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Tome premier.
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très entières ou plus souvent dentées en scie.Les fleurs, en général de peu d’apparence,sont disposées en épi terminal paniculé ourameux. Elles ont toutes pour patrie l’Amé-rique tropicale. (C. L.)

‘ÆCIIMIA (aîxp>, pointe ). ixs. — G. deLépidoptères, famille des Nocturnes, tribudes Tinéites, établi par SI. Treitsehke, et quenous avons adopté (Hist. natur. des Lépidopi.de France ), en le caractérisant ainsi : Palpesinférieurs courts, falqués, velus jusqu’aubout, et terminés en pointe obtuse. Trompecourte, mais visible. Antennes très longueset très fines. Tête aussi large que le corselet.Corselet mince. Abd. effilé et conico-cylin-drique. Pattes postérieures longues et peuépaisses. Ailes supérieures allongées et dontle sommet se termine en lobe arrondi. Ailesinférieures très étroites, lancéolées et lar-gement frangées, surtout au bord interne. —Ce g. ne renferme qu’un petit nombre d’espè-ces, toutes remarquables par les lignes et lespoints d’argent dont leurs ailes sont ornéessur un fond bronzé très luisant. Nous citeronspour type YÆchmia Thrasonella Scop., dé-crite par M. Treitsehke , sôus le nom A’E-quitella, et figuré par Hubner sous celuiA’Ayliella [lab. fit, fig. 431 ). Elle se trouveen Saxe et en Iiohème, ainsi que dans lenord de la France . (IL)

* ÆCIDUVÉES et mieux OECIDIN'EES( oÎjci’Jiov , maisonnette ; par extension :loge, cellule), bot. cr. — Petite famille deChampignons que j’ai formée ( Ann. desse. nul., janv , 1830) aux dépens de celledes Urédinécs. Elle se compose de petitsChampignons parasites, qui se dévelop-pent sur les feuilles, les tiges, et quelque-fois sur les fleurs et sur les fruits. Leurs ré-ceptacles , ordinairement très nombreux,sont coriaces, membraneux, arrondis ou tu-buleux. Ils s’ouvrent de différentes ma-nières, suivant le g., et laissent échapperleurs spores sous forme de poussière blanche,jaune ou orangée. — Cette famille comprendles g. Ræsielia, Kebent. ; OEcidium, Pers. ;Peridermium, Link; et VUredo sedi 1JC.,dont j’ai fait le g. Endophyllum. ( Liîv.)

ÆCIDIUM et mieux OECIDIUM ( ■>!*.'-<?iov, maisonnette; par extension : loge, cel-lule ). bot. en. — Hill ( Mi s tory of plants )a le premier employé cette dénomina-tion pour désigner un genre de Champi-

gnons auquel Haller avait donné, quel-ques années auparavant, le nom de Sphœ-ria. Plus tard l’ersoon l’appliqua à ung. de la même famille, dont les individus ,vivant parasites sur plusieurs espèces deplantes, avaient été rangés avant lui parmiles Lycoperdon ., parce qu’ils répandent,comme eux, leurs spores sous forme depoussière. Gmelin , dans la 13" 1 ' édition duSystème Natures de Linné, fit connaître plu-sieurs espèces nouvelles que Persoon lui avai tcommuniquées, et parmi lesquelles se trou-vaient des Uredo et des Puccinia, que l’au-teur du Synopsis Fungorum fit rentrer dansleur véritable g. Ces distinctions parais-saient parfaitement établies, lorsque M. Link,considérant le péridium des OEcidiumcomme une altération accidentelle de l’épi-derme, les réunit avec les Uredo sous le nomde Cœoma. L’opinion du célèbre professeurde Berlin , adoptée principalement par lesauteurs allemands, a jeté de nouveau, parmices Champignons, une confusion que j’ai es-sayé (le dissiper dans un mémoire sur le dé-veloppement des Urédinécs ( Ann. des Sc.Nat. janv. 1 833 ).

Le g. OEcidium appartient à la famille desOEcidinées et présente les caractères sui-vants .- Réceptacles ou péridies isolés ou réu-nis, cylindriques, sessiles, membraneux etfragiles, s’ouvrant à leur sommet en plu-sieurs lanières qui sc réfléchissent en dehors,et renfermant dans leur intérieur des sporeslibres, globuleuses ou ovales qui se ré-pandent spontanément sous forme de pous-sière blanche, jaune ou orangée. — Danstoutes les espèces que j’ai étudiées, j’aitrouvé constamment les spores globuleuses.jM. Fries assure que Y OEcidium Podophyllide Schwein les a biloculaircs comme lesPuccinies. On ne trouve ces Champignonsque sur les plantes vivantes. Ils se dévelop-pent sur les feuilles, les pétioles, les tiges,quelquefois sur le calice, et même sur lesfruits; ils sont tantôt épars , tantôt groupésen cercle, et cette disposition peut, mieuxque la couleur, servir à les diviser en 2 sec-tions. Si Ton suit le développement d’unOEcidium, on voit sur les feuilles des sur-faces pâles et décolorées. L’épiderme étantenlevé, on distingue à la loupe sur le pa-renchyme de petits filaments blancs qui ,d’abord isolés, deviennent ensuite plus nom-

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