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qu’on dit feuille pari-pennée. El. : le Carou-bier. (A. R.)
ABRUS, L. (âÇpoç, élégant, etc.) bot. pii.— G. de la famille des Légumineuses, s.-or-dre des Papilionacées, tribu des Phaséolées.AVight et Arnott ( Prodr. Flor. Peuins Ind. )assignent à ce g. les caract. suivants : Cal.eampanulé, à 4 lobes peu inarqués; le lobesupér. plus large ou 2-fide. Étendard ovale.
F. tam. 9, monadelphes (gaine fendue, lelO m ' filet manquant), adnées par la base àl’onglet de l’étendard. Style court ; stigm.cnpitellé. Légume oblong, comprimé, 4-G-sperme, septulé transversalement entre lesgraines. Graines subglobuleuses.—Arbustesvolubiles ou diffus; feuilles abrupti-pen-nées, multifoliolées; fleurs rouges, dispo-sées en grappes axillaires.
Ce g. est propre à la zône équatoriale. Onen connaît aujourd’hui 5 espèces. Leurs ra-cines ont une saveur douceâtre et les mêmespropriétés que les racines de Réglisse ; aussil’espèce la plus commune ( A. precatorinsL.) est-elle connue aux Antilles sous lenom de Liane à réglisse. Les graines desAbrus servent à faire des colliers, des cha-pelets , etc. ; elles sont du volume d’un grospois, luisantes, et en général d’un beaurouge de corail, avec une grande tache noireà l’une des extrémités. En Égypte et dansl’Inde , ces graines se mangent en guised’autres légumes secs, quoiqu’elles soientbien inférieures sous ce rapport aux hari-cots. (Sp.)
ABSINTHE. Absinlhium (à^f»0 tov, sorted’herbe amère , dans Dioscoride ). bot. pii. —
G. de plantes établi par Tournefort, et que
les Botanistes modernes ont réuni au grandg. Artemisia L. (C. L.)
ABSI1VTIII01V, Adans. bot. ph. —Synon.à'Absinthe . (C. n’O.)
ABSORPTION ( absorplio; ab-sorbto , j’a-vale). piiïsiol. —Action par laquelle certainscorps se pénètrent et s’empreignent de flui-des ou de solides très divisés. L’absorp-tion est le phénomène le plus général danstous les êtres vivants ; en effet, sans la fonc-tion d’aspirer ou de faire pénétrer dans sonintérieur les matériaux du monde extérieur,sans la faculté de rejeter simultanément lessubstances à éliminer, comment concevoirl’accroissement et l’entretien des animauxet des végétaux? Une foule d’expériences
indiquent comment s’effectue cet accroisse-ment , et de quelle manière se comportentles fluides absorbés. Nous ne citerons qu’unexemple : si l’on mêle pendant quelque tempsde la racine de garance aux aliments d’unanimal, on voit bientôt ses os prendre unecoloration rose, qui devient de plus en plusintense , pour diminuer ensuite successive-ment, dès qu’on cesse l’usage de celte racine.Il est bien évident que, dans cette expérien-ce, les molécules nutritives ont été charriéesdans toutes les parties du corps; qu’elles s’ysont fixées pour en devenir parties intégran-tes, jusqu’à ce que, expulsées et remplacéespar de nouvelles , elles aient été rejetées audehors. Cela prouve non seulement l’absorp-tion des molécules nutritives par les orga-nes digestifs, mais aussi la reprise ou l’ex-pulsion des matériaux anciens , qui doi-vent cesser à leur tour de faire partie desorganes. On a donné à celle dernière sorted’absorption le nom d’ interstitielle , décom-posante , organique , par opposition à la pre-mière , appelée absorption alimentaire. Ilnous reste maintenant à indiquer les condi-tions physiques ou vitales sous l’influencedesquelles la substance, mise en contact avecles organes , pénètre les tissus au point deparvenir jusqu’aux systèmes vasculaires.D’après M. Magendie, toutes les fois qu’unesubstance liquide est en contact avec unpoint quelconque des tissus, elle s’introduitdans les porosités physiques qui s’y trou-vent. En un mot, l’absorption est, suivantle physiologiste cité, un simple phénomèned’imbibition, d’où il résulte que tous lesvaisseaux peuvent s’imbiber, les lympha-tiques comme les veines; ce qui expliquecomment les observateurs ont vu les matiè-res absorbées dans l’un et l’autre ordre devaisseaux; et que tous les tissus enfin sontdoués de la propriété d’absorber. Ces faitsont amené les physiologistes, qui, jusqu’àce jour, avaient considéré tous les actesd’absorption comme le résultat d’une pro-priété vitale particulière, à modifier cetteopinion exclusive dans sa généralité.
(M. S. A.)
ABIJ-BIJRS. Rctt. V . abou-bürs.
ABUMON (étym. incert.). bot. pii.-Adan-son donnait ce nom au Crinum africanuml..Plus tard, Lhéritier fit de cette mêmeplante un g. distinct, sous le nom d’ .Igtipnn-