Band 
Tome premier.
Seite
21
JPEG-Download
 

ABY

il

ABU

tluts, adopté depuis par tous les Botanistes.(P r . ce mot.) (C. L.)

’ABUSSEAU. poiss . —Nom vulgaire d’uneespèce particulière d’Alhérine [Atherinapresbyter Nob.), commune sur les côtes deLa Rochelle et dans les îles du golfe de Gas-cogne. Ce mot, qui vient probablement decelui d’Abbé , rappellerait la dénominationde Prestre, sous laquelle on désigne lesAthérines et autres petits Poissons à raiesargentées sur les flancs, que les pêcheurs ontcomparées à l’étole d’un prêtre. L’Abusseaude La Rochelle est estimé sur cette côte etsur celles de Bretagne. A Lorient on la com-pare à l’Eperlan pour le goût. Elle paraît enmars, époque de son frai, et s’éloigne de lacôte en octobre ou en novembre. On la prendsur tous les fonds, par 4 brasses de pro-fondeur et à une lieue de la côte. Elle senourrit de vers, de petits crustacés, etc.C’est le Roseret ou le Roseré des côtes deNormandie. Il parait que les Anglais deSouthampton, la comparent aussi à l’Épcr-lan , car ils la désignent sous le nom deSrnell. comme ce poisson. (Val.)

ABUIA, Aubl. ( Abultta, nom de cetteplante chez les Indiens de la Guyane ), bot.pii. — G. de la famille des Ménispermacées,lequel, suivant M. Aug. de St.-Hilaire, doitêtre réuni au Cocculus dont il ne diffère quepar l’absence de pétales. " (Sp.1

ABUTIL01V, Tourn., Gærtn bot. ni. —G. delà famille des Malvacées, tribu des Si-dées. Il diffère des Sida par son ovaire àloges pluriovulées, ainsi que par son péri-carpe,, dont les coques s’ouvrent parla su-ture dorsale , sans se désunir latéralement.La plupart des Abutilon croissent dans laZône équatoriale ; on en connaît environ<!0 espèces. Plusieurs se cultivent commeplantes d’ornement. Leur écorce est en gé-néral filandreuse et peut servir à des usageséconomiques. (Sp.)

' ABYLE. Abylu. (Nom d’une des colon-nes d’IIercule, près desquelles on a trouvéces animaux.) acal. —G. de Diphydes, établipar MM. Quoy et Gaymard, pour un animalmarin observé par eux dans le détroit deGibraltar . Les Abyles se distinguent des Cal-pérparce que, des deux corps distincts dontils se composent, celui qui emboîte l’autreest en forme de cloche et un peu plus petitque remboîté. Le filament ou la production

cirrhigère et ovigère est très long. Eschs-choltz réunit les 2 g. en un seul sous lenom d ’Abyla, qu’il place dans la familledes Dyphides, la 3 e de l’ordre des Siphono-phores. Il lui donne les caract. suivants :Conduit nourricier ou suçoir, entouré d«plusieurs tubes en manière de branchies;partie du corps servant à la nutrition , mu-nie d’une petite cavité natatoire intérieureet s’ouvrant au dehors. —11 n’y comprendque les espèces décrites par MAI. Quoy etGaymard {Ann. sc. nat., t. x. 1827).eschscholtz , Syst. der Akalephen. 1829.p. 130. (Duj.)

ABYME («êvaixo;, Eccl., VAbisme ; à priv. ;(Soo-ao's, fond ). géol. — Les anciens écri-vains, et notamment les historiens sacrés,ont appelé abtjme la masse des eaux forméeen même temps que la terre, ou bien leréservoir immense qu’ils supposaient existersous celle-ci ou dans son intérieur, celuiqui, suivant la Genèse, s’ouvrit pour pro-duire en partie le Déluge mosaïque.

Un abyme est aujourd’hui, pour les natu-ralistes et pour les géologues, une cavitégénéralement verticale , une sorte de puitsnaturel, dont l’ouverture est à la surface dusol, et dont le fond n’est pas connu. Uabymeesta sec ou, soit en tout, soit en partie,rempli d’eau. C’est quelquefois un lac tran-quille, d’autres fois un gouffre où vont seperdre les eaux qui ont coulé à la surfacedu sol ; c’est aussi une bouche de laquellesortent continuellement ou d’une manièreintermittente des torrents d’eau froide oud’eau bouillante, pure ou chargée de sub-stances minérales.

Il est difficile de fixer une limite entre cequ’il faut appeler abyme et les autres an-fractuosités du sol, depuis les immenses etprofondes dépressions qui servent de bassinaux mers et aux lacs, jusqu’aux cavernes,aux puits naturels, aux fondrières. — V. cesmots, et anfractuosités du sol, où seront in-diquées les causes auxquelles on peut attri-buer les diverses cavités qu’il présente.

(C. P.)

* ABYSSIQIES ou Terrains isémiens abys-siques (i'êvucjoç, sans fond), géol. — Déno-mination employée par M. Alex. Brongniart,pour désigner les dépôts qui auraient étéformés , par la voie aqueuse, dans le seinde la t ,r tner ou l’abyme. Ce sont les for-