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sont à la Bibliothèque de Leyde . Cent ansplus tard, parut Avicenncs, qui, dans sonTraité de Congelalione et Conglutinulione La-piilitm , parle du fer météorique, avec lequelon a fait des épées, et donne,une théorie dessoulèvements comme cause essentielle de laformation des montagnes ( Thealr. chimie. ,tom. iv, p. 884).
Ce ne fut qu'au xni m ' siècle, que la sciencehermétique pénétra dans l’Occident avec leretour des croisés. Vers cette époque, noustrouvons Roger Bacon en Angleterre, Ar-nould de Pilleneuve , Christophe de Paris etRupescissa en France; Albert-le-Grand enAllemagne; saint Thomas d’Aquin g n Ita-lie; et enfin en Espagne , le fameux Ray-mond Lutte qui vint en France pour étudiersous Arnauld et Roger Bacon . Le premierouvrage que l’on trouve vers celte époquen’appartient cependant à aucun de ces phi-losophes : c’est le Traité d’ Arthéphius , plusancien que Roger Bacon , puisque celui-ci lecite, mais postérieur à Morien, qu’il cite àson tour. Nous n’en parlons que parce qu’ilest le seul entre tous les écrivains regardéscomme adeptes, qui se soit prononcé sur lalongévité que peut procurer la médecinehermétique. Il annonce qu’il écrit ayant plusde mille ans (se* eum per mille annos aut cir-citer, qui jam tramierunt super me a nalivi-late met, gratia solins Dei omnipotenlis, et unihujus mirabilis quintæ essentiæ). Tous les au-tres auteurs affirment que la médecine peutmener un homme j usqu’au terme le plus éloi-gné que sa constitution comporte en l’affran-chissant de toutes les infirmités qui sont lecortège de la vieillesse; mais aucun ne sup-pose que ce terme puisse être dépassé, plu-sieurs même assurent le contraire ; et RogerBacon déclare très explicitement à ce sujetqu’il n’y a ni remède ni régime contre l’an-tique corruption de nos parents que nousapportons en naissant.
Ce même Bacon est un des Alchimistes lesplus remarquables. Né en 1214 en Angle-terre, il a fait plusieurs découvertes de laplus haute importance. Son Traité (de Spe-culis) fait connaître la nature des verres àsurface courbe, à l’aide desquels il brûlaitdes matières à distance. Son travail sur laperspective prouve des connaissances en op-tique. Il parle de la réfraction et de la ré-flexion de la lumière, et décrit la chambre
obscure et la théorie des télescopes ; mais sadécouverte la plus populaire est celle de lapoudre à canon qu’il décrit ainsi : Sed ta-men salis peine luru mope can ubrk et sulphu-ris; et sic faciès tonitru et corruscationem,si sois artifieium (Bacon , de Secrelis operibus,cap. xi). Les mots : luru mope can ubre sontl’anagramme de carbonum pulvere.
Après les hommes dont nous venons deparler, paraît en France le plus populaire detous , Nicolas Flamel . En 1357, il était écri-vain public. Un vieux livre d’Alchimie, quiavait appartenu à des juifs, lui tomba entreles mains. 11 fit le voyage d’Espagne pouravoir l’explication de ce livre; et, de retouren France , il se mit à l’ouvrage, et fit sapremière transmutation le 17 janvier 1382.C’est un des philosophes les plus naïfs : il ra-conte que sa femmePernelle l’aidait daus sestravaux. Les peintures qui .jusqu’à la fin dudernier siècle, décoraient les vitraux du char-nier des Innocents, contenaient la descrip-tion hiéroglyphique de l’œuvre. Flamel en adonné la description avec commentaire.
Le xv mr siècle fut incore plus fécond quele xiv me en philosophes hermétiques; lesplus illustres sont Basile Valentin , Isaac Hol-landais, Georges Ripley et Trévisan. Les ar-tistes deviennent si nombreux dans les xv ,n 'et xvi mc siècles, qu’il est difficile de faireun choix. Il y en a cependant un qui les do-mine tous et dont nous devons parler : c’estParacelse. Cet homme, né près de Zurich ,en 1493, se livra de bonne heure à la pratiquede la médecine ; on lui doit l’emploi de l’o-pium et du mercure, et en général des pré-parations chimiques.
Vers le milieu du xvn me siècle, l’Angle-terre produisit l’homme que l’on peut regar-der comme le dernier des adeptes de l’an-cienne école; c’est lui qui ferme la longuesérie d’hommes étranges dont nous avonscité les principaux : nous voulons parler d’I-rénée Philalèthe. Son nom, sa personne, savie, ses ouvrages, tout est chez lui uneénigme indéchiffrable. On croit que c’étaitle même que Thomas Waughan, que Starkeyavait connu en Amérique , où Philalèthe avaitété de bonne heure.
Beccher, le maître de Stahl, et Glauber ,sont, parmi les Allemands, les deux dernierschimistes qui aient osé avouer publique-ment leurs travaux sur l’Alcbimie. Glauber