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Tome premier.
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AIR

AIR

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L’air jouit de la propriété d’entretenir lacombustion et la respiration ; mais seule-ment dans la proportion de l’oxygène qu’ilrenferme , ces propriétés cessant après l’ab-sorption de celui-ci. 11 parait être insipide;néanmoins il est probable qu’il ne nous sem-ble tel, que parce que nos organes ysontcon-tinuellement plongés; car les cris des nou-yeaux-nés et les douleurs occasionnées par lesplaies ouvertes, semblent annoncer que l’airexerce une action très vive sur les organesqui ne sont pas habitués à son contact. L’airmanifeste surtout sa présence quand il esten mouvement, ou, lorsqu’étant en repos,c’est notre corps ou tout autre objet qui semeut avec vitesse; dans l’un et l’autre cas,l’air résiste, mais bien moins que les liqui-des et les solides.

La quantité de vapeur d’eau varie davan-tage et diffère selon la température, les sai-sons et la situation plus ou moins humidedes lieux. Dans les zônes tempérées , elle estsouvent de0,055 à 0,017 en été; tandis que,en hiver, elle n’est habituellement que de0,005 à 0,007. Dans la Zone torride, elle formefréquemment plus des 0,030 de l’air; elle di-minue à mesure qu’on s’élève dans l’atmo-sphère.

L’air en mouvement évident porte en gé-néral le nom de vent. V. ce mot.

Non seulement l’air est indispensable àl’existence des êtres organisés, mais encorel’homme met à profit sa force impulsivepour faire mouvoir les machines, pour na-viguer, pour griller les métaux, etc.

Pour quelques détails sur l’origine de l’air,F. les mots Atmosphère et Géogénie ; enfinnous renverrons aux mots Moufettes , Gri-sou. Oxygène, Acide carbonique, Hydro-gène, Azote , relativement aux mots Airdêphlogisliqué, Air vital, Air fixe, Air mé-phitique, Air inflammable, Air phloginiqué,Air vicié , etc. (R.)

AIRA (aipy. , ivraie), rot. pii. — G. de lafamille des Graminées, de la tribu des Avé-nacées, adopté par tous les Agrostographcs,mais dont la circonscription et les caract. ontété successivement modifiés. Ainsi Palissotde Beauvois ( Agrostog . p. 89, t. 18, f. 4) ditque ce g. est un des moins naturels de toutela famille des Graminées. Il ne se distinguedu g. Avenu que par son arête insérée près dela base de la paillette. Aussi, le mêmeautcur

a-t-il réuni au g. Trisetum , toutes les esp.A'Aira dontla paillette supér. se termine par2 soies, et un grand nombre d’autres au g.Avena . Il a, de plus, proposé plusieurs g.nouveaux pour un certain nombre des esp.d’abord réunies dans ce g., et qui en diffé-rent par des caract. assez tranchés. Ainsi, lesA ira canescens et articulata formeht le g. Corynepltorus (F. ce mot) ; les Aira cœspilosa ,juncea , etc., le g. Descltampsia (F. ce mot).Trinius, dans son Agrostographie , a à peuprès adopté l’opinion du botaniste français ;mais mon savant ami le professeur Kunthl’a modifiée, en caractérisant le g. Aira dela manière suivante : Épillels à 2 fleurs pres-que égales, hermaphrodites et fertiles ; glu-mes membraneuses, carénées, aussi grandesou même plus grandes que les fleurs; paillet-tes herbacées; l’infér. bifide à son sommet,portantunearête dorsale et tordueà sa hase,qui manque très rarement; paillette supér.bicarénéc. Etam. au nombre de 3; ovaireglabre, surmonté de 2 stigm. plumeux, ter-minaux et presque sessiles. Glumelle com-posée de 2 paléoles aiguës et glabres. Ca-ryopse glabre.

Les esp. de ce g. forment en général destouffes plus ou moins épaisses, à feuillesétroites et à bords souvent roulés en des-sous, à panirule étalée ou quelquefois spi—ciforme. M. Kunth ( S'ynops . 1, p. 2S9) rap-porte à ce g. 32 esp.; mais 11 seulementavec certitude ; les 21 autres avec doute.Ainsi caractérisé, ce g. diffère à peine du g.Trisetum , qui a ses épillets composés de 3 h4 fleurs, et non biflores comme ceux deY Aira,

Presque toutes les esp. qui font réellementpartie du g. Aira sont originaires des di-verses parties de l’Europe ; telles sont les Airaprœcox L. (S'p. 97. FL dan., t. 383), Aira ca-ryopliyllea L. (S’p. 97), l'une des esp. les plusgénéralement répandues, puisqu’on la trouveen Europe, en Asie, au Chili , et aux îlesMalouines; Airaflexuosa L. (Sp. 96 Alost .grum.A, t. 43), si commune dans tous nosbois, etc., etc. Aucune de ces esp. n’offred’utilité. (A. R.)

AIRAIN. ciiiM. F. Bronze. (C. d’O.)

AIRE. ois. — Nom que l’on donne auxnids des grandes espèces d’oiseaux de proie,telles que les Vautours, les Aigles, et autres,peut-être d’après leur forme aplatie et très