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Tome premier.
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trame formée de cellules qui se continuentavec celles du chapeau, et 2 latérales for-mées par l’hymenium. Cette organisationexiste dans tous les Agarics , et ne man-que dans aucune espèce, malgré l’asser-tion du plus célèbre Mycologiste de notreépoque. Si dans les Coprins, VAgaricusconliguus, Bull., et quelques autres esp., leslames paraissent dépourvues de trame, c’estque les cellules qui la composent, sont moinsabondantes, et qu’elles forment un tissumoins dense et moins résistant que ce-lui de l’hyinenium ; ce qui permet de sépa-rer quelquefois cette membrane du cha-peau. Dans aucune esp. d’Agarics , ni dansaucun des sous-genres établis, les 2 cou-ches de l’hymenium ne sont en contact im-médiat. Elles sont toujours séparées par latrame, et tout caract. fondé sur l’absencede cette partie est un prétendu caract. ana-tomique, qu’il faut soigneusement élimi-ner, dans la crainte que quelque botanistene soit tenté d’en faire usage pour formerde nouveaux g. dans les Bolets, les Polypo-res, les llydnes, etc. —On distingue dansune lame , deux bords : l’un , adhérent auchapeau ou à la base; l’autre, libre, et quel’on appelle marge ou tranche ; deux ex-trémités : une interne qui répond au pé-dicule et que quelques auteurs regardentcomme la base; l’autre, qui répond à lamarge du chapeau; deux surfaces qui sontparallèles et qui forment les côtés. L’Hyrne-nium ou membrane sporuiifère recouvre latrame des lames dans toute leur étendue.Son tissu est composé de cellules superpo-sées en plus ou moins grand nombre et deformes qui varient suivant les espèces. Surles surfaces examinées au microscope, dansles sous-genres Aman.Ua , Lepioia , Gymno-pus, Russula , etc., on remarque un nom-bre considérable de Basides , ou petiteséminences qui se divisent en 4 pointes, àl’extrémité de chacune desquelles est fixéeune spore. Dans les Coprins , on trouveparmi les basides, des Cystides ou vé-sicules allongées transparentes, qui pa-raissent vides et dont la forme est tantôtcelle d’un cylindre et tantôt celle d’unemassue, etc. Ces organes, sur lesquels j’aidonné ailleurs (Mém. sur l’Hyménium, Soc.Pliilom., 12 mars 1837, et Ann. des Sc.Hat. décembre 1837.) des détails assez éten-

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dus, n’avaient pas échappé à la sagacitéde Micheli; mais ce célèbre Botaniste neles avait vus et dessinés que d’une manièreincomplète. Les observations de MM. As-cherson , Bekerley et Corda , du moinspour VAgaricus pelasiformis , sont parfaite-ment conformes aux miennes. C'est mainte-nant un point d’organisation acquis à lascience, il ne faut pas le considérer commele caract. propre du g. Agaricus , mais biencomme le caract. d’une grande famille à la-quelle j’ai donné le nom de Basidiosporeset qui comprend les Agarics , les Bolets,les Polypores, les Uydnes, les Clavaires, etc.,Les spores ou sporules ( sporœ, sporulœ), ouorganes reproducteurs, sont d’une ténuitéextrême et seulement visibles au microscope.Leur formeestconstammentrondeou ovale.Elles sont, comme je l’ai dit, fixées aux di-visions des basides, et dans quelques esp.,à l’aide d’un fort grossissement, on en dis-tingue le point d’insertion. La couleur desspores a été pour le professeur Fries unmoyen très ingénieux d’établir les caract. desdifférents groupes du g. Agaric. Elles sontblanches, rosées, ochracées , ferrugineusesnoires ou d’un roux pourpre. Pour constaterces couleurs, il suffit de mettre pendantquelques heures un Agaric sur une glace ousur une feuille de papier, de manière queles lames regardent en bas, les spores se dé-tachent spontanément et forment une légèrecouche qui présente une des couleurs queje viens d’indiquer. Ces spores renfermentquelquefois, dans leur intérieur, d’autrescorps beaucoup plus petits que l’on nommesporidioles; d’autres fois elles paraissent né-buleuses; mais le plus souvent elles sonttransparentes. Telle est la structure des la-mes des Agarics; mais ces parties, sous lerapport de leur proportion, de leur formeet de leur mode d’insertion avec le pédicule,présentent des caract. très précieux. On lesdit simples ou égales, quand elles ont toutesla même longueur, et composées quand en-tre 2 lames qui s’étendent du pédicule à lamarge du chapeau on en trouve un cer-tain nombre d’inégale longueur. Kromb-holtz, dans ce cas, les nomme didynami-ques, iridynamiques , lélradynamiques et po-lydynamiques, suivant que l’on trouve deslamelles ou portions de lames qui ont lamoitié, le tiers ou le quart, ou moins d’une