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Tome premier.
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ACE

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gnés de l’état normal : ils sont privés seule-ment de la tête et des organes qui manquentgénéralement avec elle, et par conséquentsont encore aussi complets, aussi entiersque peuvent l’être des Acépbaliens. On con-naît dès à présent un assez grand nombred’Acéphales, tous nés dans l’espèce humaine.

II. PKRAcériiALE. Peracephalus (nc'pa , au-delà; àxtfxXoç, acéphale). Caract. : Corps im-parfaitement symétrique, irrégulier, ayantses diverses régions bien distinctes; pointde membres thoraciques.

Ce genre, dont les conditions ont été déjàobservées dans 50 individus, et qui est l’undes groupes tératologiques les plus nom-breux , présente un degré de plus d’anoma-lie que le genre précédent. Ce n’est plusseulement ici la tète, mais aussi les mem-bres supérieurs, et avec eux une partie sou-vent très considérable du tronc, qui man-quent entièrement, ou dont la dissectionfait retrouver tout au plus quelques vesti-ges. Dans quelques uns même l’anomalieest portée si loin, que le tronc semble réduitau tronçon pelvien du corps. Ce genre a étésurtout observé chez l’homme ; mais on enconnaît aussi quelques exemples chez lemouton et le cerf.

III. mylacépiiale. Mylacephalus (c’est-à-dire ; acéphale - môle; gil-n, môle; àxt-9 ocioç). Caract.: Corps non symétrique, trèsirrégulier, informe, ayant ses diverses ré-gions peu ou point distinctes ; membres trèsimparfaits, rudimentaires, ou même pres-que tous nuis. —Ce genre, par lequel lafamille des Acéphaliens sc lie avec celle, plusanomale encore, des Anidiens, ne se com-pose que d’un très petit nombre de cas, laplupart observés dans l’espèce humaine, unautre chez la chèvre.

Ainsi, des trois genres de monstruositésacéphaliques, l’un n’est connu que chezl’homme; et deux observés surtout danscette même espèce, se sont présentés en ou-tre chez quelques ruminants, tous uniparcs,plus rarement bipares, et par conséquentoffrant avec l’espèce humaine une similitudetrès marquée dans l’une des conditions lesplus importantes de leur reproduction.

Les auteurs principaux qui ont écrit sur lesmonstres Acéphaliens sont : Meckf.l , Hand-buch der path. Anal., t. I. — Tiedemann,Anal.derkopflosen Misgeb. (Landshut , 1813).

— Béclard , Mém. sur les Acéph. dans lesBull, de la fac. de Mèd., ann. 1815 et 1817.

— Elben , de Acephalis sive Monst. cordecareni., Berlin , 1821 ; ouvrage spécial danslequel sonlrésumées toutes les connaissancesacquises avant Elben.—G eoff. S.-Hii,.,P/uf.anal. t. II, et Noie sur VAcéph. dans la Re-vue méd., I, 1826. —Vernière , sur les fœtusacéph. dans le Répert. génér. d’Anal. , t. III,

— P', aussi notre ///si. génér. des Anoma-lies, t. II, p. 464-528. (Is.-G.S.-H.)

* ACÉI'IIALOBRACIIIE. Acephulobra-chia (à priv. ; xtfxXri , tête ; êpx-/f<uv , bras).térat. — Par ce nom et ceux d’Acéphalè-nie , d’ Acéphalochéirie et d’ Acéplialénie ,M. Breschet a proposé de désigner les mon-struosités acéphaliques compliquées de di-vers états imparfaits des membres. V. acé-PIIALIENS. (IS.-G. S.-H.)

ACLI’HAI.OC YSIT.S. .■! cc])hutocys!is uxl-<pabjç, sans tête; n'mç, vessie), helm.—G. fondé par Laënnec pour renfermer cer-tains êtres si simples, que l’on peut mettreen doute s’ils doivent réellement être placésau nombre des animaux. Ils consistent enune simple vessie plus ou moins transparente,sans fibres apparentes, sans corps ni tête, etsans aucun orifice naturel, comme remplie d’unliquide très limpide, et toujours renfermée dansun kyste fibreux ayant des communications vas-culaires avec les organes qui la contiennent.Jamais on n’y a observé de mouvementsspontanés, même dans l’acception la plussimple de ce mot: jamais on n’y a pu re-connaître aucun organe, ni rien qui ressem-ble à des fonctions digestives. Celte vessieconstitue àelleseulel’organismetoul entier;elle est mince, fort délicate, et se laisse dé-chirer en tous sens avec une égale facilité,sans jamais offrir aucune apparence de struc-ture fibreuse. On peut la diviser en lamellesou feuillets, dont le nombre varie suivant ledegré de développement des individus. Cou-pée transversalement, et examinée ainsi aumicroscope, on y reconnaît alors cette divi-sion en feuillets, ce qui prouve qu’elle n’estpas purement artificielle, comme le pensentcertains auteurs.

Sont-ce là des organismes à part? et pou-vons-nous donner le nom d’animaux à desêtres chez lesquels la vie ne se manifeste paraucune des fonctions propres à la vie ani-male? Beaucoup d’auteurs, en effet, n’y ont