Band 
Tome premier.
Seite
138
JPEG-Download
 

138

AED

AED

breux et s'anastomosent entre eux. A leurcentre, il se forme un ou plusieurs tuber-cules qui s’allongent, percent l’épidermepar leur sommet qui se divise ensuite en unnombre plus ou moins considérable dedents ou de lanières, se réfléchissant endehors comme le péristome des Mousses, etpermettent de se répandre aux spores queles péridies renfermaient. C’est à tort queM. I.ink a considéré ce péridium comme unealtération de l’épiderme; ces 2 parties sontparfaitement distinctes, n’ont aucune con-nexion entre elles, et peuvent être isoléestrès facilement sur un grand nombre deplantes. Ces parasites sont peu dangereuxpour les végétaux sur lesquels ils vivent; onles voit cependant, quand ils sont nombreux,causer l’atrophie des feuilles et en empê-cher le développement complet. V EuphorbiaCyparisias , que d’anciens auteurs ont ap-pelé dans cette situation, Euphorbia degener,nous en offre fréquemment un exemple. Onobserve pourtant quelquefois le contraire :les feuilles deviennent plus longues, pluslarges et beaucoup plus épaisses qu’elles nele sont ordinairement. J’ai remarqué lamême bizarrerie sur \cThesiuni linophyllum.On a aussi accusé VOEcidium Berberidis decauser la rouille ( Uredo rubiyo ) des céréales ;cette opinion, quoique erronée, puisque ces2 champignons ne sont pas du même g.,conserve encore des partisans ; mais elle nerepose manifestement que sur le préjugé.

(LÉv.)

ÆDÉEITE (àiSiàoi, obscur), min. —Kinvan a donné ce nom à une substancequ’on trouve à Ædelfors, en Suède , où ellesert de support à l’Apophyllite ; elle se pré-sente en petites masses tuberculeuses à tex-ture fibreuse ou striée, dont les couleurs va-rient entre le gris, le jaunâtre, le verdâtreet le rouge pâle. Bergmann, qui l’a analy-sée, en a fait une variété de Zéolithe , sousle nom de Zéolithe siliceuse. Elle est généra-lement classée aujourd’hui parmi les Méso-types. I ■ r . ce mot. (Del.)

* ÆDEMONES ( cdS-ôyrov , ovoç, timide,pudibond), ins. — G. de l’ordre des Coléop-tères tétramères, famille des Curculionites,tribu des Apostasimérides, établi par Schoen-nerr, qui lui a donné les caractères suivants:Antennes de médiocre longueur, un peuminces; leur funiculc de 7 articles; les 5

premiers allongés, subobeoniques, dimi-nuant graduellement de longueur : les 6 1 "”et 7“' courts, presque tronqués à leur som-met ; massue en ovale, allongée, amincie.Rostre très long, assez robuste, presque cy-lindrique , arqué. Yeux très écartés, abais-sés, subovales, déprimés. Rrotliorax légè-rement bisinué à la base, un peu arrondisur les côtés, se rétrécissant brusquementpar devant, resserré, un peu allongé ausommet, lobé derrière les yeux. Klytresoblongues, ovales, convexes, déprimées surle dos avec les angles huméraux obtus.—Ceg., qui ne figure pas dans le dernier Catalo-gue deM. Dejean, est très voisin des Cryplo-rhynques, dont il est cependant facile de ledistinguer parla forme des antennes , dontle funiculc est organisé différemment, ainsique par les yeux qui sont très écartés etsurbaissés. 11 a pour type une espèce de l’A-frique australe que l’auteur nomme Ætte-monwt punclaliis. (D.)

ÆDES {à-oS-ôç, importun, désagréable).ins. — G. de l’ordre des Diptères, divisiondes Némocères, famille des Culicidcs, éta-bli par IIofTmansegg et adopté par Mcigenainsi que par M. Macquarl, qui lui donnepour caractères : Palpes à base épaisse, trèscourts et pointus dans les 2 sexes. — Cescaractères suffisent pour distinguerlesÆdesdes Cousins , dont ils sont d’ailleurs trèsvoisins, en ce que ces derniers, chez les mâ-les , ont toujours les palpes plus longs que latrompe. Ce g. ne renferme qu’une seule esp.,qui habite le nord de l’Allemagne , et queM. IIofTmansegg a nommée : Æ. cinereus.Elle est longue de 2 lignes et demie, d’unbrun noirâtre, avec les cuisses jaunes et lesailes grisâtres. (D.)

* AEDIA {ànolct, désagrément; par ex-tension, tristesse), ins. — G. de l’ordre desLépidoptères , famille des Nocturnes, tribudes Yponomeulides , établi par M. Stephensaux dépens des Fponomeutes de Latreille,sous le nom de Melanoleuca. En adoptant ceg. [Uisl.nat. des Eépid. de France ), nousavons cru devoir en changer le nom, attendusa trop grande ressemblance avec celui deMelaleuca, que porte une espèce de Noc-tuelle. Yoici les caractères que nous lui assi-gnons : Palpes grêles, très arqués, avec ledernier article presque filiforme. Trompeassez développée. Corselet robuste. Abdo-