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Heures, et, bien plus encore, les communi-cations que nous fit M. A. d’Orbigny sur lesmœurs de ces oiseaux, lors de notre travailde collaboration , ne nous ont laissé aucundoute sur leur analogie avec les Guiiguiisd’Amérique, leurs compatriotes, et nousont décidé à former du g. Guitguit ( Cœ-reba), une petite famille , sous le nom deCœrébidées , se subdivisant en Cœrébidées àbec arqué, et en Cœrébidées à bec en croc ;c’est dans cette dernière section que nousplaçons notre g. Serrirostre , ou plutôt Un-cirostre , renfermant aujourd’hui à notreconnaissance trois espèces , les Uncirostrescharbonnier et Siuoïde (d’Orb. et de Lafr.,Synopsis de Bolivie), et YUneirosire siitacé,Bonap., du Mexique . La forme des pieds,entièrement conformes à ceux des Guitguits,n’a point de rapport avec ceux des Sittinesou des Sitelles; ces oiseaux s’en serventcomme les premiers, pour se cramponneraux fleurs des arbres, et en extraire le pol-len ainsi que les petits insectes qu’elles re-cèlent, et dont ils se nourrissent.
L’intérêt que présente ce nouveau genrepar la conformation tonte particulière deson bec, et le long délai qu’eût entraîné sapublication à la lettre U, dans ce Diction-naire , nous a engagé à faire connaître nosobservations sur ce sujet à l’articl eAgrilorhi-nus , son synonyme. (Lafr.)
'AGRILUS (i'ypcoç, rustique) ins. —G.de Coléoptères pentamères, famille des Ster-noxes, tribu des Buprestides , établi parMégerle et adopté par M. Solier dans sa Mo-nographie de cette tribu, ainsi que par M. De-jean dans son dernier Catalogue. En voiciles caractères d’après M. Lacordaire ( Fauneentom. des environs de Paris , t. i.) : 1" arti-cle des palpes maxillaires de grandeur varia-ble; le 2 m ' court, obeonique; le dernierovalaire , plus long que le précédent. La-bre étroit, presque carré, coupé carré-ment à sa partie antérieure. Mandibules trèscourtes, très épaisses, arquées et obtuses àleur extrémité. Menton plus ou moins avan-cé, triangulaire ou trapézoïdal, souvent ca-ché par le prosternum. Yeux médiocres, peuconvexes et très écartés sur le vertex. An-tennes assez grêles, comprimées, moins lon-gues que le prothorax; les 3 l" s articlespeu allongés, obeoniques et de grandeur re-lative variable; les suivants subtriangulaires,
courts, assez fortement dilatés à leur angle6upérieurinterne, diminuant graduellementde longueur. Front plus ou moins canali-culé ; épistome légèrement échancré à sapartie antérieure. Prothorax plus ou moinstransversal, de la largeur des élytres et tri-lobé à sa base ; prosternum, qui tantôt laissele menton à découvert, tantôt le recouvreentièrement, ainsi que les palpes. Ecussontriangulaire, transversal à sa base et acu-miné postérieurement. Elytres très allon-gées, plus ou moins sinuées vers le milieu deleur longueur, dentées en scie ou simples àleur extrémité. Pattes médiocres, grêles;tarses courts et étroits; le 1" article des pos-térieurs de la longueur des autres, ou seu-lement un peu plus long; une forte dentaux crochets des tarses près de leur extré-mité. Pénultième segment abdominal entierdansles2 sexes.Corps très allongé, trèsétroit,quelquefois arqué en dessus.—Ce g. .ren-fermant un grand nombre d’espèces (M. De-jean [ Calai. S me édit. ] en mentionne tOfi) aété divisé en 2 sections : La 1" comprendcelles dont le prosternum, tronqué antérieu-rcmeill, laisse le menton à découvert; exem-ple ; A. undatns (plaler id. Fabr.), qui setrouve quelquefois en août aux environs deParis . La 2 me se compose des espèces dont leproslernum recouvre entièrement le menton,et se subdiv. en 2 autres, savoir : celles dontle prosternum est coupé carrément à sa par-tie antérieure; exemple : A. Guéri ni Dej.,qui se trouve vers le milieu de juin , sur lesaule Marceau , mais rarement; celles dontle prosternum est échancré antérieurement,exemple :A. biguttatus Fabr., Richardàpoinlsblancs de Geoffroy, qui se trouve en juinet juillet dans la forêt de Saint-Germain.Les Agrilus sont des insectes de moyennetaille, de forme allongée et plus ou moinscylindrique; la plupart d’un vert ou bleumétallique, ou couleur de bronze très bril-lant. Ils ne se montrent que lorsqu’il faittrès chaud. (D.)
AGRIMOIVIA. bot. ru. — V. aigremoine.
(Sp.)
"AGRIODAPHNE (ayptoç , sauvage ; tîacpVY),laurier), bot. pii. — G. de la famille desLaurinées, proposé parNees ( Laur ., 304), etqui n’a pas été adopté. On ne le regarde quecomme une div. du g. Oreodaphne du mêmeauteur, y. ce mot. (C. L.)