Band 
Tome premier.
Seite
237
JPEG-Download
 

AKY

ALA

237

2 divisions, 1" : les g. Cacictts et Elenophorus,ayant le prothorax subglobuleux , tronquéou subtronqué antérieurement et à la hase,et l’épistome trilobé avec le lobe intermé-diaire très large, rectangulaire , subtron-qué; 2° les g. Morica, Akis , Cyphngenia etCryploylossa , ayant le prothorax non glo-buleux , plus ou moins échancrê antérieure-ment pour recevoir la tête qui peut s’y en-foncer jusqu’au-delà des yeux, etl’épistomeéchancré ou arrondi. Du reste les princi-paux caract. de cette tribu sont : Partie an-térieure de la tète dilatée et couvrant, engrande partie, les mandibules qui sont bi-dentées; labre peu saillant et pouvant se re-tirer, dans quelques espèces, sousl’épistomequi est très développé. Ecusson formant unesaillie assez prononcée, subtriangulaire, lé-gèrement arrondie. Pattes longues, peu ru-gueuses et généralement minces. Les Akisi-tes sont des Insectes très lents dans leursmouvements. Ils fuient la lumière et habi-tent le plus souvent les ruines et les dé-combres. Ils se nourrissent de matières endécomposition et même d’cxcréinents. Laplupart des espèces connues sont du midi del’Europe et du nord de l’Afrique . (D.)

AKODOïV. mam.— Nouveau g. de Ron-geurs, établi parMeyen danslafam. des Mu-riens. L’esp. qui s’y rapporte [A. bolivienne ),a beaucoup d’analogie avec notre souris do-mestique ; la formule dentaire est la même;mais la disposition des replis internes de l’é-mail est un peu différente, et les oreilles, trèscourtes, sont presque cachées sous les poils.Cette esp. est longue de 3 pouces, y comprisla queue qui forme un peu plus du tiers ;couverte de poils gris-jaunâtres, que dépas-sent d'autres poils noirs; la queue, revêtued’une peau écailleuse et annelée, est gar-nie de poils fins; les oreilles sont velues endedans et la plante des pieds est noire. Cetanimal habite le Haut-Pérou. (C. n’O.)

’AKTSTIQUES (à priv.; xvcttiç, vessie),poiss. — Nom donné par Latreille à la 2 e sec-tion du 6 e ordre des Poissons Acanthoptéry-giens. Les g. de cette sect. devraient êtrecomposés d’esp.pri vées de vessie aérienne; or,du propre aveu de l’habile entomologiste quia occupé les derniers loisirs de sa vie à co-ordonner en familles très peu naturellestout le Règne animal, d’après l’ouvrage deCuvier, plusieurs g. de ce groupe des Akys-

tiques ont une vessie natatoire. Latreilleaurait dû remarquer que la sect. qu’il anommée Kystophores, comprend un trèsgrand nombre de Poissons qui n’ont point devessie aérienne. Cet organe, en effet, si con-sidérable et si variable dans les Poissons , etcelui sur lequel on devait le moins fonderde divisions, manque souvent dans les esp.les plus voisines. (Val.)

ALABANDINE et AEMANDIXE ( Ala-banda , ville de l’Asie mineure ). min. —Nom donné par les anciens à une pierreprécieuse dure, d’un rouge foncé, qu’on ti-rait des mines d’Alabanda , et qui paraîtêtre une variété de Grenat . — M. Beudant aaussi donné le nom d’Aiabandine au Man-ganèse sulfuré. V. Manganèse. (C. d’O.)

AL AB ASTRE. Alabastrite ( d’àlaSau-rpov ). min.— Les Grecs nommaient Atabas-tron, une sorte de vase sans anse, que l’onavait souvent de la difficulté à saisir, quandils étaient polis. Ils donnaient le nom d ’A-labastrile aux pierres avec lesquelles on lesfabriquait , et que nous connaissons sousles dénominations A’Albâtre calcaire et A’Al-bâtre gypseux. (Del.)

ALABEou ALABÈS(àlaêyiç, qu’on ne peutsaisir), poiss.—Nom d’un poisson du Nil citépar Strabon (Lib. xvn, 823-1 173), et que l’ontrouve une seule fois dans Athénée, maisécrit àXio£iit[Lib. vii, c. 17, p. 312, A), d’a-près Archestrate qui l’indique comme unpoisson du Nil avec le Phragre, l’Oxyrhyn-que, le Silure, etc. Il est probable que Pline a fait du mot grec le nom d’ .4 tabela {Lib. v,cap. 10, 5), poisson qu’il place avec les Co-mmis et les Silures dans un lac d’Éthiopieappelé Wisides. Il est difficile de reconnaîtredans ces deux seuls passages le Harmouthou Silurus angudlaris , comme l’a supposéM. Geoffroy, et comme on l’a répété aprèslui. Aussi, Cuvier, regardant ce nom commeun des mots indéterminables laissés parlesanciens, l’a appliqué à un g. de Poissons dela famille des Anguilliformes, et voisin desSynbranches de Bloch. — Ce g. est caracté-risé par une seule ouverture pratiquée sousla gorge pour les 2 branchies, la présencede petites pectorales, un petit opercule, souslequel on voit 3 rayons branchiostéges. —On ne connaît encore qu’une seule esp. dece g., rapportée par Péron, lors du voyage ducapitaine Baudin aux terres australes. (Val.)