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Tome premier.
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AIG AlG

nathe (Syng. acus Lin.) et à l’Orphie ( Esox 'Belone Lin.). (Val.)

AIGUILLE. Acus. zool. et bot. — Déno-mination vulgaire donnée à quelques Pois-sons et à divers animaux, que leur forme al-longée et pointue a fait comparer à des ai-guilles. On l’a aussi appliquée à diversvégétaux dont les fruits affectent cette forme.Ex. : l’Aiguille de Vénus ou de Berger (Scan-dix pecten Feneris); l’Aiguille musquée ( Ge -ranium moscliatum), etc. (C. d’O.)

AIGUILLETTE. moll. — Geoffroy, dansson traité des Coquilles des environs de Paris ,a donné ce nom à une très petite esp. d’A-gathine que l’on rencontre sous les moussesdans presque toute l’Europe : C’est 1 ’Acha-lina acicula de Lamarck, le Buccinum aciculade Muller, et 1 e Bulimus acicula de Bru-guière. C’est réunie à ce dernier g. que cetteesp. doit rester, dans lasect. des Agathines.

(Desh.)

AIGUILLON. Aculeus. poiss . — Osseletsformés d’une seule pièce et terminés parune pointe aigüequi, chez certains Pois-sons tels que la Vive, remplacent les rayonsdes nageoires. — Les aiguillons ne fontd’ailleurs pas indispensablement partie dei’appareil natatoire. C’est ainsi qu’on lesvoit rangés isolément sur les parties latéra-les qui avoisinent la queue des Acanlhures,et répandus sur toute la surface du corpsdes Raies et des Pleuronectes. Ils sont alorsimplantés sur un tubercule nommé Boucle.

(A. T.)

AIGUILLON (Aculeus). ins. — Dès lestemps les plus reculés, cette dénominationa été appliquée à l’organe qui, chez certainsHyménoptères et chez les Scorpions, est unearme défensive ou même quelquefois offen-sive, ayant la propriété d’opérer une piqûreet de donner passage à un liquide vénéneux,qui, s’épanchant dans la plaie, occasionneune douleur des plus vives. Considérée d’a-bord dans les Hyménoptères, cette partiese montre comme une dépendance des orga-nes générateurs externes des femelles, etcomme l’analogue de l’appareil qui, chez lesautres insectes, est désigné sous les nomsd’oviductus et de tarière; elle parait servir éga-lement à la copulation et à la ponte; maisla manière dont elle agit n’est pas parfaite-ment connue. D’après une observation faiteparM. Audouin sur le Bomlms lapidarius , et

T. i.

j dont nous devons la communication à sonobligeance, l’Aiguillon, pendant l’accouple-ment , est relevé sur le dos, et l’intromissionde l’organe mâle paraît avoir lieu à la base;mais l’on devra encore l’observer dans di-verses circonstances avant de présenter desdétails plus minutieux. Le principal carac-tère qui différencie VAiguillon de la tarièreconsiste dans la faculté qui lui est propred'émettre au-dehors un venin redoutablepour l’homme et pour les divers animaux ,lorsqu’il se trouve introduit dans une piqûreou dans un endroit quelconque dénudé d’é-piderme. M. Audouin a fait ressortir unedouble analogie bien marquée de cet organeavec l’oviducte ou oviscapte de plusieursautres insectes, en établissant les rapportsqui existent entre l’aiguillon des Abeilles,des Guêpes, etc., et la tarière d’autres Hy-ménoptères et même des Cigales, qui ontaussi la propriété d’opérer une blessure surles végétaux à l’aide de cet organe, et de sé-créter un liquide particulier qui occasionneune exubérance très nuisible au végétal quien a été atteint. En effet, comme JL Lacor-daire le fait remarquer, la transition estnulle ou presque insensible de l’oviscapte desCigales, et surtout des Cercopes, à l’aiguil-lon des Guêpes et des Abeilles; c’est donc àl’article Tarière qu’il faut chercher de plusgrands développements sur les formes qu’af-fecte cet organe, et sur les passages insen-sibles de ces formes, quand on considèrecette même partie dans toutes les familles dela classe des Insectes. Ici nous nous bornonsà décrire les diverses pièces qui constituentl’aiguillon et l’usage qu’en fait l’animal.

Les Hyménoptères qui en sont pourvussont les Guêpes, les Frelons, les Abeilles,les Bourdons, etc.; mais seulement les fe-melles, puisque, comme nous l'avons dit,il constitue une partie essentielle de leursorganes générateurs ; les neutres ou les ou-vrières , qui ne sont que des femelles dontl’appareil reproducteur existe à l’état rudi-mentaire, en sont également munies; maistout le monde sait que l’on peut touchersans inconvénient les Abeilles et les Bour-dons mâles, puisque jamais chez eux au-cun organe ne se convertit en aiguillon.Les auteurs anciens avaient reconnu sa pré-sence. Aristote prétendait que le roi desAbeilles, c’est-à-dire la reine ou la mère,

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