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Tome premier.
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nat. du Règne anim.) n’cn avait distingué que5 et autant de s.-genres. M. Serville (Rev.méth. des Orthopl.) porta leur nombre à 23.M. Brullé ( Hisl. nul. des lus.) le réduisit à 11 ;dans 2 ouvrages qui ont paru tout récem-ment (Burmeister, Uandb. der Entom.), l’onen compte 18; tandis que dans YHist. desIns.Orihopt , suites à Bujfon, nouvel ouvragede M. Serville, le nombre des g. ne s’élèvepas à moins de 30.

I.es Acridiens sont répandus dans toutesles parties du monde, et dans presque toutesen très grand nombre. Plusieurs esp. se mul-tiplient quelquefois en si prodigieuse quan-tité, qu’elles ravagent des champs entiers,et réduisent ainsi des campagnes à la der-nière misère , surtout dans les parties mé-ridionales du globe. Quelques insectes decette famille, propres aux contrées équato-riales, ont de très grandes dimensions ; maisles esp. qui se trouvent dans le nord de l’Eu-rope sont presque toutes de taille moyenne.

Les Acridiens ne parviennent à leur étatparfait que vers l’automne. Au printemps etpendant l’été , on les trouve à l’état de larveou de nymphe, c’est-à-dire dépourvus d’ai-les ou n’en ayant que des rudiments ; maisà la fin de la belle saison , ils subissent leurdernière mue et deviennent aptes à la re-production. Tous alors ont la faculté, aumoins les mâles, de faire entendre un sonaigu qui retentit au loin et sert à prévenirles femelles de leur présence.

Beaucoup d’insectes de l’ordre des Orthop-tères produisent des sons ; mais ceux-ci nesont pas tous produits par les mêmes orga-nes. La plupart des Acridiens exécutentleurchant par le frottement des pattes postér.contre les élytrès. Ces dernières présententdes nervures très saillantes et très épaisses;les pattes au côté interne sont munies dedentelures et de carènes très rudes et trèsserrées, qui, venant à passer contre les ély—très, produisent une stridulation plus oumoins pénétrante. Dans un g. de cette fa-mille ( Pneumora ) , on trouve des mâlesqui ont également la faculté de faire en-tendre un chant; mais chez eux les ély trèssont de très faible consistance et ne pour-raient être soumises à aucun frottement;aussi un autre organe est-il disposé pour lesremplacer avantageusement. L’abdomen estvésiculeux et offre entièrement l’aspect d’un

tambour, ce qui fait retentir davantage leson et le rend plus perçant. Ses côtés sontmunis de petites plaques de stries élevées,contre lesquelles frottent les pattes que l’onpeut comparer à l’archet d’un violon. Lesinsectes de ce dernier g. ( Pneumora ) sonttous exotiques ; ceux que l’on trouve dansnotre pays et que l’on entend dans les cam-pagnes pendant les belles soirées d’automne,exécutent leur chant par le frottement deleurs pattes contre leurs élytres.

Ils attaquent de préférence les légumineu-ses , et font quelquefois beaucoup de tortaux luzernes.

Nous avons figuré dans notre Atlas ( Ins.orthopt., pl. 6, fig.2), pour représentant dela famille, YAcridium mœsium Serv., espècenouvellement décrite et qui n’avait pas en-core été figurée; les détails sont pris dansY picridium dux, l’une des plus grandes esp.et l’une des plus communes. (ISi..)

* ACRIDIODEA (àxptç, , sauterelle;

tTS oç, forme), ins. — Cette dénomination,appliquée par Burmeister, répond à celle(YAcridiens de Latrcille, ainsi que le nomA’Acridiies de Serville. (Bl.)

ACKIDIUM. ins. — Syn. latin d’ACRiniE.

* ACIUDOCARPUS (àxptç, êiûç, saute-relle; xap7rûç, fruit), bot. ru. — G. de la fa-mille des Malpighiacées, établi par MjVl.Guil-lemin et Perrotet dans la Flore de Sénégam-bie (1. 123, t. 29), et le même que G. Don anommé Anomalopleris. Ses caract. sont lessuivants : Calice profondément 5-fide, of-frant à la base d’une ou de deux de ses div.deux impressions glanduleuses. Pétales pluslongs que le calice, onguiculés, presque en-tiers, inégaux. Étamines 10, toutes anthéri-fères, à filets courts, roides et libres; à an-thères grandes, lancéolées en cœur, légère-ment recourbées , glabres. Stigmates 2, di-vergents, très longs, flexueux, filiformes etun peu aplatis, aigus au sommet,roulés encrosse dans la préfloraison; de plus, le ru-diment d’un 3 me . Style à peine visible; 3ovaires amincis en ailes à leur sommet, ve-lus, soudés entre eux par leurs faces inter-nes. Fruit, par l’avortement de 1 ou 2 ovai-res, réduit à 1 ou 2 samares qui sont sur-montés d’une longue aile droite ou oblique,dont le bord supér. est épais. Dans le cas de2samarres à ailes obliques, le fruit offre unesorte de ressemblance avec certains insectes,