ABE
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Coléoptères de cette section ont l’abdomentrès grand relativement au prothorax. (D.)
ABEILLE. Apis fPline). îxs.—Ce genre,qui dans le système de Linné réunissait ungrand nombre d’insectes, est aujourd’huirestreint aux seuls Hyménoptères, offrantpour caract. : 1°, Antennes liliformes et bri-sées, c’est-à-dire faisant un coude; 2°, Man-dibules en forme decuillcrchez les individusneutres ou ouvriers, et au contraire biden-técs dans les mâles elles femelles; 3°, enfin lel' r article des tarses des jambes postérieurestrès développé et quadrilatère dans les indi-vidus neutres, où il présente intérieurementunesorle de brosse forméede poils régulière-ment rangés en bandes transversales. Cescaract. et plusieurs autres permettent de dis-tinguer les Abeilles proprement dites, des In-sectes qui les avoisinent et qui appartiennentaujourd’hui à des g. différents. L’espèce quisert de type au g. Abeille, est l’Abeille com-mune, Apis mellifica des auteurs. Nousallons donner brièvement l’histoire de sesmoeurs; mais avant d’entrer dans ces détails,nousdevons jeter un coup d’ail sur l’organi-sation de ces Insectes, ne fùt-eeque pourfaircconnaître les instruments à l’aide desquelsils exécutent leurs merveilleux ouvrages.
Et d’abord, tout le monde sait qu’outreles mâles et les femelles, il existe parmi lesAbeilles une autre sorte d’individus qu’ondistingue sous le nom d 'Ouvrières; celles-cicomposent la très grande majorité des habi-tants d’une ruche. Ces trois sortes d’indivi-dus, savoir: les Mâles, qu’on nommeaussiBourdons, les Femelles, appelées vulgaire-ment les Jleines , et enfin les Ouvrières,Neutres ou Mulets , se distinguent facile-ment entre eux par divers traits de leur or-ganisation. Passons rapidement en revueceux qui les caractérisent davantage.
Les Mâles, généralement plus gros queles Ouvrières , ont la tête arrondie, ce quiest dû surtout au développement des yeuxpresque contigus sur le vertex. Toujours ilsmanquent d’aiguillon ; le thorax est trèsvelu; le ventre plus convexe que dans lesfemelles; enfin le premier article des tarsespostérieur a une forme allongée et nonquadrilatère comme dans les ouvrières.
Les Femelles ont les ailes proportionnelle-ment plus courtes que celles des mâles cl desouvrières; leur têlo est triangulaire et non
arrondie; leurs yeux sont écartes sur le ver-tex ; leur ventre, prolongé en pointe, estarmé d’un aiguillon; le premier article destarses postérieurs manque de la brosse dontsont pourvues les ouvrières.
Les Ouvrières ou Neutres se reconnais-sent à une taille moindre; elles ont un ai-guillon avec lequel elles produisent unepiqûre très douloureuse; mais ce qui lesdistingue surtout des femelles et des mâles,c’est la conformation de leur dernière pairede pattes. Le premier article du tarse offreune structure curieuse que nous avons déjàsignalée, mais qui mérite d’être décrite avecdétail, a cause du rôle important qu’il jouedans les divers actes que l’abeille ouvrièreexécute. Ce premier article, qui a reçu lenom spécial de pièce carrée, est en effetde forme quadrilatère. Supérieurement ils'articule par son angle antérieur avec lajambe, de manière à exécuter sur elle unmouvement de ginglyme, à la manièred’une lame de couteau qu’on fermerait etouvrirait alternativement. L’angle opposé,ou postérieur, est libre et prolongé en unepetite pointe légèrement recourbée. Cesdeux parties, la jambe et le premier article,du tarse, forment ainsi une sorte de pince ,dont nous indiquerons l’usage en parlant dela construction des gâteaux de cire. Ce mê-me article, si différent des quatre suivants,présente une autre particularité très cu-rieuse : lisse extérieurement, il est garni,sur sa face interne , de plusieurs rangéestransversales de poils raides et parallèlesqui ont valu à celte face le nom de brosse;la jambe elle-même, à cause de la formequ’elle affecte, a été appelée palette irianju-laire, et comme elle présente à sa surfaceexterne un léger creux, ce petit enfoncementa reçu le nom de corbeille.
C’est au moyen de ces instruments biensimples, n’existant que dans la caste ou-vrière , que se fait la récolte d’une poussièreparticulière nommée pollen. Ce pollen,fourni par l’anthère des étamines d’un grandnombre de plantes, s’attache d’abord natu-rellement aux poils qui recouvrent le corpsde l’Abeille; il est ensuite balayé au moyendes tarses des jambes, et surtout par labrosse qu’on distingue à la troisième paire.L’insecte parvient à réunir cette pous-sière en petits globules, déposés succcssi-