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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
agrandi le domaine, la méthodologie n’a éprouvé de changements remar-quables , ni dans scs principes ni dans sa direclion. A part quelquesessais de classification artificielle destinés à faciliter l’étude, le sys-tème de Jussieu, ou la méthode rationnelle, qui doit être l’objet detous les efforts des botanistes, a prévalu et a servi de but à des modi-fications sans nombre. Le célèbre R, Brown, dans ses remarques géné-rales et sa Flore de la Nouvelle-Hollande, a non-seulement fait connaîtreles plantes de cette contrée , mais il a contribué, par une foule d’ob-servations intéressantes, à fixer les limites des familles et à déterminerles affinités des plantes en général. Nous citerons encore parmi les bo-tanistes qui ont le plus contribué au perfectionnement de la méthode na-turelle , MM. De Candolle , À. Richard, Lindley, Bartling, Kunlh,Endlicher et Meissner. Par suite de ces travaux, qui sont autant de pasfaits vers une méthode plus parfaite, de nombreuses transpositions onteu lieu dans les familles, ainsi que dans les genres et dans les espèces.Le nombre des familles s’est élevé successivement de cent à plus dedeux cents. Ces travaux sont résumés dans deux ouvrages immensesrécemment publiés, le Prodromus de M. De Candolle, et le Généraplanlarum, de M. Endlicher . Nous devons mentionner d’autres ou-vrages qui, quoique moins étendus, n’en ont pas moins un mérite in-contestable. Ainsi nous citerons le travail de M. Spach sur les phané-rogames , faisant partie des suites à Buffon, et les ouvrages élémentairesde MM. A. Richard, Bernhardi, Treviranus , Agardh, Moyen, Lindley,Bischoff, A. St.-Hilaire.
Pour mettre un terme à l’instabilité des méthodes, les botanistesfont des études complètes sur les diverses familles du règne végé-tal, afin de mieux établir les rapports qui existent entre elles. M. DeCandolle a publié diverses monographies, particulièrement celles desLégumineuses, des Crucifères, des Ombellifères, des Combrétacées etd’un grand nombre d’autres; son fils, M. Alph. De Candolle , celle desCampanulacées ; M. Dunal a étudié les Solanées et les Anonacées;M. Adrien de Jussieu , les Rutacées, les Méliacées et les Euphorbiacées ;Cassini et M. Lessing , les Composées; MM. Martius, Mohl, Blume,les Palmiers; M. Nees d’Esenbeck, les Laurinées; M. A. Richard, lesRubiacées et les Éléagnées ; M. E. Chavannes, les Antirrhinées ; M. A.de Saint-Hilaire, les Résédacées , les Sapotées, les Passiflorées et lesCucurbilacées ; MM. de Saint-IIilaire et Moquin-Tandon , les Polvga-lées ; MM. Richard et Lindley, les Orchidées; M. Brongniart, les Rham-