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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
(le Saint-Hilaire et Martius, celles de l’Amérique équinoxiale ; MM. Nat-tai, Torrcy, Michaux et Asa-Grey, celles des États-Unis ; le docteurHooker, celles de l’Amérique arctique ; Descourlilz et Swartz, celles desAntilles ; MM. Gay et Bertero, celles de Juan-Fernandez ; M. d’Urvillea composé la flore des îles Malonines ; M. Meyer , celle du Labrador ;MM. Labillardière, Brown, celle d’Australie ; M. Endlicher, celle del’île Norfolk ;M. Guillemin, celle deïaiti, ou îles des Amis ; MM. Sie-bold et Zaccharini, celle du Japon ; M. Ach. Richard a donné l’essaid’une flore de la Nouvelle-Zélande .
La géographie botanique, qui concourt si bien à la connaissance phy-sique du globe, doit ses premiers fondements à Tourneforl et à Linné .Depuis, MM. dellumboldl, De Candolle , Brown, de Mirbcl, Walhen-herg, deBuch, Link, Schouw et Meyer, ont donné à cette science uneimportance qui s’accroît chaque jour.
Géologie. — Nous avons vu, pendant tout le xvm* siècle, la géo-logie, encore si près de son berceau, revêtir la forme de théoriesgéogéniques auxquelles l’expérience n’avait nulle part. Cependant,vers la fin de cette période, les diverses formations commencèrent à êtremieux connues, et les descriptions de géologie locale remplacèrent lesthéories générales. Les systèmes ne cessèrent pas pour cela, tantl’homme est porté à substituer à la vérité les rêves de son imagination,tant il lui répugne d’avouer son ignorance; mais ils prirent un carac-tère plus positif, et l’on ne voit plus se renouveler les ridicules théoriesdont De Maillet et Robiquel nous ont laissé des exemples.
De Lamélherie, regardant les faits acquis comme suffisants et assezbien constatés, crut pouvoir essayer l'histoire des révolutions de notreplanète, et publia une Théorie de la terre (1791) qui ressemble à laplupart de celles de celle époque.
En 1792, Dolomieu consigna, dans [a Journal de physique, ses opinionssur la formation de notre globe. Il admit la dissolution de tous les élé-ments qui en composaient l’écorce , dans un liquide où ils S’agglomé-rèrent par suite d’une cristallisation confuse. Les montagnes et lesvallées primitives furent le résultat de mouvements d’élévation et dedéchirement dans l’écorce terrestre, et les vallées secondaires furentcreusées par d’immenses courants. Il ne croyait pas au séjour de la mersur nos continents; mais il pensait que le dépôt des couches marinesque nous y remarquons était dû à des marées d’une hauteur prodigieuse.