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Tome premier.
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ALC

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Ihographe abusivement reproduite depuisdans tous les Dictionnaires. On le trouvedans Cuba ( Uortus sanitatis, 98). Il est citéavec celui A’Abremon pour un poisson trèssoigneux de ses petits, qui s’attache aux na-vires et les rend immobiles. Ces deux der-nières particularités ont fait rapporter cettedénomination à 1 ’Echeneis , et quoique rienne soit moins certain, les naturalistes ontsuivi l’auteur de l’Encyclopédie. (Val.)

ALCHIMIE ( alchemia ; étym . arabe, tiréede/nuEia, chimie).—Cette science, qui nousest venue par les Arabes , lesquels l’avaienteux-mêmes empruntée aux Grecs commetoutes leurs connaissances, comprenait d’a-bord l’ensemble de toutes les connaissan-ces chimiques et physiques; tandis qu’aujour-d’hui ce nom ne s’applique plus qu’à unescience qu’on regarde comme illusoire, etdont on ne peut s’occuper sans ridicule. Lebut de notre article est de prouver que cepréjugé, comme tant d’autres, n’est fondéque sur l’ignorance.

Nous considérons l’Alchimie sous troispoints de vue : 1. son histoire, 2. ses procé-dés, 3. l’opinion qu’on doit s’en former, 6tl’état actuel de la science.

1. Histoire. Chercher à fixer le lieu et l’é-poque où l’Alchimie a pris naissance, se-rait un travail aussi fastidieux qu’inu-tile. Toutes les probabilités se réunissentpour indiquer l’Egypte comme le berceau decette science et de beaucoup d’autres ; etHermès a reçu, dans ce pays, les honneursdivins, pour s’être présenté comme possé-dant la science qui donne la richesse et asanté, seuls éléments de bonheur pour laplupart des hommes.

Les livres attribués à Hermès sont nom-breux : St.-Clément d’Alexandrie ( Strom .,I. 6) dit que de son temps on en connaissaitencore 42. Si les deux ouvrages attribués àHermès et qui sont parvenus jusqu’à nous(Pymundre et la Table d'Emeraude ), ne sontpas textuellement de cet auteur, ils contien-nent au moins la doctrine qui lui était attri-buée en Egypte , au commencement de notreère. Cinq cents ans avant cette époque , aurapport de Sénèque ( lib. xiv, Éyisl. 19), Dé-mocrite d’Abdère cultivait l’alchimie. Lesprêtres égyptiens conservèrent long-temps ledépôt de ces connaissances ; mais Dioclétien ,s’imaginant que les fréquentes révoltes de

l’Égypte ne se renouvelaient qu’à l’aide del’argent que fabriquaient ces prêtres, netrouva rien de mieux que de faire brûler leslivres et détruire les collèges. V. Paul Diacre (in Vita Diocleliani) , Orose (ch. xvt, 1. 7), etSuidas (au mot Chemia ).

Parmi le grand nombre de manuscrits quepossède la Bibliothèque royale sur cette ma-tière, on en trouve un de Synésius (évêquede Ptolémaïs en 410), qui contient une ex-position de la doctrine et un commentaire,adressés à Dioscorus, prêtre de Sérapis . L’o-rigine toute sacerdotale et sacrée de la phi-losophie hermétique, est démontrée par leserment qu’on exigeait des adeptes, de nerien révéler au vulgaire , ainsi qu’on le voitdans les Épîtres de Synésius , et notammentdans la 142 me , où il réprimande sévèrementHerculianus d’avoir parlé trop clairementdes secrets de la philosophie qu’il lui avaitrévélés.

Tous les philosophes grecs, et entre autresZozime au v me siècle, continuèrent leurstravaux jusqu’à la prise d’Alexandrie par lesArabes en 640. Alors les arts et les sciencesdisparurent devant ces féroces envahisseurs;et ce n’est que dans le xi me siècle qu’on re-trouve des traces de la science chez les Grecset les Arabes eux-mêmes.

De tous les Alchimistes arabes, le plus an-cien est incontestabl ment Geber ou Giaber;car tous les auteurs le citent et il n'en citeaucun. De ses nombreux ouvrages, troisseulement sont parvenus jusqu’à nous; unautre est resté en manuscrit à la Bibliothè-que royale. Si ces livres ne révèlent pas le se-cret hermétique (ce qu’au demeurant aucunlivre ne fait), au moins ils nous prouventque la Chimie était très cultivée à cette épo-que. Dans son ouvrage intitulé: de lnvesti-gatione perfectionis metallorum, on trouvetrente-trois préparations chimiques, dont ledétail est fort intéressant. ITn autre de sesouvrages, son Testament , contient dix-huitpréparations de l’or et des métaux, pour lesapproprier à l’œuvre. Ces préparations dif-fèrent peu de celles qu’on fait subir aujour-d’hui à ce métal pour l’épurer ou l’oxyder.Il est l’auteur de la découverte de l’acide sul-furique, ou, comme on l’appelait, Vhuile de

vitriol.

Le x me siècle nous fournit Al-Faraby, sa-vant homme, dont les ouvrages manuscrits