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Tome premier.
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A LA

ALA

Les caract. sur lesquels il est fondé, ont parusuffisants à quelques zoologistes qui l’ontadopté. Les coquilles de ce g. ne sont autrechose que des Mulettes qui manquent tota-lement de la dent cardinale postérieure. Sil’on ne voyait qu’un petit nombre d’esp. dug. Unio, on pourrait regarder comme fortimportant eecaract. du g. Alasmidonte. Maisparmi le grand nombre d’esp. aujourd’huiconnues, on voit une série de modificationsdans laquelle la dent postér. s’affaiblit peuà peu, et finit par disparaître complètement.Si à cette fusion des 2 g., on ajoute la res-semblance parfaite des animaux dans tousleurs caract. zoologiques, on sera bientôtconvaincu de l’inutilité du g. Alasmidonte,et on le joindra, comme nous le faisons de-puis long-temps, aux Mulettes proprementdites. (Desii.)

AL AT A-LATA ( A laïus , ailé ; laïus ,large), moll. — Klein est l’auteur de ce g.(Tenu Ostrac. p. 100). Il l’a établi pour quel-ques esp.de Strombes dont le bord droit estlargement étalé. Ce g. n’a jamais été adopté,à cause de 1’insuQisance de ces caractères. V.Stro.mbe. (Desii.)

ALATEKNE. Alaternus, Tourn.; Mar-cor e lia , Neck. (Alaternus , nom de cet ar-brisseau dans Pline ), bot. pii. — A l’exem-ple de Linné , la plupart des auteurs ontréuni ce g. aux Rhamnus, dont il ne diffèreque par le nombre quinaire des organes flo-raux. (Sp.)

ALATITE. Alatites ( alatus , ailé), moll.— Dans son grand ouvrage sur les Pétrifica-tions , Walch donne ce nom aux Rostcllai-res, aux Ptérocères et aux Strombes fossiles.K. ces mots. (Desh.)

ALAEDA (nom donné par Pline , à un oi-seau que les modernes rapportent à l’A-louette commune), ois.—Nom latin de i’A-louetle. V. ce mot. (Lafr.)

ALAEDIDÉES. Alaudidœ ( A’Alauda ,alouette), ois.—Famille de l’ordre des Pas-sereaux et de la tribu des Conirostres deCuvier. Nous la subdivisons en 2 s.-familles,celle des Alaudinées et celle des Anthusi-nées , renfermant les Anthus ou Pipis. Quoi-qu’à la rigueur et en se renfermant dans lesrègles de la méthode , ce g. Anthus ne dûtpas figurer au milieu d’oiseaux coniros-tres, les rapports des esp. qui le compo-sent avec celles du g. Alouette sont si nom-

breux et si intimes, selon nous, qu’onne pouvait les séparer, sans s’éloigner del’ordre naturel, et qu’elles devaient aumoins être groupées dans la même famille.Cet ancien nom A’Alouette de pré, donné àune des espèces les plus connues, est certai-nement la dénomination la plus naturelle etla plus vraie des Pipis; car en les comparantavec quelque détail, on est frappé de leuranalogie avec les Alouettes.Parmi ces esp., ilen est quelques unes,qui,telles que l’ Alouettesentinelle du Cap, l’ Alouette jaune du Séné-gal, si voisine de la première, notre Pipi-rousseline , forment évidemment, d’aprèsleur bec plus fort ou la teinte de leur plu-mage, le chaînon entre les 2 g., et ont étéplacées, par divers auteurs, tantôt avec lesAlouettes, tantôt avec les Pipis. Ces derniè-res ont donc de commun avec les Alouettes,quant aux formes, les ongles antérieurscourts et peu arqués, le postérieur plus oumoins allongé, peu arqué ou presque droit;quelques unes des rémiges tertiaires pres-qu’aussi longues que les primaires; un plu-mage sombre, généralement couvert de mè-ches plus foncées, avec les pennes latéralesde la queue en partie blanches; et quantaux mœurs, l’habitude de chauler en vo-lant et en descendant les ailes étendues, dese tenir souvent à terre, d’y nicher, d’ypondre des œufs grisâtres, tout couverts depetites taches et de petites lignes plus foncées,olivâtres ou roussâtres. Elles s’en éloignenttoutefois, en ce que la plupart se perchent etse tiennent dans les prairies , les vergers , etnon dans les plaines , ce qu’exprime très bienleuraneien nom A'Alouettes depré. Les nom-breux rapports que nous venons d’énumé-rer nous paraissant donc des rapports d af-finité bien plus que de simple analogie, nousnous sommes décidé, au risque de nous éloi-gner un peu des règles méthodiques, àrapprocher les 2 g. dans la même famille, etcomme s.-familles, sous le nom A’Alaudi-nées ou Alouettes arvicolcs, et A’Anthusi-nèes ou Alouettes praticoles.

Les caract. de la famille sont : Un bec va-riant singulièrement dans sa forme, ou co-nique et non échancré, et alors, tantôt pres-que droit et un peu grêle, tantôt fort éle-vé et arqué en dessus, tantôt allongé, mince,et arqué dans toute sa longueur, ou minceen alêne et échancré; des pattes organisées