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Tome premier.
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ALB

tribu des Entomobies, famille des Myodai-res, et auquel il donne les caract. suivants :Ant. ne descendant pas tout-à-fait jusqu’àl’épistome; le2 m 'art. un peu plus épais quele 3 mo , qui est double en longueur et pris-matique. Front carré; péristome développé;épistome saillant, en carré transverse ; opti-ques ciligères. Corps cylindriforme, noiravec des nuances cendrées ; cellule y C ou-verte avant le sommet de l’aile. — Ce g. estfondé sur une seule esp. nommée par l’au-teur A. buccalis , sans indication de patrie ,et dédié à la mémoire de l’entomologisteanglais Albin. (D.)

ALBINISME ( Albus, blanc), térat. —M. Isid. Geoffroy-St-Hilaire divise les Ano-malies simples ou Hémitéries en cinq clas-ses : l” classe : Anomalies relatives au vo-lume des parties; 2" 1 ', à la forme; 3 me , à lastructure; 4”'*, à la disposition; 5 mc , aunombre et à l’existence. Dans la 3 ,ne classe,celle à laquelle se rapporte cet article, ilétablit deux sections: les Anomalies de cou-leur et celles de structure proprement dite;celle-là comprend trois ordres, dont le pre-mier est relatif à la diminution de la ma-tière colorante : c’est I’Albinisme.

« L’Albinos.... est une espèce de singe, decouleur blafarde , qui a la taille du Lapon,la peau des lépreux et les yeux du hibou.Condamné . par la structure de son organeoptique, à fuir la lumière , il regarde avechorreur le soleil et le spectacle de la nature,s’endort le jour, dispute la nuit quelquesvils aliments aux bêtes féroces, qu’il n’égaleni en adresse ni en courage, et termine à30 ans sa malheureuse carrière sans avoirvécu.

» Rien n’égale la stupidité de l’Albinos :tout ce qui n’est pas renfermé dans le cercleétroit de ses besoins, échappe à son intelli-gence; on n’a jamais pu lui faire expliquerde quelle couleur il voit les objets, ou seu-lement s’il a deux axes de vision. Le Nègre,que nous ne regardons qu’avec l’œil du dé-dain, est à l’égard de l’Albinos ce que seraità côté de lui-même un Newton ou un Mon-tesquieu . »

Tels sont les termes dans lesquels l’un desphilosophes du xvm ,ne siècle, l’auteur duvolumineux Recueil de la Philosophie de laNature , traite de l’histoire de l’Albinos .

Nous avons pris cette description presque

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au hasard ; nous aurions pu choisir dansvingt autres fables non moins absurdes aux-quelles l’anomalie qui nous occupe a donnélieu dans le siècle dernier.

Appelée à donner une description de l’Al-binos , la science actuelle sera sans doutemoins miraculeuse que la philosophie dontnous invoquions tout-à-l’heure les lumières ;mais en échange elle acquerra en précisionet en exactitude autant qu’elle perdra enmerveilleux.

L’Albinos , en effet, n’a presque aucun destraits étranges que des imaginations rivalesde Telliamed se sont plu à lui prêter, et dontle grossier charlatanisme des foires et desplaces publiques perpétue le récit, parmi desespritsignorants et superstitieux. 11 n’estau-cun des traits de la description ou plutôt dutableau qui précède, qui ne puisse être ré-futé, ou qui du moins n’ait besoin d’êtreprofondément redressé. Dans ces.êtres, dontl’amour du merveilleux se plut à faire desmiracles ou des jeux de la nature, la sciencene reconnaît que de légères modificationsanatomiques, qui, quelle que soit d’ailleursleur influence sur l’économie et le genre devie de ceux qui les présentent, n’en sont pasmoins fort simples en elles-mêmes et parfai-tement appréciables.

Ainsi quel’indique laplace quenous avonsdit appartenir à l’Albinisme dans la série té-ratologique, les êtres qui présentent ce genred’anomalies sont caractérisés par une struc-ture particulière de la peau, consistant dansl’absence ou la diminution du pigmenlumou matière colorante.

Quelques mots pour bien faire compren-dre ceci.

La peau est, comme on sait, formée dedeux feuillets , l’un externe , l’épiderme ;l’autre interne, formant presque toute sonépaisseur, le derme. Sa trame est formée pardes fibres lamineuses, très résistantes. Ellecontient des vaisseaux artériels et veineux,exhalants et absorbants ; des nerfs quis’épanouissent à sa surface en forme de pa-pilles, et dans lesquels réside sa sensibilité.

G’està Malpighi que l’on doit la notion dela superposition et de la relation de ces dif-férentes parties. Suivant ce grand anato-miste, le second feuillet de la peau, lederme, est formé de trois couches superpo-sées ; la plus interne , qui forme la partie la