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Tome premier.
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caire; ce qui fait que le moindre flottementsuffit pour lui enlever son poli et son éclat.Il offre souvent la blancheur la plus parfaite,quoique cette qualité ne lui soit point essen-tielle; et c’est à cette variété que se rapportel’expression proverbiale blanc comme l'ulbâ-ire. Celui que l’on trouve à Volterra , enToscane, et que l’on travaille à Florence , estremarquable par la finesse de son grain, sonblanc de lait et sa douce translucidité ; onen fait des vases, des lampes, des pendules,et de petites statues. A Lagny-sur-Marne ,prés de Paris , sont des carrières d'un albâ-tre veiné, de couleur grise ou blanc-jaunâ-tre, qui s’exploitent avec avantage ; on enfait des pendules, des socles et des revê-tements de cheminée. (Del.)

ALBATROS. Diomœdea, L. (corruption(Yalbums, vêtu de blanc 1. ois. — G. del’ordre des Palmipèdes , de la famille desLongipennesou Grands-Voiliers de Cuvier,et de celle des Siphorins de Vieillot. Ce g.,réuni au genre Pétrel, nous paraît formerun groupe ou une s.-famille des plus natu-relles , tant d’après la grande analogie deleurs formes et surtout de leur bec, que d’a-près la conformité de leurs mœurs. Vousdonnerons donc à cette s.-famille le nom deSiphonnées ( Siphorince. V. ce mot). Les ca-ract. du g. sont : Bec très long, très robuste,suturé , assez élevé, droit,comprimé; man-dibule supér. à arête arrondie, sillonnée dechaque côté dans presque toute sa longueur,fléchie vers lesdeux tiers, puis relevée, enfinfortement recourbée et crochue à la pointe;mandib. infér. droite , un peu dilatée verti-calement à son extrémité, et tronquée de ma-nière à s’emboîter dans le crochet puissantde la supér.; leurs bords internes coupants,surtou t vers l’extrémité, et s’emboitan 1 lesunsdanslcsautres au moyen de rainures internesassez profondes; narines tubuleuses, en formede rouleaux courts, couchées dans le sillonlatéral du bec et couvertes en partie anté-rieurement à l'orifice de ces tubes, et enpartie latéralement sous un repli qui leur estcontigu, environ au quart de la distancedu front à l’extrémité. Pieds courts; tarsesréticulés; point de pouce; les 3 doigts antér.réunis par de larges membranes entières ;les latéraux bordés d’un rudiment de peauen forme de bande ; cette peau réticulée,ainsi que le dessus des doigls en majeure

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partie scutellés ; d’ailleurs, ongles faibles etpresque droits. Ailes sur-aiguës, très lon-gues par suite du très grand développementde Yhumérus et de l’avant-bras, à rémigesprimaires et secondaires courtes, ce qui lesrend fort étroites. Queue courte, ne dépas-sant pas ou dépassant peu la pointe des ailes.

Les Albatros sont les géants des Palmipè-des. Malgré leurs énormes proportions, quiles ont fait nommer parles navigateurs Mou-lons du Cap , P,aisseaux de guerre , ils sontdoués du vol le plus facile et le plus vigou-reux en même temps. C’est ainsi qu’on lesvoit, tantôt se balancer avec grâce au-dessusdes vagues, ou les effleurer en suivant leursondulations pour y saisir les petits animauxqu’elles amènent à leur surface , tantôt vo-ler, dans les tempêtes, contre le vent le plusviolent, sans effort et sans que leur vol enparaisse ralenti. Dans toutes ces circonstan-ces , ils semblent ne faire que planer, et l’onne s’aperçoit pas qu’ils impriment le moin -dre battement à leurs ailes. Ce sont de tousles Oiseaux pélagiens ceux qui, sans nulle•comparaison, s’éloignent le plus des côtes, eton les rencontre à des distances immensesde toute terre. Ils n’habitent que les vastesmers du Pôle austral, en dehors du Tropiquedu Capricorne, ou les mers de l’Océan paci-fique septentrional, dans les parages de laChine et du Japon .

Butîon et Vieillot d’après lui, avaient an-noncé que, malgré leur énorme taille, cesPalmipèdes ne se nourrissaient quelle petitsanimaux marins et de Zoophytes mucilagi-neux. On a dit depuis qu’ils enlevaient unegrande quantité de poissons, en rasant lesflots, et qu’ils faisaient surtout une grandeconsommation de poissons volants, qu’ilssaisissaient hors de l’eau ; mais M. Gaimarda remarqué que, dans des parages où le bâ-timent qu’il montait était entouré de cespoissons, ainsi que de Méduses , de Bipho-res, de Physaleset d’autres mollusques, onn’avait jamais trouvé dans l'estomac des Al-batros qu’on y avait tués, aucuns débris depoissons ni de mollusques, mais bien de Cé-phalopodes , tels que des Sèches et des Cal-mars.

M. Temminck , dans son intéressant arliclesur les Albatros (PL col.) , cite les passages de 1plusieurs voyageurs qui les ont rencontréspar bandes sur des cadavres de Cétacés , de