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Tome premier.
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gétatif ; île mort qu’il était on l’a rendu plus(pie parfait, vivant, afin qu’il put agir sur lesmétaux imparfaits et les rendre parfaits, cequ’il ne pouvait faire s’il n’était seulementque parfait lui-même.

Nous disons un levain, car les auteursconsidèrent la matière métallique commeidentique, parfaite seulement dans l’or, im-parfaite dans les autres métaux, et n’ayantbesoin que d’un levain pour atteindre la per-fection.

Voilà ce que l’on peut démêler de plus ra-tionnel dans l’obscurité calculée qui règnedans les livres des philosophes hermétiques.Si les limites dans lesquelles nous sommescirconscrits nous l’eussent permis , nous au-rions pu faire connaître quelques modifica-tions importantes dans le travail général dontnous avons donné une courte esquisse. Nousterminerons par quelques lignes sur l’étatactuel de la science tant en France qu’à l’é-tranger.

III. Etal actuel de la science. Opinion dessavants. On ne se douterait pas que le paysde la terre où la science hermétique est leplus généralement cultivée, est le royaumedes Birmahs, d’après ce que nous assurentles Anglais qui ont visité ce pays, depuis laconquête. Mais, sans aller si loin, occupons-nous de ce qui se passé chez nous. Bon nom-bre d’amateurs travaillent encore à Paris ;et en 1832, il a paru chez I.oquin une bro-chure sous le titre : Hermès dévoilé ; maisl’auteur, en véritable adepte, est aussi obs-cur que les anciens. Nous sommes parvenuà découvrir cet adepte; il a fait une transmu-tation en notre présence ; mais sa médecinen’étant pas arrivée à sa perfection, n’a paspu l’empêcher de mourir l’année dernière, àl’âge de 70 ans. Sir Humphrey Davy pensaitque les recherches hermétiques pouvaientavoir un résultat satisfaisant; mais M. Du-mas a été plus loin : voici ce qu’il dit dansses Leçons de Philosophie chimique en par-lant de l’Isomérie : « Serait-il permis d’ad-» mettre des corps simples isomères? Cette» question, vous le voyez, touche de près à» la transmutation des métaux. Résolue afllr-» mativement, elle donnerait des chances de» succès à la recherche de la pierre philoso-» phale....Il fautdoncconsulterl’expérience,» et l’expérience, il faut le dire, n’est point» en opposition jusqu’ici avec la possibilité

» de la transmutation des corps simples, ou» au moins de certains corps simples. » C’estce dont on peut juger par le tableau qu’ilprésente, et dans lequel on trouve le mêmenombre pour l’orque pour l’osmium, pourle zinc et l’antimoine, etc., etc., et avec desdifférences si faibles, qu’il serait fort peusurprenant que la cause en résidât dansquelque erreur d’expérience. Ces rapproche-ments, continue M. Dumas, me semblentfort piquants, et s’il n’en sort aucune preuvede la possibilité d’opérer des transmutationsdans les corps simples, du moins s’opposent-ils à ce qu’on repousse cette idée comme uneabsurdité qui serait démontrée par l’état ac-tuel de nos connaissances. (J. Gilbert.)

ALCIIIMILLA , Tourn. (Mot arabe). Al-chemilla et Aphones, L. bot. pii. — G. de lafamille des Rosacées (Dryadées, Bartl.), tribudes Sanguisorbées (Rosées, Reichb.). Les ca-ract. en sont les suivants :Cal. tubuleux, 4-fide; lanières alternant avec 4 bracléoles ad-nées au tube. Cor. nulle. F.tam. 1 à 4. Ovai-res I ou 2, libres, insérés au fond du calice,munis chacun d’un style latéral et caduc.Stigm. capitellés. Nucules 1 ou 2, mono-spennes, recouvertes parle tube calicinal ;graine suspendue ; radicule supère. — Her-bes annuelles ou vivaces; feuilles digitéesou palmées; fleurs petites, fasciculées, ouen corymbcs ou en grappe. On connaît en-viron 20 esp. de ce g.; elles sont répartiesentre presque toutes les contrées du globe.L’ Alchemilla vulgaris, L., nommé vulgaire-ment Pied de lion , était jadis préconisécomme vulnéraire. (Sp.)

ALCHIMIIVIER. bot. pii— Ancienne dé-nomination vulgaire du Néflier . (C. LA

ALCHIMISTE.INS.-Nom sous lequel Geof-froy désigne une esp. de Lépidoptères noc-turnes (Noctua Alchimisla, l’abr.), appar-tenant au g. Catephia d’Ochsenheimer . / .ce mot. (D.)

ALCHOHNEA (Nom d’homme), bot.pii. — Ce g. de la famille des Euphorbia-cées, établi par Svvartz, consacré par So-lander au docteur anglais Alchorné, au-teur de quelques travaux d’histoire natu-relle, et auquel il faut réunir YHermesia deBonpland, offre les caract. suiv. : Fleursdioïques; Cal. 2-5-parli, réduit souvent ades dents dans les femelles; dans les mâles :S étam. dont les filets se soudent en un an-