Alt
2 i
ches, disposées en courtes grappes axillai-res. — L’unique esp. sur laquelle se fondele g. est indigène en Cochinchine . Elle four-nit un excellent bois de construction. (Sp.)
AIEBEBA ou Ajaroba. poiss . — Nom citépar Marcgrave pour la dénomination vul-gaire , au Brésil , d’une esp. de Pastenague.
(Val.)
AIGLE. Aquila. ois. — G. de l’ordre desRapaces, de la famille des Faleonidées et dela s.-famille des Aquilinées, dont les caract.sont.- Bec fort, assez élevé, droit d’abord etne commençant à se courber qu’à quelquedistance de sa base garnie d’une cire poi-lue, assez long , comprimé, avec le dos unpeu anguleux ; mandibule supér. dilatée surses bords , non dentée , légèrement sinueu-se, très crochue, et se terminant en unepointe fortement acuminéeet tombante, l’in—fér. plus courte, droite et obtuse; narinestransverses, elliptiques; bouche très fen-due. Tarses robustes, courts ou moyens,totalement emplumés jusqu’aux doigts ;doigts forts, mais peu allongés, l’externeréuni à sa hase au médian par une mem-brane; ongles puissants, très arqués, l’in-terne et le postér. surtout, qui sont plusforts que le médian; l’extér. le plus court detous; tous ces ongles canaliculés ou creusésen dessous en gouttière dont les bords for-ment des lames tranchantes ; celui du mi-lieu à double gouttière ( une infér. et unelatérale interne), et muni par conséquent de3 lames, dont l’interne, souvent ébréchéeirrégulièrement, a fait dire à tort à Vieillotque cet ongle était pectiné sur le bord in-terne. Ailes longues, obtuses, à rémigesprimaires allongées , atteignant à peu prèsdans le repos l’extrémité de la queue.
Cette conformation de pattes et d’ailesmérite une attention particulière , et suf-fit pour faire reconnaître que l’Aigle n’estpoint destiné, comme le faucon, le gerfault,à poursuivre dans les airs des oiseaux cher-chant leur salut dans une fuite rapide ,et ne doit pas nous offrir le type de ce cou-rage entreprenant qu’on lui a si gratuite-ment accordé, tandis qu’il est le partagede ces derniers, qui ne s’adressent pointcomme lui à de jeunes animaux, mais quipoursuivent et attaquent intrépidement desmammifères et des oiseaux souvent beau-coup plus grands qu’eux. L’Aigle n’est pointpourvu comme eux des deux facultés indis-
A1G
pensables pour seconder cette sorte de té-mérité, la rapidité du vol et la facilité delàpréhension, favorisée par la longueur desdoigts, ce que nous retrouvons encore chezles Autours et Éperviers. Chez lui l’aile estobtuse, et les doigts, quoique forts, sont en-core loin d'avoir une grosseur et surtout unelongueur proportionnelle à ceux des fau-cons. Chez le faucon pèlerin femelle, parexemple, le doigt médian est tout aussi longque ce même doigt chez l’Aigle criard fe-melle, quoique celle-ci soit d’un volume deplus du double ; ce qui indique suffisam-ment que ce dernier oiseau n’est point des-tiné, comme le premier, à saisir habituelle-ment au vol de gros oiseaux, qu’une patte àdoigts allongés et nerveux pouvait seule ar-rêter facilement dans leur course rapide.
Si, dans la forme de ses doigts, l’Aigle n’apas de grands moyens de préhension, il entrouve un puissant de destruction dans cellede ses ongles, dont le grand développementet les lames inférieures comprimées font deses serres comme autant de poignards acérés,à plusieurs tranchants.
L’Aigle, desliué d’après son volume à senourrir demammirères assez gros, avait be-soin plus que tout autre rapace, d’armesmeurtrières pour hâter la mort de ses vic-times, une fois qu’il s’en est emparé; mais,avouons-le, ces victimes ne sont la plupartdu temps que de jeunes animaux, offrantbien peu de résistance , tels que chevreaux,agneaux, jeunes cerfs ou jeunes daims; il serabat même, dans une grande disette deproie vivante, sur les cadavres, et l’Aiglecriard , mange beaucoup de gros insectespendant l’été.
Les Aigles et particulièrement les grandesesp. ont besoin, dit Temminck , de 5 à (iannées ou de fi ou 7 mues pour se revêtirde la livrée parfaite et invariable qui les dis-tingue. Les grandes pennes des ailes et dela queue sont les dernières parties du plu-mage qui changent de couleur; ces pennesportent souvent encore les teintes de l’âgemoyen, tandis que le reste de la livrée està l’état parfait.
Nous avons remarqué que, dans le coursde ces différentes mues, non seulement lescouleurs du plumage varient incontestable-ment, mais que la longueur proportionnellede la queue et même des ailes offre des. différences tranchées. Ainsi il est bien ccr-