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dans l’eau en détruise le principe véné-neux.
Il us sur. a. Les esp. de cette section sontaussi difficiles à distinguer que celles de laprécédente. Parmi les auteurs, les uns veu-lent que celles qui ont les lames jaunes puis-sent être mangées sans inconvénient, etque celles qui les ont blanches soient véné-neuses ; d’autres prétendent le contraire. Onne peut donc tirer aucun avantage de cecaractère. Les uns sont sans saveur pronon-cée, les autres en ont une extrêmement pi-quante, et doivent être rejetés.
A. lacleus Pers. : Ce champignon n’est pastrès commun ; il est tout blanc et sans sa-veur. On le mange en Allemagne .
A. esculentus Pers. : Cette espèce, dit Per-soon, est d’une dimension assez grande etd’une consistance fragile. On la trouve fré-quemment en Allemagne , où elle est d’unusage peu général.
A. aureus Pers. : Ce champignon est re-marquable par la belle couleur jaune de sonchapeau. On le dit excellent.
A. virescens Pers. : Assez rare ; on le re-garde comme comestible; mais il est peurecherché. M. le professeur Fries dit que l’onmange VA. depallens Schæff. et VA. hetero-pkyllus que l’on peut regarder comme unevariété de VA. furcatus.
A. emeticus Bull. : Cette esp. est très com-mune dans les environs de Paris ; sa saveurest extrêmement «âcre.
A. roseus Bull. : Ressemble beaucoup auprécédent, croît à la même époque et dansles mêmes endroits. Les expériences de Pau -let sur des animaux, et celles que Krapf afaites sur lui-même , et dont il a failli êtrevictime, prouvent que ces deux esp. sontextrêmement dangereuses. Toutes les autresesp. sont suspectes.
Omphalia. On ne connaît dans cette sec-tion aucune esp. vénéneuse, et il n’y en aqu’un très petit nombre qui soient comes-tibles.
A. infundibuliformis Bull. : Très commundans les bois, parmi les feuilles ; sa saveurest assez agréable.
A. vinjineus Pers. ; Il croît assez abon-damment dans les prés, sur les pelouses.Bulliard et M. De Candolle disent qu’on lemange clans plusieurs contrées de la France ,où il porte le nom de petite oreille.
A. Garidelli Fries : Celte esp.- est dite co-mestible par l’auteur.
A. neapolitanus Pers. : Ce champignonest très recherché à Naples , où on le cultive,comme je l’ai dit, sur du marc de café.M. Fries le regarde comme une variété deVA. phyllophilus.
Il est probable que si l’on tentait quel-ques expériences, on augmenterait de beau-coup le nombre des esp. d’Omphalies co-mestibles, car dans aucune d’elles on netrouve d’odeur ni de saveur désagréable.
Plkuropus. Cette section fournit un assezgrand nombre d’esp. comestibles ; on n’encite que deux qui soient vénéneuses.
A. ostreatus Jacq. : Croît sur les vieux ar-bres. Il est assez commun, et on le mangesurtout en Allemagne .
A. glandulosus Bull. : Très belle et trèsrare esp. Je ne l’ai trouvée qu’une seule foisdans l’espace de vingt ans, sur un marron-nier d’Inde, et j’ai pu constater l’exactitudede la figure qu’en a donnée Bulliard. Per-soon pense qu’on peut la manger sans in-convénient.
A. ulmarius Bull. : On le trouve ordinai-rement sur le tronc des ormes, par groupescomposés de 4 à 5 individus. Son chapeauest très grand, sa chair blanche et compacte;son odeur et sa saveur sont très agréables.On le mange très fréquemment dans le dé-partement de la Nièvre . Je l’ai mangé inoi-même plusieurs fois avec plaisir.
A. tessellatus Bull. : Assez rare; croît or-dinairement sur les vieux pommiers. Persoonpense que l’on pourrait en faire usage sansavoir rien à craindre.
A. salignus Pers. : Assez commun. Commeil ressemble beaucoup à VA. ostreatus pourle goût et la saveur , Persoon le consi-dère comme pouvant être mangé sans dan-ger.
A. Eryngii DC., ou l’oreille de chardonde Paulet : Singulier champignon dont lepédicule est central ou excentrique, et quicroît sur les racines de l’ Eryngium campes-tre. Il est fort rare dans les environs de Pa-ris . Depuis long-temps on le cite commeun des meilleurs Champignons.
A. Aquifolii Paul. : Il croît sous le houx;c’est une esp. assez grande, que l’on dit déli-cieuse.
A. translucens DC. : Les pauvres le raan-