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Phoques et autres grands animaux marins,les dépeçant et se gorgeant de leur chairdéjà corrompue. On pourrait conclure de cesdivers récits, que les Albatros ne sont pointpiscivores; que les seuls animaux vivants quifont partie de leur nourriture sont des Cé-phalopodes, et qu’en général, le fond de leurnourriture est la chair déjà corrompue desgrands animaux marins.
La forme de leurs ailes dont l’humérus etl’avant-hras sont si prolongés, celle de leurbec assez analogue à celui des Vautours, sur-tout des Cathartes et des Percnoplbres , l’ha-hitude de se gorger de nourriture, comme cesoiseaux, au point de ne pouvoir ni prendreleur essor ni fuir en nageant lorsqu’on les ap-proche (et dans ce cas, leur seule ressourceconsiste à rejeter avec effort leurs aliments),tous ces rapports nous font envisager les Al-batros et même les Pétrels comme de véri-tables Vautours de l'Océan, destinés à pur-ger les mers des animaux morts et plus oumoins putréfiés qui flottent à leur surface.Par suite de l’immense faculté de vol qui leurpermet de les parcourir dans tous les sens ,et à des distances énormes de toute terre,ils rencontrent aisément ces cadavres flot-tants, qu’ils ont probablement la faculté desentir de très loin. En effet, l’ouverture deleurs narines , que protègent un tube et unrepli latéral, tendrait à faire croire que chezeux, le sens de l’odorat est doué d’une grandeperfection, comme chez les Vautours, parmilesquels les Cathartes nous offrent une ou-verture de narines sous une arcade com-mune , un peu analogue à ce qu’on voit chezles Pétrels.
C’est surtout au-delà du Tropique du Ca-pricorne, vers le 35"" degré de latitude Sudque l’on commence à rencontrer les Alba-tros, et c’est vers le ■10 n,c qu’ils sont le plusnombreux. Ils paraissent ne se rappro-cher des terres qu’à l’époque de leur re-production. L’îlc Tristan d’Acunha , situéeau 35'"' degré, est un des points qu’ilschoisissent de préférence, et où le voyageurDougnl-Carmichacl a pu les observer à loi-sir. Il en reconnut 3 esp. distinctes, l'exu-luns , le chlororhynchos et le fuliginosa , cou-vant dans cette lie. Cette dernière esp. s’ytrouvait surtout en grand nombre ; les nids,très rapprochés les uns des autres, pou-vaient être évalués à plus de 100 dans un
espace d’un acre environ. Ces nids étaientconstruits avec de la boue, et élevés de terrede5à6 pouces seulement. Ceux du chloro-rliynchos, pyramidaux et plus élevés de 10 à12 pouces environ, étaient plus isolés dans lesravins des montagnes. L ’exulans ne se donneaucune peine pour construire le sien; ce n’estle plus souvent qu’un endroit sec, un peuconcave pour que l’oeuf n’y roule pas. Tou-tes ces esp. ne pondent jamais qu’un seulœuf, blanc, très gros, singulièrement oblonget d’égale grosseur aux 2 bouts. Les petitssont nourris très long-temps par la mère etse tiennent chacun sur leur petit monticuledelà manière la plus grotesque, ne parais-sant nullement effrayés de l’approche deshommes, retournant incontinent se postersur leurs nids si on les en tire, et ne sedéfendant pas autrement qu’en lançantde leur estomac un déluge d’huile fétide.Dans l’usage de dégorger les aliments àleurs petits et dans l’obligation de courirl’espace de 20 à 30 toises avant de pouvoirprendre leur essor, ces oiseaux ont encoreavec lesVulluridées, de nouveaux rapportsqui nous confirment de plus en plus dansl’idée que notre s.-famille des Siphonnéesest sur l’Océan le représentant de l’autresur les continents , et constitue un groupevoisin seulement de celui des Larinécs ,mais bien distinct de tous les autres Pal-mipèdes. L’esp. la plus forte comme la plusgénéralement connue, est VAlbatros com-mun, Vieill. ( Diomædea exutans , L.), queM. Temminck propose de nommer Alt), mou-ton , à cause de cette dénomination vul-gaire de Mouton du Cap , adoptée depuislong-temps par les navigateurs, parce quece n’est guère qu’à la latitude du Cap deBonne-Espérance que l’on commence à l’a-percevoir. Quatre autres esp. sont avec celle-ci tout ce qu’on en connaît jusqu’à ce jour,d’après Temminck qui les indique et en afiguré quelques unes (Pt. col.). (Lafb.)
ALBEIM ( Albus , blanc), min. —Nom donnépar Petzl à un tuf calcaire incrustant et deformation récente, dont il existe des cou-ches considérables près d’Erding, en Ba-vière . (Del.)
ALBERGAME DE MER. zoopii. — Nomdonné par Bondelet à une production marinequ’on doit supposer être un Alcyon ou uneLobulaire. (1 >cj.)