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ABL
ABO
rieurement, etla langue squameuse.—Ce g.,établi par Fitzinger dans le recueil des tra-vaux de la Société des naturalistes de Ber-lin ( Ferhand. der Gesel, natur. Freunde inBerlin , in-4", etc.), ne se compose que de3 espèces : l’À. de Kitaibel, l’A. de Péron, etl’A. de Leschenault, dont il existe d’excel-lentes figures dans les études sur les Scin-co'ides par Th. Cocteau (Paris , 183G). Les2 premiers méritent particulièrement d’ê-tre cités comme les seuls reptiles connusdont l’espèce soit répandue en des contréesoù toutes les autres productions naturellesprésentent, au contraire, les plus grandes dif-férences; ainsi, l’Abléphare de Kitaibel setrouve en Hongrie , en Morée, à la N.-Hol-lande; et l’A. de Péron, outre ces 2 der-niers pays , habite encore l’ile de France ,Java, et presque toute l’Océanie. — Cesont de fort petits sauriens tout-à-fait in-nocents , qui vivent à la manière de noslézards communs. F. Opiiiopiitiialmes.
(G. B.)
* ABLEPIIARIS. rki'T. — Cocteau a em-ployé ce nom au lieu d ’Ablepharus pour dé-signer le g. précédent, dont une des princi-pales particularités se trouve peut-être parlà moins bien exprimée, attendu que (31e-«pxpi;, en grec, signifie seulement les cils,tandis que (Jl/cpixpov veut dire la paupière,et àÇlcVoipos celui qui en est privé. (G. B.)
ABLET ou ABLETTE (Dim. d’Able, al-bus). roiss. — Poisson connu par Linné sousle nom de Cyprinus Albanais , et par Lacé-pède sous celui de Cyprin nble. Cuvier lerangeait dans les Ables, et M. Agassiz leplace aujourd’hui parmi ses Aspius. Il estlong de 5 à 8 pouces, très commun danstoutes les eaux douces de l’Europe ; à corpscomprimé, à ligne latérale très arquée ettrès infléchie vers le ventre; vert jaunâtresur lehautdu dos, brillant du plus bel éclatd’argent sur tout le corps ainsi que sur toutle péritoine. Cette matière, recueillie aumoyen de l’Ammoniaque , produit l’essenced’Orient, employée pour la fabrication desperles fausses. On prend l’Ablette à la li-gne , ou souvent avec des filets en nappe oudans des nasses. Elle se réunit quelquefoisen grandes troupes.
Il paraît que sous ce nom d 'Ablette ondésigne aussi quelquefois l’Épinoche, Gas-terosteus aculeatus de Bloch. (Val.)
ABLETTE DE MER. poiss.—N om spécif.dans Bonnaterre du Perça alburnus I„, figurépar Catesby sous le nom à!Alburnus ameri-cnnus ; c’est le Centropome Atburne Lacép.Nous avons démontré, dans YHist. nat. desPoiss . que cette espèce est du g. Ombrine etde la famille des Sciénoïdes, et non de celledes Percoïdes. (Val .)
ABOE ou ABOE-BETINA. roiss. — Motsde la langue malaise, dont l’un, Aboe , veutdire gris ou plus spécialement cendré, et Be-lina, femelle. Lacépède les a trouvés extraitspar Bloch, qui les avait fort mal copiés dansValentyn, en les tirant d’une petite phrasemalaise citée par le Naturaliste Hollandais :Ikan Batoe jang Aboe bciinu, femelle d’unpoisson de roche gris.
Ces noms des Malais d’Amboine ou deJava , et point du tout des Hindous, se rap-portent à une figure de Valentyn qui re-présente 2 fois, dans son ouvrage, le Chœ-lodon Meyeri de Bloch, et non l’holacanlheannulaire, auquel cet auteur et Lacépèdeson copiste l’ont mal à propos rapportée. La-cépède a commis d’ailleurs une autre erreursur ce poisson; car, ne connaissant pas lesystème de Bloch , édité par Schneider , il aregardé ce Chœlodon Meyeri comme uneespèce non décrite , et l’a placée dans le g.Holacanthe , dont il n’a aucun des carac-tères , sous le nom d’//. jaune et noir, déno-mination impropre, puisque Valentyn nousapprend que le fond de la couleur est gris.C’est aussi le Douwing-Maruuis de Renard.
(Val.)
ABOIEMENT. Lalralio. mam. — L’a-boiement est moins le cri naturel qu’unesorte de langage particulier au chien, et plusou moins parfait suivant l’intelligence desraces. La preuve de cette assertion, c’est queles chiens qui naissent chez les nations sau-vages n’aboient point, et que, promptementdégénérés, les chiens d’Europe , perdus dansles îles de l’Océan Pacifique , cessent d’a-boyer, ne proférant plus qu’un long hurle-ment plaintif, qui rappelle celui des nôtres,lorsqu’on les bat ou qu’on les renferme.
(C. d’O.)
ABOLA, Adans. bot. pii. —Synon. de
CIXNA.
ABOLBODA (Nom indien?), bot. pii. —G. de la famille des Xyridacées, créé parHumboldt et Bonpland [Pi. œquin. Il, 1 .1 ! 4 .)