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Tome premier.
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ment aux bords des marais, des lacs et desrivières , en embuscade sur quelque ar-bre mort, en attendant patiemment quequelque reptile aquatique, quelque petitmammifère, ou quelque oiseau mort seprésente à sa vue, pour se laisser tomberdessus et s’en repaître; ne poursuivant ja-mais les oiseaux au vol, s’abattant souventsur lq fange des eaux stagnantes , probable-ment afin d’y saisir des reptiles, ce qui sereconnaît facilement à ses pattes souventcouvertes de cette vase. D’après ces indica-tions c’est, sans nul doute, un rapace àmœurs de Buse , et qui ne peut rester avecd’autres à mœurs d’Autour; aussi Azaral’avait-il placé dans ses Buses mixtes, sousle nom de Buse mixte noire (l’adulte), etde Buse mixte à longues taches (le jeune),tandis qu’il range dans ses Éperviers, sous lenom A’Epervier pattu, le bel Aigle-AutourUrutnurana, ou varié d’Amérique . Nouscroyons donc devoir éloigner des Aigles-Autours , YUrubitinga , pour le grouperavec ces Buses d’Amérique reptilivores, dé-signées par Azara sous le nom de Buses dessavanes noyées, à tarses presque aussi longsque les siens, et dont nous formons le genreBusarellus ou Buses des marais. Il y figureracomme s.-genre, à cause de ses ailes pluscourtes, sous le nom d ’Urubitinga, et nouslaisserons le nom de Spizaëte , Vicill., qui ala même signification qu’Aiglc-Autour, àcesautres espèces américaines confondues avecl’Urubilinga dans les Morplmus ou Sptzaë-le à tarses nus, tels quel’ Aigle- Autour Huppéde la Guyane (F. guyanensis Daud.), quine diffèrent réellement des vrais Morplmusque par l’absence de plumes aux tarses, etqui, par suite de leur grande conformitéavec eux, en ont probablement aussi lesmœurs.

Des Aigles - Autours habitent l’anciencomme le nouveau monde. L’Amérique nousen offre entre autres une espèce remarqua-ble par la beauté de son plumage {VUru-taurana)-, l’Afrique une autre, qui semble s’é-loigner un peu des espèces américaines parses ailes plus longues, et sa queue beaucoupplus courte. C’est le Huppari de I.evaillant,Afr.pl. 11, et de Bruce, Abyss., pl. 32, qui,d’après Levaillant, donne la chasse aux liè-vres , perdrix et canards sauvages. En es-pèces indiennes, nous citerons Y Autour uni-

colore de Tem., Col. 134, Falco limites lusHorsf. L’Europe et la Nouvelle-Hollanden’en possèdent point jusqu’à ce moment, àmoins qu’on ne doive ranger parmi les Ai-gles-Autours l’oiseau désigné par Vigors etpar Horsfield comme un Pygargue , sous lenom de Haliœtus calei, et que Gould en rai-son de la forme arrondie de ses ailes et deses autres caractères rapproche plutôt desAutours. (Lafr.)

AIGUEMOI1VE. Agrimonia, Tourn., L.(Corrupt. latine d’àpyenwvTï, nom chez lesGrecs d’une plante que ies modernes rap-portent à leur Argémone, et qui, selon Dio-scoride, guérissait les taies de l’œil, apy«p.o; ).rot. pii. — G. de la famille des Rosacées(Dryadées, Baril.), tribu desDryadées,Vent.(Potentillées , DC.; Fragariacées, Puch. ; Ro-séées, Reichenb.). Ses caract. sont les sui-vants : Tube calicinal turbiné ou subcylin-dracé, accrescent, fovéolé à la surface ex-terne, hérissé vers son sommet de spinulesglochidiées; limbe 6-parti, resserré après lafloraison. Pétales 5, courtement onguiculés.Etam. 10-20; filets subulës; anth. suborbi-culaires, comprimées. Ovaires 2, inadhé-rents, insérés au fond du calice, inclus,terminés chacun par un style filiforme,saillant et couronné d’un stigm. capitellé.Péricarpe à 2 nucules ( quelquefois , paravortement, une seule) charlacées, re-couvertes par le cal. devenu osseux. Grainesuspendue. Herbes vivaces. Feuilles inter-rupli-pennées. Fleurs en grappe terminalespiciforme. Pédicelles articulés au sommet,accompagnés chacun à sa base d’une brac-tée trifide, persistante. Cor. jaune ou blan-châtre. ■— Ce g., propre aux contrées extra-tropicales de l’hémisphère septentrional, secompose de 0 ou 7 espèces. L’esp. connuesous le nom vulgaire d’ Aigremoine (Agri-monia Eupatoria L.), et qui est commune enEurope , était préconisée jadis comme re-mède tonique; mais, au fond, ses propriétésse réduisent à l’astringence si fréquenteparmi les Rosacées en général. (Sp.)

AIGRETTE, zool. — Sorte d’ornementdonné par la nature à certains oiseaux, telsque le Paon, les Ducs , quelques esp. de Hi-boux, etc. L’existence de cet ornement, ou dequelque parlie ayant de l’analogie avec lui,a motivé la désignation individuelle d’unassez grand nombre d’animaux de toutes les