AC1
81
AC1
par la propriété île former dans les sels d’ar-gent, un précipité blanc, caillebotté, inso-luble dans l’eau et dans les Acides, très so-luble au contraire dans l’ammoniaque, et secolorant en violet foncé par le contact de lalumière. Cet Acide, outre ses usages fré-quents dans le laboratoire du chimiste, estemployé à la préparation du chlore, à cellede la gélatine des os, etc., etc. On l’extraitparticulièrement du sel marin, à l’aide del’Acide sulfurique concentré.
Indépendamment des oom positions salinesdont il fait partie, l’Acide hydrochloriquese rencontre assez fréquemment dans la na-ture. C’est lui, par exemple, qui, à l’étatgazeux, constitue en grande partie les va-peurs épaisses et asphyxiantes qu’on voits’échapper du cratère de certains volcans.Les sources chaudes qu’on rencontre dulac Cusco à Valladolid (Nouvelle-Espagne)le contiennent en dissolution et à l’état li-bre, d’après Hurnboldt. Enfin on l’a égale-ment trouvé en Pologne , dans les fameusesmines de sel de Wieliczka .
ylcide nitrique ou azotique; eau forte, es-pritdc nilre.—Liquide incolore, d’uneodeurparticulière, très acide, décomposé complè-tement parla chaleur et en partie parla lu-mière, en Acide hyponitrique et en Oxygène.Concentré, ii bout d’abord à 8fi° ; mais sonpoint d’ébullition s’élève peu à peu à 122°;circonstance remarquable, qui tient à cequ’une partie de cet Acide se détruit, tandisque l’autre forme avec la totalité de l’eau unHydrate défini, plus stable. Cet Acide estcaractérisé par sa propriété de détruire le sul-fate bleu d’indigo ; de produire avec le cui-vre des vapeurs rutilantes, avec l’Acide sul-furique et le Protosulfate de fer une couleurrose, ou , suivant les proportions, une cou-leur pourpre, et, avec les bases, des sels quiactivent beaucoup la combustion du char-bon (V. kitbate). On le prépare en décom-posant le Nitrate de potasse par l’Acide sul-furique et condensant le produit de la dis-tillation, qui est l'Acide nitrique même.Comme le Nitrate qu’on emploie contientpresque toujours des Chlorures , l’Acide ni-trique est mêlé d’Acide hydrochlorique,dont on le dépouille par un peu de Nitrated’argent et par une seconde distillation.
Acide oxalique. — On l’emploie pour en-lever les taches de rouille sur le linge, pour
doser la chaux, et comme réserve dans lesfabriques de toiles peintes. Il existe dans untrès grand nombre de végétaux, mais plusparticulièrement dans les Oxalis , dans lesfruits du Sorbier, dans la Joubarbe, dans lesLichens. Il est tantôt libre, tantôt à l’étatsalin. On le prépare artificiellement de beau-coup de manières diverses, mais surtout entraitant certaines matières végétales , tellesque le sucre, l’amidon , le ligneux , par l’A-cide nitrique ou par la Potasse caustique.
Acide stéarique. — Cet acide est le pro-duit de la saponification de la stéarine parles alcalis hydratés. On le prépare ordi-nairement, dans les arts, en décomposantpar l’acide sulfurique le savon qui résultede l’action de la chaux sur le suif. 11 enrésulte une masse formée de 3 acides gras,qui sont le stéarique, le margarique et l’o-léique. Cette niasse est comprimée, d’abordà froid, puis à chaud ; ce qui la débarrassede la plus grande partie de l’acide liquide ,de l’acide oléiq ue ; on la fond avec de l’eau,ou la clarifie , après l’avoir de nouveau la-vée avec de l’eau aiguisée d’acide sulfuri-que. La masse stéarique refroidie est parfai-tement blanche; on la fond au bain-marie,on la mêle avec 3 ou 4/100" de son poidsde cire blanche, et on la coule, comme leschandelles, dans des moules préalable-ment chauffés à 50 ou 55°. Les mèches doi-vent être nattées et contenir une petitequantité d’acide borique et de bi-phosphaled’ammoniaque. C’est ainsi qu’on fabriqueles bougies connues sous les noms de bougiesde /’ étoile , bougies stéariques , bougies ruarga-riques, etc., etc. Elles sonteertainement des-tinées à remplacer les bougies de cire, dontelles présentent tous les avantages, leurprix étant d’ailleurs beaucoup moins élevé.
Acide sulfureux. — Gaz caractérisé parti-culièrement par son odeur piquante, sa ré-sistance à la chaleur, la facilité avec laquelleou le liquéfie. Il sert au blanchiment de lalaine et de la soie, et en médecine dans letraitement des maladies de la peau. On leprépare, soit en brûlant du soufre dans l’air,soit en désoxygénant partiellement l’Acidesulfurique par les métaux, ou certaines ma-tières organiques, telles que le bois.
Acide sulfurique. — C’est le plus impor-tant de tous les Acides , et celui dont les artsconsomment partout la plus grande quan-ti
TOM. I.