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sorte que leurs deux extrémités sont diri-gées vers la partie la plus extérieure de latige. Dans toute leur longueur, ces faisceauxn’ont pas la même organisation. A leur ex-trémité inférieure, ils ne sont composés quede tubes fibreux ; plus haut se montrent d’a-bord les laticifères, puis les vaisseaux aé-riens, d’abord les fausses trachées, et enfinles vraies trachées à spiricule déroulable.
Examinons maintenant l’accroissement dela tige monocotylédonée dans ses 2 direc-tions, c’est-à-dire en hauteur et en épais-seur.
1 0 Accroissement en hauteur.
Nous avons démontré dans un ouvrage(Nouv.Elém. de Bot.et de Phys. v<!gét.,ft‘ éd.,p. 181) que pour les végétaux inonocotylédo-nés, la plupart des physiologistes qui ontparlé de la formation et de l’accroissementde la lige destinée à devenir ligneuse, sontpartis d’une erreur. Tous, en effet, disentque la tige n’existe pas primitivement, etqu’elle se forme à la fin de la 1" année quisuit la germination de la graine, par suitede la soudure de la base du petit nombre defeuilles qui résultent de l’évolution de lagemmule. D’après cette opinion, le stiped’unpalmier ne serait pas une véritable tige,mais, en quelque sorte, un organe accidentel,résultant de la base des pétioles confondusen une masse de tissu utriculaire et de vais-seaux. Dès lors l’accroissement en hauteurproviendrait, en quelque sorte aussi, d’unesuite de disques ayant tous la même origineque celui de la l rc année, placés les uns surles autres, et se réunissant de manière àconstituer une tige plus ou moins allongée.
Les observations que nous avons faitesnous ont amené à un tout autre résultat surl’origine de la tige dans les monocotylédo-nés. Le palmier qui commence à se déve-lopper, a bien réellement une tige dès lal re année, et cette tige n’est pas formée parla soudure de la base des feuilles qui persis-teraient pour former une sorte d’anneau,origine de tous ceux qui lui succéderontchaque année, et dont la réunion doit con-stituer le stipe. En étudiant la structure d’unjeune palmier pendant la première année desa végétation, nous avons reconnu qu’il secomposait de 3 parties bien distinctes : unetige, des fibres radicales et des feuilles.
La tige est d’abord excessivement peu dé-
veloppée. Elle se montre sous la forme d’uncorps charnu, cylindracé, très court, arrondiet comme tronqué à son extrémité, qui estnue. Cette tige rudimentaire et dépriméeporte, dans ses deux tiers supérieurs, delarges écailles redressées, terminées en pointeà 1 eur sommet, d’autant plus grandes et pluslongues qu'elles sont plus supérieures, et deplus, 5 ou 6 feuilles longuement pétiolées,seini-amplexicaules à leur base, très rap-prochées les unes des autres. En écartantces feuilles, on voit qu’elles sont placées surune partie de la tige en forme de cône trèsdéprimé , et qu’au centre de leur réunion setrouve une sorte d’étui ou de gaine tronquéeobliquement à son sommet, d’où sortentdeux feuilles ; enfin, dans l’intérieur de cettegaine on distingue un petit bourgeon termi-nal très allongé, contenant des feuilles ru-dimentaires , et destiné à pourvoir au déve-loppement ascensionnel qui aura lieu l’an-née suivante. Le tiers inférieur de la tigedonne naissance à un grand nombre de fibresradicales.
11 y a donc bien réellement, dans unjeune palmier d’un an, une lige primitive,parfaitement distincte des écailles et desfeuilles. Seulement, cette tige est excessive-ment courte et déprimée, mais sa structureintérieure est la même que celle de toutesles autres tiges monocolylédonées. Mainte-nant, l’année suivante, le bourgeon terminaldont nous avons signalé l’existence au centrede l’assemblage des feuilles provenant del’évolution de la gemmule, se développe,donne naissance à un certain nombre defeuilles très rapprochées les unes des autres,par suite du peu d’élongation de l’axe qui lessupporte. Les feuilles de la première annéesont un peu rejetées en dehors par l’accrois-sement excentrique de la portion de tige quiles supporte, et dont celle qui vient de seformer la seconde année n’est que la conti-nuation. Il y a donc ici, comme dans toutesles autres tiges, développement simultané enépaisseur et en hauteur; mais, nous le ré-pétons , l’accroissement en hauteur est dû àl’élongation d’un axe caulinaire déjà exis-tant; et non pas aux disques formés parlapartie inférieure des feuilles qui persisteraitet se souderait.
Ce développement est, en conséquence,le même que celui que nous avons déjà ob-