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forme ordinairement plus du tiers de leurpoids. On peut ensuite citer le fer, qui con-stitue quelquefois près d’un autre tiers,et qui se présente tantôt à l’état métalli-que , tantôt à l'état d’oxide. On y trouveaussi de l’alumine, de la magnésie, de lachaux, de l’oxide de manganèse, du nickelsouvent à l’état d’oxide, quelquefois à l'étatmétallique, du chrome ou de l’oxide dechrome, du soufre, de la soude, de la po-tasse, du cuivre, du carbone; mais ees prin-cipes n’y sont pas constants, et les derniersnotamment ne s’y montrent que très rare-ment et en petite quantité.
On nomme étoiles filantes ou étoiles tom-bantes, des lumières qui se meuvent dansle ciel avec une extrême vitesse et qui pré-sentent un point, un trait lumineux, d’undiamètre apparent assez petit pour être en-core comparé aux étoiles. Dans ce derniercas, ce corps laisse derrière lui, comme lesBolides, une traînée lumineuse qui se dis-sipe plus lentement que la lumière princi-pale. Ce phénomène ne dure ordinairementque quelques secondes; mais on cite descas où il a duré plusieurs minutes. Il sepasse, à ce qu’il paraît, à des distances trèsdifférentes.
Indépendamment des Bolides ordinai-res, tels que nous venons de les décrire,et dont on a souvent observé la chute, ontrouve, à la surface du sol ou à de très pe-tites profondeurs , des blocs de fer plus oumoins volumineux, que l’on désigne souventsous le nom de fer météorique, parce qu’onleur suppose la même origine qu’aux Aé-rolilhcs. Cependant leur chute n’est pas con-statée par des observations aussi positives;mais, outre les rapprochements tirés de leurnature et de leur position , il est à remar-quer que beaucoup de relations historiquesparlent de blocs de fer tombés du ciel.
L’origine des Bolides, encore loin d’ètre ex-pliquée d’une manière irrécusable, a donnélieu néanmoins à plusieurs hypothèses in-génieuses. Entre autres, ces corps ont étéattribués à des volcans terrestres; mais unepareille supposition ne paraît pas soutena-ble , lorsqu’on observe que les Bolides tom-bent dans des lieux extrêmement éloignésdes contrées volcaniques, qu’ils diffèrentde tous les produits volcaniques connus,et qu’il est impossible de supposer que des
objets aussi lourds parcourent horizonta-lement l’atmosphère par des temps calmeset clairs comme ceux qui régnent souventquand on voit passer les Bolides. D’autres sa-vantsont supposé que les Bolides étaient pro-duits par les volcans de la lune, et ils ont cal-culé qu’un corps lancé de cette planète avecune vitesse quintuple de celle d’un boulet decanon , pouvait parvenir à un point de l’es-pace où l’attraction de la terre serait pré-pondérante à celle de la lune; de sorte quece corps, au lieu deretomber sur la lune, se-rait donc entraîné vers la terre et acquerraitdanssaebute une rapidité qui, combinée avecla résistance del’air, développerait une cha-leur suffisante pour produire l’état d’inflam-mation dans lequel se trouvent les Bolideslorsqu’ils approchent de la surface de laterre. Cette hypothèse n’a en sa faveur quela possibilité, et n’est fondée sur aucune ob-servation qui la rende probable. On a éga-lement vu dans la formation des Bolides lerésultat de la condensation de matières vo-latiles qui flottent dans l’atmosphère; or, sid’un côté , l’on conçoit difficilement la pré-sence, dans ces régions, d’une telle quantitéde matières aussi pesantes; d'un autre côté,la formation des grêlons nous prouve quela nature a des moyens de produire descondensations dont il est difficile de nousrendre compte. Enfin , d’après des recher-ches sur les nébuleuses, on pense que la ma-tière éthérée a pu former les étoiles, le so-leil, les planètes, les comètes et les Bolidesqui circulent dans l’espace [F. les mots étiieiiet cosmogonie). Ainsi la matière élhérée,d’abord répandue dans toute l’immensité,aurait, par ses divers degrés de condensa-tion , donné naissance aux nébuleuses, auxétoiles ou soleils, aux comètes, aux planè-tes, aux satellites, et à cette infinité de Bo-lides qui semblent errer dans l’univers, maisqui cependant nous apparaissent plus parti-culièrement à certaines époques, suivantdes directions déterminées, revenant mê-me sur la roule qu’ils ont parcourue, et par-fois tombant à la surface de la terre. Telleest l’opinion la plus large et la plus ration-nelle dans l’état présent des sciences cosmo-goniques. (R.)
AEUOPE. Æropus (Ærope, nom myth.),cRirsT. — C’est un g. de l’ordre des Am-phipodes, établi par Leach; mais qui n’a