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Tome premier.
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tain que chez l’adulte, la queue est beau-coup plus courte que chez le jeune, et queles ailes offrent aussi quelque changementdans les proportions des rémiges. 11 n’estpas étonnant, d’après cela , que l’on ait faitautrefois plusieurs esp. sur des individus dela même en livrée différente.

Les véritables Aigles ne se rencontrentguèreque dans l’ancien continent. Cinq esp. habi-tent l’Europe , et une partie d’entre elles serencontrent sur la chaîne des Alpes et desPyrénées ; ce sont: 1 ' Aigle impérial, Y Aigleroyal ou Aigle commun , Y Aigle criard ,Y Aigle bonelli et V Aigle boité. Une seuleesp. se rencontre à la Nouvelle-Hollande, etprésente, dans la forme de sa queue, coniqueou très étagée, une particularité qui se re-trouve également chez les Pygargues dumême continent; c’est l’Aigle à queue étagéede Cuvier, Falco fucosus Tem. col. 32. Uneautre esp. des contrées adjacentes, Y Aiglemalais (Tem. Col. 117), a l’ongle interne siallongé qu’il dépasse de beaucoup celui dudoigt médian, d’où il résulte que les doigtssemblent diminuer progressivement de lon-gueur de l’interne à l’externe. Les Aigles ,comme les Vautours, évitent les pays de [dai-nes où leur grand volume les ferait bientôtremarquer et détruire, et habitent particu-lièrement, comme ceux-ci, les grandes chaî-nes de montagnes. C’est dans les forêts mon-tagneuses ou dans les rochers les plus éle-vés de ces montagnes qu’ils se retirent etnichent de préférence. (Lafr.)

AIGLE. roiss. — Nom vulgaire d’une esp.du g.Myliobate, commune dans la Méditer-ranée. Lacépède a aussi employé ce nomcomme épithète de son Chéilodiptère aigle,qui est un Sciénoide de nos côtes de la Man-che ainsi que dp celles de la Méditerranée,et dont l’esp. est, suivant nous, du g. Sciène(Sciœnn aguila Cuv. Val.). (Vai,.)

AIGLE royal, moll. — Nom vulgaire duSulimus bicarinatus de Bruguière , Achatinabicarinaia de Lamarck. Très rare autrefois,dans les collections, avant qu’on en connût lapatrie, cette coquilleestaujourd’hui très com-mune depuis que Ton sait qu’elle habite fré-quemment l’Afrique équatoriale. (Desii.)

AIGLES-AUTOURS. Morphnus, Cuv.(uop-<pvoç, sombre; nom d’une esp. d’oiseau deproie chez les Grecs), ois. — Ce g. répondà celui de Spizaëte de Vieillot ; il fait partie

de notre famille des Falconidécs, et de no-tre sous-famille des Accipitrinées. Sescaract.sont : Bec assez fort, droit d’abord, puisrecourbé à quelque distance du front, garnid’une cire à sa base , mandibule supérieurecomprimée , à arête assez anguleuse, forte-ment arquée et crochue, se terminant enune pointe acuminée, tombante , dilatéesur ses bords qui ne sont point dentés,mais légèrement sinueux ; narines ellipti-ques. Tarses allongés, un peu grêles, emplu-més dans toute leur longueur, comme Che’zles Aigles ; doigts de grosseur médiocre ,courts, mais le médian et le postér. allongés;l’externe et le médian unis à leur basepar une membrane; ongles puissants, trèsarqués, le postér. et l’interne surtout, quisurpassent de beaucoup le médian; l’externele moins long ; le médian à double rigole ,comme chez les Aigles ; ailes sur-obtuses, àrémiges de longueur médiocre, les 4'"' et5 me d’égale longueur; et les plus longues at-teignant dans le repos à peu près le tiersde la longueur de la queue qui est ordinai-rement fort longue et terminée carrément.La plupart des espèces sont ornées d'unehuppe occipitale tombante. Ce nom d’Aigle-Autour convient d’autant mieux à cegroupe, qu’il offre des rapports évidentsavec ces deux genres; à la forme du bec,aux tarses emplumés des Aigles , ils joignentla hauteur des pattes, la brièveté des rémi-ges et la longueur de queue des Autours,mais le tout porté à un degré plus éminent.Il paraît que dans leurs mœurs forestières,et leur manière de poursuivre et saisir leurproie, les Aigles-Autours se rapprochent en-tièrement des vrais Autours et des Epcr-viers, et n’offrent plus de contact avec les Ai-gles ; ce qui nous a décidé à les rapprocherdes premiers dans notre classification.

Nous séparons des vrais Aigles-Autours ,ou Morphnus , à tarses toujours emplumé:,une espèce à tarses nus, YUrubilinga, nonseulement à cause de cette différence , quia paru suffisante pour séparer les Pygarguesdes Aigles, mais parce que, d’après ce queAzara, et après lui M. d’Orbigny, nous ap-prennent des mœurs de l’Urubitinga , cet oi-seau est tout-à-fait inférieur en courage auxAigles -Autours rapaces , courageux et entre-prenants comme les Autours.Suivant ces deuxvoyageurs, TUrubitinga se tient constam-