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Tome premier.
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vu autre chose que des productions morbi-des. Rudolphi et Blumenbaeh sont de cenombre; et, bien que ceux qui professentl’opinion contraire soient en très forte ma-jorité, nous devons reconnaître qu’elle nes’appuie sur aucune preuve positive ; il noussemble même impossible de l’adopter sansrestriction. On a cité ce fait, que le liquideinterne est tout-à fait limpide et fort diffé-rent de celui dans lequel la vessie est plon-gée à l’intérieur du kyste qui l’enveloppe;et Laënnec voit là une véritable assimila-tion. On a allégué aussi l’espèce de parentéintime qui semble unir ces êtres si singu-liers avec les vessies des Floriceps, des Cce-nures, des Cysticerques et des Echinoco-ques; enfin Kuhn, médecin àNiederbronn(Alsace ), a fait voir qu’ils ont un mode dereproduction bien déterminé, et qui sem-blerait démontrer en effet que ce sont là descires complets, bien que réduits A une ex-cessive simplicité. Cette reproduction se faitpar des gemmes qui se développent entre lesfeuillets de la vésicule mère, et qui, unefois parvenus à un certain degré d’accrois-sement, se détachent, soit en dehors decette même vésicule, soit dans l’intérieur desa cavité, suivant qu’ils appartiennent àl’espèce que Kuhn a désignée sous le nomA’Endogène, et que l’on ne rencontre quechez l’homme; ou à celle que l'on trouvechez le bœuf et le mouton, et qui a reçu dumême observateur le nom d 'Exogène.

De ces 3 arguments, le 1" nous semble peuconcluant; le 2 me l’est peut-être davantage.

Les rapports intimes qui existent entreles êtres qui nous occupent et les vers queLaënnec a désignés sous le nom de Fè.sca-laires, et qui portent collectivement, dansune foule d’ouvrages, celui d 'Hydatides, cesrapports, disons-nous, sont incontesta-bles; or, nous avons vu nous-même, au mi-croscope, et Leblond avait signalé avantnous, des mouvements propres dans l’espècede vésicule albumineuse où les Floricepssont enfermés (F. floriceps). Quantau modede reproduction signalé par Kuhn, il rap-pelle complètement celui des utricules dutissu cellulaire des plantes, tel que les Bo-tanistes le conçoivent aujourd’hui.

Ce qui nous semble ressortir de ces faits,c’est que les Acéphalocystes ont une exi-stence propre et distincte de celle des organes

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dans lesquels on les trouve enfermées ; maisil nous paraît aussi que, pour arriver, dumoins dans l’état actuel de la question, àdire que ce sont des animaux, il faudrait dé-pouiller ce dernier terme de tout ce que sadéfinition renferme de précis. Ce sont desêtres équivoques, dont la science n'a pro-bablement pas encore su saisir les véritablescaractères, et qui nous paraissent rester endehors de ees définitions des 3 règnes, danslesquels, au premier coup d’œil, tous lesêtres sembleraient devoir naturellement ve-nir se grouper.

Les 2 esp. d’Acéphalocystes que nous avonsdéjà mentionnées d’après Kuhn, se rencon-trent dans les principaux viscères ; mais sur-tout dans le foie, les poumons, la rate, lesépiploons, etc. Elles y sont l’origine d’unemaladie désignée, dans les bœufs, sous lenom de pommeh'ere, ou vulgairement souscelui de poches d’eau. En général, elles sontenkystées; on en a pourtant trouvé quiétaient complètement libres, dans la cavitédes plèvres (D r Fretcau), dans la vessie uri-naire (Béclard ), dans la cavité de l’arach-noïde (Bostan), dans les veines pulmonaires(Amiral); mais la lecture que nous avonsfaite des mémoires où ces faits sont déposésne nous a pas paru démontrer suffisamment,ou que ce fussent véritablement des Acé-phalocystes , ou qu’elles ne fussent pas tom-bées des poumons dans la cavité pleurale ,des reins dans la vessie, etc.

Lorsque les Acépbalocystes sont renfer-mées dans un kyste, on les y trouve isoléesou réunies au nombre de 2, .3, 4, et mêmeG ou 8, dans un même kyste, suivant quecelle qui la 1" a occupé le kyste, a déjà étéou non fécondée. On rencontre quelquefoisles débris de l’Acéphalocyste mère, surtoutlorsqu’elle appartient à l’espèce endogènequi se développe par l’emboitement des gem-mes. Kuhn a fait voir comment certains tu-bercules peuvent devoir leur existence à laprésence et A la destruction successive de cesproductions dans le parenchyme des organes.

M. H.Cloquet a le 1" proposé de regardercomme des Acéphalocystes, les vésicules quise développent dans l'affection de l’utérus,désignée communément sous le nom demôle hydatique ; elles constituent l’csp. qu’ila appelée A. en grappe {A. racemosa). Laplupart des auteurs qui ont traité ce sujet

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