DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
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Deluc esi plus original : il suppose l’étal eoniplcUle congélation duglobe à son origine. De la fonte successive des glaces par le soleil de-venu lumineux, résulta la dissolution des terres et autres substances,qui, en se cristallisant, formèrent les terrains primitifs; puis les êtresorganisés parurent, et leurs dépouilles vinrent se mêler aux terrains se-condaires, qui se déposèrent au fond des eaux. Les glaces continuant àfondre dans la croûte du globe, il se forma d’immenses cavernes dontl’affaissement successif fut l’origine des montagnes et des vallées.
De Saussure, dont nous avons déjà parlé au xvm° siècle, termina, en179&, son immortel ouvrage, intitulé : Voyage dans les Alpes; maisdans lequel il traite, en outre, de toutes les parties de la science géolo-gique. Il y donne l’exemple d’une précision remarquable dans sa des-cription de la structure et de la composition des terrains.
Faujas de Saint-Fond , dont les travaux sont encore bons à consulter,avança le premier que beaucoup de coquilles fossiles ont leurs analoguesvivants dans les mers ; mais ses idées sur la formation des couches del’écorcedu globe et sur celle des inégalités de sa surface sont le résultatd’une théorie que démentent tous les faits. Ses travaux les plus impor-tants, ceux qui ont été le plus prolitables à la science, sont scs observa-tions sur les volcans.
Spallanzani , qui s’est attaché à étudier les volcans et les laves qui enjaillissent, a le premier reconnu la présence de l’acide hydrochloriquedans les productions volcaniques. Nous ne devons pas oublier AlbertFonis, qui, sans avoir traité les hautes questions de la géologie, a rendude grands services à la science, par scs travaux sur la constitution géo-logique du Vicenlin et de plusieurs parties de l’Italie .
Seipion Breislak, de Borne, publia, en 1811, sous le titre d’intro-duction à la géologie , le premier traité régulier qui ait paru sur cellescience. Dans son ouvrage Sur la structure extérieure du globe , il nese prononce pas exclusivement pour la formation par le feu ou parl’eau ; mais il admet d’abord la fluidité ignée primitive du globe, commecause de sa forme sphéroïdale, puis le concours des eaux dans les phé-nomènes dont sa surface a été le théâtre. Il commence par développerla série des phénomènes résultant de la fluidité ignée, tels que les soulè-vements de montagnes, etc.; ensuite il examine ceux qui sont dus àl’action de l’eau. Ce système est celui qui a prévalu. Les hommes les pluséminents dans la science ont dirigé leurs éludes vers la confirmationde cette théorie, qui s’appuie déjà sur tant de faits.