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qui le plaçaient parmi les Restiacées, aveclesquelles il offre beaucoup d’affinités; maisAgardh ( Aphor.) et Desvaux {Ann. Sc. nat.1823) l’en ont séparé , parce qu’entre autrescaract. différentiels , son ovaire triloculairepluriovulé, le développement plus parfait descs enveloppes florales, et la structure de sesgraines, l’en éloignent suffisamment. Envoici les caract. constitutifs : Glume du péri-gone externe adverse, roulée sur elle-rnêmeet caduque; les latérales plus petites, na-viculaires, persistantes. Périgone internecorollacé , hypocratériforme, pourvu d’untube filiforme assez allongé, à limbe tri-lobé, étalé, dont les lobes sont nus ou crè-tés-barbus. Elatn. 3, oppositives, inséréesau tube du périgone interne. Ovaire trilo-culaire, surmonté d’un style trifide, queterminent des stigm. simples, 2 ou 3-lobés,contenant plusieurs ovules dressés, sessi-les, nichés dans l'angle infér. de chaque lo-gclte. Caps, triquêtre, triloculaire, à colu-inclle séminifère, devenant libre par déhis-cence loculicide; graines anguleuses et enpetit nombre. — Les Abolboda sont desplantes herbacées, vivaces, à feuilles ra-dicales graminéennes, distiques, à hampenue ou bi-bractéolée au milieu, et termi-née par un capitule solitaire dont les fleurssont bleues. On en connaît 2 ou 3 espècesqui se plaisent dans les marais montagneuxde l’Amérique tropicale. Link rapporte à ceg. le Chloerum de Willdenow . (C. L.)
*A,i01î!(,È\i:. Aborigènes ( ab , de ; origo,origine).—On nomme ainsi les hommes, lesanimaux, et même les plantes qu’on supposeoriginaires de la contrée qu’ils habitent.
(C. d’O.)
* ABORTIF. Abortivus. —Un corps orga-nisé, un organe quelconque sont abortifs,lorsqu’ils n’ont point reçu leur entier déve-loppement, et qu’il leur manque certainesconditions indispensables à leur perfection.
(C. D’O.)
ABOU-BURS ou Abu-lmrs (en arabe,père de la lèpre), rept. — C’est le nom queles habitants du Kaire donnent au Plyo-dactyle d’Hasselquist , parce qu’on pré-tend que l’usage de quelques aliments surlesquels il aurait passé, suffit pour produirela lèpre. (G. B.)
ABOU-IIA\AFS. Ois.—Nom égyptien del’Ibis sacré. (C. n’O.)
TOU. i.
ABOYKLR ou Aboyeuse (Abbaubo, j’a-boie ; b. Lat. ). ois.—Échassiers. Nom d’uneespèce du g. Chevalier ( Totanus , Cuv. )dont le cri a quelque rapport avec l’aboie-ment du chien. C’est le Totanus glottis deBechstein , la Barge aboyeuse de Buffon ,le Chevalier aux pieds verts de plusieurs au-teurs modernes. Cette esp. est très com-mune en Europe , sur les bords des rivières,surtout lorqu’elles sont débordées. On latrouve aussi dans l’Inde . (F. P.)
* ABRA. moll. — G. proposé par Risso(Hist. nat. des principales productions de l’Eu-rope méridionale ), pour 2 espèces de très pe-tites coquilles bivalves de la Méditerranée.D'après les caractères qui leur sont assignéset dont nous n’avons pu vérifier l’exac-titude sur nature, ces coquilles rentre-raient assez bien dans le g. Erycina de La-marck. (Desii.)
"ABRAMIS (iSpxplg, nom chez les an-ciens d’un poisson indéterminable). Poiss.—Genre de la famille des Cyprins, proposé parCuvier, G’est aussi le nom grec d’un poissondu Nil, cité par Athénée et par Oppien , etque la plupart des modernes, trompés par laressemblance de nom , ont cru correspondreà notre Brème, qui est un poisson d’eaudouce, vivant solitaire, tandis que l’àSpa-pi; vivait en troupe dans la mer et entraitdans les rivières. Quelques passages, et en-tre autres celui d’un auteur arabe de la Re-naissance, pourraient faire croire que lesGrecs désignaient sous ce nom certaines es-pèces de Muges. (Val.)
ABRAi\CHES.^fèratte7/iœ(à priv.;branchies). Anxél.—L’ absence des branchiesa paru à Cuvier un motif suffisant pour réunirsous ce nom, en un seul ordre, d’une part,les Lombrics et les Nais, constituant sa fa-mille des Abranches sêtigères , et de l’autreles Sangsues et les Gordius composant lafamille des Abranches sans soies. Considé-rée sous le rapport de sa séparation d’a-vec les autres Annélides , cette divisionserait excellente; mais il n’en est pas demême du rapprochement des divers genresqui la constituent. M. Milne Edwards, dansses Eléments de zoologie , a formé avec cesdeux familles deux ordres distincts, sous lenom d.’ Annélides terricoles et d'Anné'idessuceurs, en excluant toutefois deces derniersles Gordius, qu’il renvoie parmi les llel-
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