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Tome premier.
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* ACROCU/ETA ( i'xpoç, au sommet ; y ii-xi ), crin ). ins. — G. de l’ordre des Diptères,div. des ISrachocères, subdiv. des Tétrachœ-tes, famille des Notacanthes, tribu ilesStra-tjomides, établi par Wiedmann et adoptépar M. Macquart. Il a pour type VA. fasciala ,qui se rencontre au Brésil . Ses caract. sont :Anl. longues; 1 er article allongé, cylindri-que; 2™* peu allongé, conique; 3” 1 ' un peuplus long que le 1 er , renflé à la base et unpeu à l'extrémité. Style terminal, assez épais,pubescent, subulé. Ecusson mutique. Abd.rétréci à sa base. (D.)

ACROCHORDE. Acrochordits (ixpoyep-Stix, verrue), rept. — G. d’Ophidiens nonvenimeux, dont toutes les parties du corpssont effectivement revêtues d’écailles ayanttout-à-fait l’apparence de verrues; ces écail-les ou mieux ces tubercules squameux sontpetits,nombreux, rhomboïdaux, juxtaposéset surmontés d’une petite corne ou seule-ment d’une petite pointe plus ou moins aiguë.Voici les caract. essentiels du g. Acrochorde,le seul qu'on puisse encore rapporler iiujnifrd’hui à la famille des Enhydrophides : Dentsintermaxillaires nulles; dents maxillairescourtes, égales; narines tubuleuses, simples,libres, situées fort près l’une de l’autre surle dessus du bout du museau ; yeux verti-caux; pas de plaques sur la tête, sous leventre, ni sous la queue; pas de fossettesaux lèvres; corps comprimé et caréné à sapartie inférieure. Queue pointue, préhen-sile, aplatie latéralement; pas de crochets àl’anus. — Les Acrochordes ont le corps fortgros au milieu , aminci aux deux bords; ledos arrondi, le ventre tranchan t et parcourudans toute sa longueur par une carène den-ticulée;la tête petite, aplatie; le museaucourt, large, arrondi; les yeux très petits,à pupille circulaire; la queue courte, assezfortement comprimée, carénée en dessus etenroulante en dessous, à la manière de celledes Boas. La bouche de ces Ophidiens estmédiocrement fendue; les bords latéraux ensont droits. En avant, la lèvre supérieureoffre, comme chez les autres serpents, unepetite gouttière par laquelle ces reptilespoussent leur langue hors de la bouche, sansque celle-ci ait besoin d’être ouverte; maisici, cette petite gouttière se trouxe naturel-lement remplie par une protubérance corres-pondante, mobile à la volonté de l’animal,

laquelle existe à la partie médiane de l'ex-trémité antérieure de la mandibule; en sorteque , d’autre part, la lèvre infér. ayant sonbord rentré en dedans, la bouche peut,pour ainsi dire, se fermer hermétiquement.Celte disposition , évidemment propre à em-pêcher l’eau de s’introduire dans la cavitébuccale, est parfaitement en rapport avecplusieurs autres points de l’organisation desAcrochordes, qui sont tout-à-fait conforméspour vivre dans les eaux. Mais ce sont seu-lement les eaux douces qu’habitent ces rep-tiles enhydrophides, bien différents en celades espèces de serpents énoliophides qui ontpour demeure la vaste étendue des mers.C’est à tort que quelques voyageurs ont si-gnalé les Acrochordes comme des serpentsdont la morsure pou irait occasionner la mort;car il est bien constaté aujourd’hui queparmi les dents de ces Ophidiens , il n’enest aucune venimeuse. La science n’est en-core en possession que de 2 esp. d'Acrochor-des; l’une, qu’on appelle l’A. de Java, habileles rivières de cette île; l’autre l’A. à ban-des, y existe également ; mais on l’a trouvéeaussi dans des rivières et des étangs A 1*oii-dichéry, à la Nouvelle-Guinée , à Timor età Sumatra . (G. B.)

ACROCIAE. Acrocinus (Æxpo*, pointe;xiv/m, je meus ). r\s. — G. de l’ordre desColéoptères télramères, établi par llliger etadopté par M. Dejean ( Calai. 3 e édit.), ainsique par M. Serville ( JVouv. classif. des Lon-gic.). Ce dernier le range dans sa tribu desLamiaires, sous-tribu des Déprimés, et luidonne pour caract. essentiels : Cors , arméd’une épine latérale posée sur un mamelonmobile (dans l'insecte vivant). Angles humé-raux des élytres uni-épineux. — Ce g. nerenferme qu’une esp., le Cerambyx longi-mamts Fat).; Prionus longimanus Oliv. ; Tm-mia longimana l.atr., vulgairement appeléele grand Arlequin de Cayenne. Cet insecte,de grande taille, est surtout remarquablepar les couleurs agréablement bariolées deses élytres et par la longueur de ses deuxpattes antérieures. Voici ce qu’en dit M. La-cordaire, qui a eu occasion de l’observer surles lieux : Il se trouve toujours sur le troncdes arbres ou auprès d’eux, rarement sousles écorces; sa démarche est très lourde, etil se traîne plutôt qu’il ne marche. Son vol,qu’il prend quelquefois à l'entrée de la nuit,