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gent à Montpellier sous le nom de Pivou-lade du saule.
A. petaloïdes Bull. : Cette esp., assez rare,croît en automne, à Saint-Cloud , près dela Lanterne de Diogène. Son odeur et sa sa-veur sont très agréables. J’en ai mangéplusieurs fois des morceaux crus et assezconsidérables, sans en avoir ressenti au-cun mal. Je ne serais pas étonné qu'ellefût annoncée un jour comme comestible.
A. olearius DC. : Champignon très com-mun dans l’Europe méridionale . Il croît pargroupes nombreux sur les racines de l’oli-vier. Ses lames sont phosphorescentes pen-dant la nuit. M. De Candolle le regardecomme vénéneux. M. Orfila rapporte qu’àFlorence un dessinateur et sa femme, ayantmangé de ce champignon fricassé , éprouvè-rent, 2 heures après, de vives coliques etfurent très mal. On les traita avec succèspar de l’huile et de la thériaque. A Smyrne ,on m’a parlé de 3 personnes qui étaient mor-tes après en avoir mangé.
A. siypiicus Bull. : Très petite esp. quicroît en automne et en hiver sur le troncdes chênes. Sa saveur styptique fait croirequ’elle est vénéneuse. Paulet, qui l’a faitprendre à des animaux, a remarqué qu’elleles purgeait, mais ne les tuait pas.
Je termine ici l’énumération des Agaricsvénéneux et comestibles. Il m’eût été faciled’en augmenter le nombre ; mais la synony-mie de beaucoup d’esp. est si obscure dansles auteurs, que j’aurais craint de faire quel-ques citations erronées. (Léveillé.)
AGARIC des pharmaciens (iyapA-j, Aga-ric, dans Dioscoride ). bot. cr. et TnÉRAP. —Depuis long-temps on donne en Médecineet en Pharmacie le nom d’Agaric à une esp.de Champignons qui croît sur les troncs duLarix Europwa. On le trouve abondammentdans les Alpes , sur les hautes montagnes duDauphiné. Il est aussi très commun dans leLevant, d’où il nous arrivait autrefois parle commerce de Venise . On a cependant tou-jours attaché plus de prix à celui qui venaitd’Agaria, contrée de Sarmatie, d’ou il a tiréson nom. Ce champignon est le premier quel’on ait connu sous le nom d’Agaric. Depuisque Linné a donné ce nom à un autre genre,on l’a rangé parmi les Bolets : c’est le Bole-lus Laricis de Jacquin, de Bulliard ; le Bole-Uts purgans de Persoon; le Polyportis officina-
lis du professeur Fries. Il forme le plus ordi-nairement, surle tronc des Mélèzes, des mas-ses charnues et irrégulières ; mais quand ilesta l’état normal, il se présente sous formede coussins semi-orbiculaires, très épais, con-vexes et fixés latéralement. Sa face supér.est glabre, d’un blanc jaunâtre, marquéede zônes concentriques ; la peau qui le cou-vre est dure, friable , et se laisse difficile-ment pénétrer par la pluie. Sa chair estblanche, épaisse, friable, et se réduit en pou-dre avec la plus grande facilité quand elleest sèche. La face infér. du chapeau est gar-nie de pores courts et petits, quelquefoismême à peine visibles, et qui ont unelégère teinte jaune. Sa saveur, douce et fa-rineuse d'abord, devient bientôt amèreet désagréable. Quand on le livre au com-merce, il est ordinairement dépouillé deses pores, de la peau qui recouvre le cha-peau , et assez souvent brisé en morceauxblancs et légers. Pour le réduire en poudre,il ne faut pas le contondre dans un mortieravec un pilon, mais le frotter fortement surun tamis de crin. Braconnot en a donné l’a-nalyse suivante en 1812 ( Bulletin de Phar-macie, p. 304) : Matière résineuse particu-lière 72 ; Extrait amer 2; matière fon-gueuse 26.
M. Bouillon-Lagrange [Ann. de Phys, et deChim. vol. u, p. 75) l’a trouvé composé d’unAcide libre indéterminé, d’Acide benzoïque,de Sels ammoniacaux, d’Hydrochlorate depotasse, de différents sulfates, de matièreanimale, d’extractif, etc. Le grand nombrede produits que donne ce bolet, et qui nesont pas exactement déterminés, laisse à dé-sirer une nouvelle analyse.— C’est à la ma-tière résineuse signalée par Braconnot, quele Bolet du Mélèze doit ses propriétés. C’estun drastique assez violent et qui demandede la prudence dans son administration.Fréquemment aussi il cause des vomisse-ments. Dans les pharmacies, on ne le garantitqu’avec la plus grande difficulté des atteintesdes Insectes, mais il paraît, d’après un grandnombre d’observations, que ces sortes d’al-térations ne lui ôtent rien de son activité.On faisait autrefois un grand usage de cemédicament comme vermifuge et commepurgatif. De Haën l’a préconisé comme ayantla propriété de modérer et d’empêcher lessueurs chez les Phthisiques. Pour en corri-