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On ost dans l’usage de désigner, asseï im-proprement, par ailes courtes ou longues,celles dont les rémiges primaires , lorsquel’aile est pliée, paraissent telles compara-tivement à la queue, sans égard à l’ensem-ble de leurs dimensions réelles. Cependant,l’aile se composant de 3 parties distinctes,reployées l’une sur l’autre dans l’état de re-pos , et qui sont l’humérus ou le bras , l’a-vant-bras et la main, il arrive souvent qu’enles déployant, on reconnaît des ailes trèslongues, quoique les pennes primaires im-plantées sur la main soient assez courtes.Souvent aussi le contraire se présente, et uneaile de longueur médiocre peut, lorsqu’elleest développée, se terminer par de longuesrémiges. Chez les Albatros, par exemple, dontl’aile est démesurément longue, la dimen-sion modérée des primaires, n’en laisseraitpoint deviner l’étendue quand elle estpliée. L’aile des F.perviers, des Autours,classée jusqu’ici parmi les moins longues,courte, il est vrai, quant aux rémiges, pré-sente, si on la déploie, une envergure pro-portionnellement aussi étendue que celle desFaucons , considérée d’ordinaire comme lon-gue, attendu que ses primaires sont plusallongées que celles des Autours.
En comparant un squelette d’Epervier àcelui d’un Faucon-crcsserelle, on reconnaî-tra facilement que chez le premier, la réu-nion de l’humérus, de l’avant-bras et du mé-tacarpe, offre un plus grand développementque chez le second, expérience à laquelle onne s’attend pas, d’après les définitions ordinai-res des caractères extérieurs de ces Oiseaux.
Il nous a donc paru logique de ne désignerpar longueur d’une aile, que celle de cemembre entièrement déployé; et par lon-gueur des primaires, ce qu’on a appelé jus-qu’ici la longueur des ailes et qui n’étaitréellement que celle de ces l r “ pennes.
En employant les termes d’aile aiguë ouobtuse, pour exprimer la manière dont setermine l’organe du vol chez les oiseaux ,nous faisons un emprunt à M. Isidore-Geof-froy-St-Hilaire, qui s’est servi de ces expres-sions, dans son mémoire intitulé : Considé-rations sur les caract. employés en Orni-thologie , etc., et dans son dernier Cours d’Or-nithologie. Nous reconnaissons donc commelui, 2 formes principales dans la terminai-son do l’aile: 1° l’aile aiguë, dont la seconde
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rémige primaire est la plus longue, commechez les vrais Faucons ; se subdivisant enaile sur-aiguë, dont la 1" rémige égale ousurpasse la 2 m ', comme chez les Langrayens,les Hirondelles , les Colibris , et en aile sub-aiguë, dont la 3” 1 ' égale la 2 m ', comme chezles Vautours et un grand nombre de Passe-reaux; 2° en aile obtuse, dont la 4 n,e penne estla plus longue de toutes, comme chez lesAigles et la plupart des Gallinacés; se subdi-visant en aile sub-obluse, où la 3"“ penne de-vient égale ou supér. à la 4 me ( brèves, vrais-Kakaloës, etc.), et en aile sur-obtuse, etc. Nousajouterons avec le même auteur, et d’aprèsnos propres observations , qu’en établissantces C types dans l’ordre suivant : \ a Aile sur-aiguë-, 2° aiguë ; 3° sub-aiguë ; 4° sub-obluse ;6° obtuse; 6° sur-obtuse, chacun d’eux dif-fère peu de celui qui le précède et de celuiqui le suit immédiatement. Cette différencenesuffitpaspouren produire une notable dansle vol, tandis qu’il en est tout autrement, sil’on compare entre elles deux de ces formesplacées à quelque intervalle l’une de l’autre,lien résulte encore que 2 formes voisinespeuvent se trouver réunies dans un mêmegenre, tandis qu’il est très rare que dans ungenre vraiment naturel on puisse remar-quer des formes d’ailes assez différentes pourne pas figurer immédiatement à la suite l’unede l’autre. Ces six variétés de la forme del’aile ne pouvant au premier abord se graverdans la mémoire, nous avons cru rendreservice à nos lecteurs en les dessinant aubas de la planche (Oiseaux, PI. C. fig. 9. )dans l’ordre indiqué ci-dessus. (Lafr.)
AILFER. bot. pu. — Dénomination vul-gaire, appliquée dans le midi de la France àdeux esp. d’Aulx (Allium sphærocephalum,carinatum). (C. L.)
AILLAME. bot. pii. — Nom vulgaire,dans quelques parties de la France, du Sor-bier des Oiseaux [Sorbus aucuparia L.). (C.b.)
AILERUS (ocOovpo?, chat, belette), mah.— Syn. latin de Panda , y. ce mot.
(I.G.S. H.)
AIMANT, min. — On donne ce nom auxvariétés du fer oxydé, qui jouissent de ladouble propriété de manifester des pôlesmagnétiques, lorsqu’ils sont en présenced’une aiguille aimantée, et de pouvoir com-muniquer la même vertu à des barres d’a-cier, à l’aide des procédés de l’aimantalion