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Tome premier.
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ALU

ALU

très dure, rarement cristallisée, presquetoujours mêlée de silice et d’oxyde de fer.D’après M. Cordicr, ce minéral a une com-position telle, qu’on peut le considérercomme formé d’Alun et d’alumine hydratée.Une chaleur ménagée détruit ce composé,en chasse l’eau; l'alumine anhydre ne peutplus rester unie à l’alun, de telle sorte que,lorsqu’on vient à lessiver la masse calcinée,l’eau laisse l’alumine et dissout l’alun,qu’on fait ensuite facilement cristalliser.Pendant long-temps les marchés de l’Eu-rope ont été presque exclusivement appro-visionnés avec cet Alun, qui portait le nomd 'Alun de Rome. On le considérait comme leplus pur et le plus propre aux opérations dé-licates de la teinture. Depuis un quart desiècle, on prépare en France des Aluns quine laissent rien à désirer, et, loin de les fairevenir de l’Italie , on pourrait en exporter aubesoin des masses considérables.

C’est presque toujours avec les schistesalumineux qu’on fabrique l’Alun. On lesexpose à l’air, soit dans leur état naturel,soit après les avoir calcinés. Le sulfure defer, renfermé en grande quantité dans leschiste, sesulfatise; et, comme il se produitplus d’acide sulfurique que n’en peut pren-dre l’oxyde de fer, l’alumine, de son côté, sechange en sulfate. Quand le schiste est bienelïleuri, on le lessive, on sépare, par des dif-férences de solubilité, le sulfate de fer du sul-fate d’alumine, et l’on verse dans la disso-lution de ce dernier une lessive concentréeet chaude de sulfate de potasse ou de sul-fate d’ammoniaque. Le nouveau sel doublese dépose par le refroidissement; une se-conde cristallisation le purge du sulfate defer qu’il aurait pu conserver. On reconnaîtl’absence de ce dernier, et par conséquentla bonne qualité d’un Alun, quand, dissousdans l’eau, ce sel ne produit pas de teinteverdâtre avec le cyanoferrure de potassium.

Les usages de l’Alun sont fort nombreux.Il sert à fixer sur les tissus la plupart descouleurs solubles dans l’eau, à rendre le suifplus ferme, à empêcher le papier de boire,à passer les peaux et à les préserver des vers.F,n médecine, on l’emploie comme astrin-gent à l’intérieur, et comme escharolique àl’extérieur lorsqu’il a été calciné. (Pei.ouze).

ALUN ( Alumen , Alun), min. — Aluminesulfatée alcaline, Haüy. On donne ce nom

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à un sel double composé de sulfate d’alu-mine , d’eau et d’un sulfate alcalin, dont labase peut être la potasse, la soude, l’ammo-niaque ou la magnésie. Il existe donc aumoins 4 esp. d’Alun, qui toutes peuventêtre rapportées à la même formule atomi-que, et cristallisent dans le même système,c.à.d.,le système régulier. L’Alun à base depotasse est celui qui se forme le plus com-munément dans la nature. On le trouve enefflorescences ou en petites masses fibreu-ses ù la surface ou dans les fissures de cer-tains schistes argileux, et principalementdes Ampélites ou Schistes alumineux , quien sont plus ou moins imprégnés. Il se pro-duit aussi journellement dans les houillè-res embrasées, dans les solfatares et dans lescratères d’anciens volcans encore fumants.Enfin on assure qu’on le rencontre tout for-mé, et en assez grande quantité, au mi-lieu des déserts de l’Égypte , où il se pré-sente en petites couches recouvertes de sa-ble. On sait que la couleur de l’Alun estblanche, sa saveur douce et astringente,sa réaction acide, et qu’il est beau-coup plus soluble à chaud qu’à froid. Scsusages sont nombreux et généralement con-nus. Le principal est de servir de mor-dant, pour fixer les couleurs sur les tis-sus. On ne peut obtenir de cristaux d’Alunque par les opérations de la chimie. Les for-mes qu’il prend le plus habituellement sontl’octaèdre régulier, le cube, le cubo-octaé-dre et l’octaédrc-émarginé. Il est composéd’un atome de sulfate d’Alumine (Al Sus),d’un atôme de sulfate de potasse (K Su) etde 24 atômes d’eau (24 Aq) ; ou en poids :de33,77 d’acide sulfurique; 10,502 d’alumine;09,94 de potasse; et 45,47 d’eau.—La 2 e esp.d’Alun naturel est YArnmonalun, ou Alunammoniacal. Elle diffère de la précédente,en ce que sa solution dégage, par l’additiond’un alcali caustique, une odeur ammonia-cale. Elle ne s’est encore présentée qu’enpetites masses fibreuses formant des veinu-les dans les dépôts de lignites de Tschermigen Bohême. La 3 me esp. d’Alun, est le Na-iron-alun, ou l’Alun de soude, trouvée commele précédent, en fibres éclatantes dans dessolfatares ou des terrains provenant dela décomposition des roches trachytiques.Enfin la 4'" 0 espèce d’Alun est Y Alun demagnésie , rapportée de l’Afrique méridio-

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