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rique, acétique, oxalique, hydrocyanique, etc.
Les uns sont produits exclusivement parla nature, les autres exclusivement par l’art.Quelques uns sont tout à la fois les produitsde l’art et de la nature.
Les Acides que la nature nous présente etque les Chimistes ne sont pas encore parve-nus à produire, appartiennent au règne or-ganique; ce sont les Acides mulique, p ecti-que, bitlirique, caprique, caproique, cèvadique,hircique, phocénique, valérique, stéarique, mu r-gurique, oléique, ricinique, palmique, esculi-que , larlrique, citrique , tannique , gallique,quinique, hippurique et urique. Ceux qui sontles seuls produits de l’art sont les Acideschloretix , clüorique, perctdorique, Ityposulfuri-que,phosphoreux, hypophosphoreux, sélénieux,sélénique, bromique, iodique, périodique, ni-treux, chromique, pyrogallique , oxalhydriqueou saccliarique , subériqne, carbazotique, indi-golique, manganique , permanganique , mimi-que, osmique-, enfin la plupart des Acidespyrogénés.
Les Acides qui sont tout à la fois 1?S pro-duits de la nature et de l’art sont les Acidessulfureux,suit urique, phosphorique, carbonique,borique, chromique, acétique, allantoïque,arsé-nieux , arsénique, benzoïque, succinique, oxa-lique, fumarique, aconitique et hydrocyanique.
Il n’est pas douteux que l’on ne puisseparvenir un jour à préparer artificiellement,non seulement tous les Acides , mais encoretoutes les matières organiques que l’ontrouve dans la nature. C’est au moins ce quetendent à faire croire les découvertes qui sesont succédé depuis un demi-siècle.
La plupart des Acides contiennent de l’Oxy-gène au nombre de leurs éléments ; et jus-qu’à Berthollet, on avait même cru qu’ilsen renfermaient tous ; mais cet illustre chi-miste a démontré que le Soufre, le Chlore et quelques autres corps, en s’unissant àl’Hy-drogène, formaient des composés véritable-ment acides. On leur a donné le nom A’fly-dracides, pour les distinguer des autres qu'onappelle Oxacides. Les principaux Hydraci-des sont les Acides hydrochlorique, hydrobro-mique, hydriodique, kydrojluorique et hydro-sulfurique. Les 4 premiers sont fortementacides au goût, rougissent le papier de tour-nesol , et neutralisent complètement les pro-priétés des Alcalis, de la Potasse et de laSoude , par exemple.
Les opinions des Chimistes sont partagéessur la nature des combinaisons qui résultentdu contact des Hydracides avec les Oxydesmétalliques, quand la combinaison s’effec-tue dans l’eau et que cette combinaison sedissout. Les uns admettent que l’Hydracideet l’Oxyde s’unissent purement et simple-ment, de telle sorte que l’Acide Hydrochlo-rique et la Soude , par exemple, forment del’Ilydrochlorate de Soude, tandis que lesautres, et c’est le grand nombre, pensentque l’Hydrogène de l’Hydracide forme, avecl’Oxygène et l’Oxyde, de l’eau qui se sépare,tandis que le métal s’unit à l’autre élémentde l’Hydracide ; qu’ainsi, dansl’exemple pré-cédent, l’Hydrogène de l’Acide hydrochlo-rique forme de l’eau avec l’Oxygène dela Soude (Oxyde de Sodium), et le Sodiumavec le Chlore du Chlorure de Sodium . Nousaurons occasion de discuter plus tard ces deuxthéories.Nous verrons au mot Sel, que l’ona proposé de considérer tous les Acidesaqueux comme de véritables Hydracides.
Parmi Ifs Acides, il n’en est qu’un petitnombre que l’on soit parvenu à obtenir sanseau. Ils en contiennent presque toujours unecertaine quantité qu’on ne peut leur enleversans les détruire. C’est ainsi que l’Acide ni-trique le plus concentré en renferme unatome. Il a pour formule AZ 1 O 3 + IP O.Lorsqu’on la lui enlève par l’Acide sulfuri-que , ou par tout autre moyen, il se changeaussitôt en Acide hyponitrique et en Oxy-gène ; AZ a O 5 devient AZ a O* + O. L’A-cide oxalique desséché dans le vide ou su-blimé, a pour formule: G» O 3 -f- H’ O,c’est-à-dire qu’il renferme un atôme d’Acideréel, anhydre, et un atome d’eau. Quand onenlève cette dernière, (> O 3 se change enCO et CO’, c’est-à-dire en Oxyde de Car-bone et en Acide carbonique.
L’eau de cristallisation des Acides est tou-jours en proportion définie, et il y a con-stamment un rapport simple entre l’Oxy-gène de cette eau et l’Oxygène de l’Acidemême. Ordinairement pour un atome d’A-cide, on rencontre un atome d’eau. Lemême Acide offre quelquefois plusieurs de-grés d’hydration, comme, par exemple, lesAcides oxalique, borique, sulfurique; maisces cas sont assez rares.
Il y a des Acides qu’on ne connaît que dansles sels; lorsqu’on cherche à les séparer des