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Tome premier.
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A IM

artificielle. Les aimants naturels appartien-nent tous à l’esp. de minerai de fer qui estle moins oxygéné, et c’est pour cela qu’on aappelé cette esp. fer oxydulémagnétique. Ce-pendant les propriétés qui caractérisent lesaimants ne se montrent pas dans toutes lesvariétés de l’espèce. Les variétés compacteset terreuses, celles qui offrent dans leur cas-sure une apparence lithoïde, les manifes-tent surtout au plus haut degré ; d’où ladénomination vulgaire , mais assez impro-pre, de Pierres d’aimant , sous laquelle ondésigne les aimants naturels , qui sont devéritables minerais ferrugineux. Quoique lemot aimant ne soit, comme on vient de ledire, qu’un nom de variété, Beudant a crupouvoir l’étendre à toute l’espèce du feroxydulé magnétique, qui, dans sa classifi-cation, porte le nom de Fer Aimant, lemot Fer . (Del.)

AIMANT, piiys. — On donne ce nom auxminerais de fer qui jouissent de la propriétéd’exercer une action polaire sur l’aiguille ai-mantée ; c’est-à-dire de posséder 2 pôles ma-gnétiques. Quant aux minerais qui exercentseulement une action attractive sur cha-cun des pôles de l’aiguille aimantée, ils ontreçu la dénomination de substances magné-tiques. La puissance magnétique n’appar-tient pas seulement au fer et à quelques unsde ses minerais, mais encore au cobalt et aunickel à l’état métallique.

La plupart des substances qui renfermentle fer à l’état métallique ou à l’état de pro-toxyde, sont magnétiques à des degrés dé-pendants de la quantité qu’elles en contien-nent. Le peroxyde non hydraté, ou fer oli—giste, est également magnétique.

L’aimant proprement dit, ou pierre d’ai-mant, est le fer oxydulé amorphe, taillé et en-touré d’armures de fer doux , pour formerles aimants artificiels qu’on trouve dans lescabinets de physique.

Les variétés de fer oxydulé possèdent éga-lement la propriété polaire. On distingueparticulièrement le fer oxydulé cristallisé enoctaèdres réguliers, que l’on trouve en abon-dance dans les terrains serpentineux ; cesterrains possèdent eux-mêmes la propriétépolaire, et peuvent en conséquence être con-sidérés comme des aimants d’une grandeurcolossale. Nous citerons, entre autres, lesexemples suivants :

Le Heidelberg , près de Zell, s’élève au mi-lieu d’un vaste plateau, à la pente N.-O. duFichtelgebirge . La montagne est dirigéedu S.-O. auN.-E. comme les Roches primiti-ves et intermédiaires de ces contrées. Elleappartient au groupe des Serpentines en-clavées dans les Schistes chloriteux et am-phiboliques. Dans lachlorite, les parcellesde fer oxydulé sont visibles à l’œil nu, tandisque dans les autres roches on découvre lefer en pulvérisant la masse et en la remuantavec un barreau aimanté. Les strates de tou-tes ces roches sont parallèles à l’axe longitu-dinal delà montagne, qui agit à 20 pieds dedistance.

On a cru observer que les roches du Hei-delberg qui ont le plus de magnétisme po-laire sont aussi celles dont la pesanteur spé-cifique est la plus grande.

Ce qu’il y a de remarquable dans le ma-gnétisme de cette montagne, c’est la distri-bution et le parallélisme de scs axes magné-tiques. M. de Humboldt a observé que lespôles nord sont tous situés à la pente S.-E.,et les pôles sud à la pente N.-O.; de sorteque les pôles homonymes occupent une mêmepente. Le parallélisme des axes est constantà l’extrémité N.-E. et dans son centre ; maisil est peu sensible à l’extrémité S.-O., où lesroches cbloriteuses, amphiboliques et tal-queuses passent à la vraie serpentine. Lespoints d’indifférence sont placés aux extrémi-tés N.-E. et S.-O. de la montagne, c’est-à-dire aux extrémités de l’axe longitudinal duHeidelberg , ou selon la ligne qui déterminela direction des couches. Les axes magnéti-ques sont perpendiculaires à la direction decelles-ci.

M. Lichtenberg a supposé que ces axespeuvent bien être l’effet de tremblementsde terre, qui, dans les grandes catastro-phes de notre planète, ont agi long-tempsdans les mêmes directions. M. de Humboldt a cru voir effectivement changer, dans l’A-mérique méridionale, l’inclinaison magné-tique, à la suite d’un tremblement de terre,l’intensité des forces étant restée la même.

11 serait à désirer que l’on pût savoir si ladirection de l’axe magnétique est constante,ou si elle change avec la direction du méri-dien magnétique de la contrée voisine.

Le magnétisme polaire de ces roches, quirenferment des parcelles ou de petits cris-