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gncnt, et peut-être même d’autres phéno-méues semblables aux feux follets, aux feuxSaint-Elinc, etc. Il est vrai que sous lamême expression on doit réunir plusieursd’entre eux ; mais il y en a qui ne présen-tent aucune similitude, lorsqu’on y fait at-tention. C’est pourquoi nous devons, avanttout, définir exactement les principaux de cesphénomènes, puis les décrire et parler en-suite de leur origine.
Nous trouvons d’abord 3 ordres de phé-nomènes bien tranchés: dans le 1" nous ran-geons les Aérolithes, les Bolides, les Météo-rites, les Etoiles filantes ; dans le 2™' nousavons les feux Sainl-Elme, les feux fol-lets, etc.; dans le 3 mc nous pouvons mettreles Étoiles qui disparaissent ou qui s’étei-gnent, etc. Quoi qu’il en soil, les mots Mé-téorite et Aérolithe, ne donnant pas uneidée exacte de l’origine des phénomènes dupremier ordre, doivent être rejetés ; de pluscelui d’étoile filante, outre cette inexacti-tude, en présente encore une autre : caril ne s’agit nullement d’étoiles, mais biende petits corps ou astres qui nagent dansl’espace. La dénomination de Bolide doitdonc seule subsister, pour désigner les phé-nomènes qui se rapportent à ceux du l ,r or-dre. Au reste, nous allons dire un mot desprincipaux phénomènes mentionnés ci-des-sus; ce qui éclaircira les réflexions précé-dentes.
On donne le nom de feu Saint-Elmc àdes aigrettes lumineuses qui, dans les tempsorageux, paraissent à l’extrémité d’objetsélevés et terminés en pointe. Le pouvoir despointes sur l’électricité atmosphérique étantconnu, on expliquera aisément le phéno-mène.
Les feux follets sont des lumières sembla-bles à des flammes qui voltigent dans l’air àune petite distance du sol. On les attribueà la combustion de certains gaz. Il est facilede concevoir que des combustions analo-gues peuvent aussi avoir lieu dans les ré-gions élevées de l’atmosphère et produirepar conséquent des phénomènes semblables.
Quant aux étoiles qui disparaissent de lavoûte des deux , après y avoir brillé d’unéclat plus ou moins vif, nous ne saurionsexpliquer le phénomène, puisque nous som-mes encore dans le vague sur le fait en lui-même.
On appelle Bolides, des corps qui semblentenflammés, qui se meuvent dans le ciel avecune extrême rapidité, et qui ont une gran-deur apparente assez considérable pourne point être confondus avec des étoiles.On croit avoir reconnu que les Bolides semontrent quelquefois à des distances beau-coup plus éloignées que les limites de l’at-mosphère. Dans leurs mouvements, ils sem-blent lancer des étincelles et laissent quel-quefois derrière eux une queue brillante,qui paraît être de la flamme retenue par larésistance de l’air. Souvent le Bolide dispa-raît sans que l’on ait remarqué d’autresphénomènes; mais quelquefois on entendune ou plusieurs fortes détonations pareillesà des coups de canon. Ces détonations sui-vies d’un roulement très fort, semblable àcelui de plusieurs voitures roulant sur unpavé, se prolongent pendant quelques mi-nutes, en suivant la direction du Bolide.Enfin, si l’on est suffisamment rapprochédu lieu où se passe le phénomène, on en-tend des siiïlements et des bruits analo-gues à ceux que produit la chute de corpspesants, et l’on voit tomber des pierres enquantité variable.
Les Bolides possèdent, au moment deleur chute, une température très élevée ets’enfoncent plus ou moins dans le sol. Leurvolume est extrêmement variable : il en estde très petits et de très grands; on en citemême un de 200 mètres de longueur. Leursformes sont irrégulières et ne présententaucun caractère particulier, sauf l’usure deleurs arêtes et de leurs angles. A l’extérieur,les Bolides sont généralement couverts d’uneécorce noire, quelquefois terne, d’autres foisluisante comme un vernis ; l’intérieur esttoujours terne, d’un gris plus ou moins fon-cé, rarement uni, souvent veiné ou tachetéde différentes manières. Leur texture estordinairement grenue; parfois les grainssont très adhérents et comme fondus l’undans l’autre; d’autres fois ils sont très dis-tincts et se séparent facilement. On recon-naît dans ces pierres le mélange de sub-stances différentes, et l’on y aperçoit trèssouvent des parcelles de fer.On a cru aussi yvoir de petits cristaux de pyroxène et de la-bradorite. La composition chimique des aé-rolithes est très variable : leur élément le plusconstant et le plus abondant est la silice qui