une action électrique, que l’auteur aétabli ses principes sur la sialique des végétaux; selon lui, l’ascensionde la sève est le résultat de l 'endosmose. C’est une hypothèse nouvellei àajouter à toutes celles qui ont déjà été émises sur ce sujet; mais ellene paraît pas pouvoir expliquer, seule, tous les phénomènes de ce mou-vement. Les expériences récentes de M. Boucherie, sur les injectionsdes bois, sont appelées à éclaircir la question encore si obscure et sicomplexe de la circulation de la sève dans les végétaux.

Les travaux de classification, fondés sur une élude de plus en plusprofonde des organes caractéristiques, avaient successivement pro-duit les systèmes de ïournefort, d’Adanson , de Jussieu. Malgré lesnombreuses découvertes de la botanique, qui en ont incessamment