Band 
Tome premier.
Seite
60
JPEG-Download
 

60

ACC

ACC

servé dans la tlgedicotylédonée qui s’accroîten hauteur. C’est une suite d’axes verticauxqui se continuent sans interruption les unsles autres, et dont l’ensemble constitue lestipe. Seulement, dans le plus grand nom-bre de cas, ces axes étant fort courts et s’al-longeant peu, la tige croît lentement en hau-teur, en sorte que les mérithalles restent con-fondus les uns avec les autres. C’est pourcette raison que la tige ligneuse des mono-cotylédonés est recouverte extérieurement,dans toutes ses parties, de feuilles générale-ment persistantes. Cependant, à mesure quede nouvelles feuilles se développent, les plusanciennes, qui sont en même temps les plusinférieures, finissent par se détacher de latige , en y laissant une cicatrice ou des ves-tiges dont les traces ne s’effacent jamais com-plètement ; aussi la surface d’un stipe n’of-fre- t-elle jamais cette netteté et ce poli qu’onobserve généralement dans le tronc des ar-bres dicotylédonés. Les feuilles qui recou-vrent ainsi la tige monocotylédonée parais-sentau premier abord dispersées sansordre,parce qu’elles sont extrêmemcntrapprochécset serrées les unes contre les autres. Néan-moins elles ont ordinairement une dispositionspirale plus ou moins régulière, analogue àcelle des feuilles des végétaux à 2 cotylédons,que l’on reconnaît très facilement dans quel-ques arbres, comme le Pandanus, par exem-ple , et que l’on retrouve également dans lescicatrices qu’elles laissent à la surface dela tige, quand elles viennent à s’en déta-cher.

La tige des palmiers et des autres mono-cotylédons ligneux est, comme on sait, gé-néralement simple ; cela provient de ce qu’ilne se développe pas de bourgeons à l’aissellede leurs feuilles, ou du moins de ce que cesbourgeonsrestentàl’état rudimentaire. C’estun des caractères qui distinguent le mieux latige des monocotylédons de celle des dicoty-lédons, dans lesquels un ou plusieurs bour-geons, existant à l’aisselle de chaque feuille,s’allongent chaque année pour donner nais-sance à des scions ou des branches. Cepen-dant il y a certains cas ou certaines circon-stances particulières où quelques uns desbourgeons qui existent à l’état latent dansl’aisselle des feuilles de monocotylédons ve-nant à se développer, la tige est alors ra-meuse. C’est ce qu’on observe constamment

dans le Palmier doum de la Thébaide (Cru-cifera lliebaïca Del.); dans quelques Dructe-na, Yucca, Aloë, etc. Cette ramification dela tige peut également se montrer quand onvient à retrancher le bourgeon terminal d’unmonocotylédon, et en particulier des Dra-cœna ou des Aletris. Un ou plusieurs desbourgeons latents, dont les rudiments exis-tent à l’aisselle des feuilles, se développentet forment la base d’autant de nouvelles ra-mifications , qui continueront à s’accroitreabsolument de la même manière que la tigeprincipale.

2° Accroissement en diamètre.

Quant à l’accroissement en diamètre dustipe, il a lieu parla production de nou-veaux faisceaux de fibres ou de vaisseauxdans la masse utriculaire qui forme la basede la tige. On comprend qu’il ne peut avoirlieu que dans la portion de cette tige nonencore entièrement solidifiée, et qu’il s’ar-rête dans celles qui sont devenues ligneuses.Les fibres nouvelles, se formant toujoursvers la partie centrale de la tige, doiventtendre constamment à rejeter vers la péri-phérie les fibres plus anciennes, qui s’y ac-cumulent et se pressent les unes sur les au-tres, de manière à constituer la partie laplus solide et la plus résistante de la tige.Aussi arrive-t-il fréquemment que, tandisqu’une lige ligneuse monocotylédonée offreà l’extérieur une zùne plus ou moins épaissede fibres dures, compactes et très serrées,sa partie intérieure est composée d’un tissucellulaire lâche, présentant des fibres li-gneuses éparses et sans liaison entre elles.Le contraire a lieu, comme on sait, dans latige dicotylédonée, dont la partie ligneuseest d’autant plus solide qu’on l’observe plusprès du centre.

Si l’accroissement en hauteur des Mono-cotylédons se fait par une cause semblable àcelle qui détermine l’élongation de la tigedes Dicotylédons , savoir : le développementd’un bourgeon terminal; il n’en est pas tout-à-faifde même de l’accroissement en dia-mètre. Dans les premiers, en effet, les nou-velles fibres se forment toujours vers la par-tie centrale de la tige, seul point véritable-ment végétant de cet organe, tandis quedans les secondes, c’est à la partie externe,c’est-à-dire à la surface extérieure du corpsligneux et à la surface intérieure de l'écorce,