Band 
Tome premier.
Seite
320
JPEG-Download
 

320

AMA

AiAlA

Celte petite tli vremarquable par la gros-seur du bec, la longueur des doigts et desongles, nous paraît assez naturelle, en cequ’elle renferme des espèces qui, d’aprèsM. Swainson, se nourriraient principale-ment des graines de grandes graminées oude certaines espèces de roseaux. La forcede leur bec, ainsi que la longueur de leursdoigts et de leurs ongles, leur serviraientadmirablement pour concasser les graines etse tenir cramponnées sur les tiges glissantesdeces grandes plantes exotiques. On retrouveces mêmes caract. joints aux mêmes mœurschez le Pinson de riz d’Amérique .

4°Erythuba, Sw. : Bec gros, conique, al-longé ; queue fort longue, étagée et finissanten pointe.—Esp.-type, Fringilla quadricolorGmel. (Enl., 101-2), ou Fringilla sphœnura,Gros-Bec longicône, Tem. (Col., 96-1,2,3) ouErylhura viridis Sw. (Clans, of Birds . , il,p. 280.) Nous ne concevons pas pourquoiM. Swainson a donné ce 3'"' nom spécifiqueà un oiseau qui en avait déjà deux. Il eûtété plus conséquent de lui rendre son nomprimitif de quadricolor Gmel., queTemminkavait déjà eu tort de changer en celui desphœnura.

5° Pïteua, Sw. : Bec mince, conique, al-longé; ailes à rémiges courtes, dont la l reest rétrécie ou échancréeau côté interne prèsde la pointe; queue arrondie ou étagée;pieds très petits, à doigts latéraux , égaux etfort courts.

Esp.-lypes : Fringilla elegans Gmel., Ou leBeau-Marquet (Enl., 203-1); PylcliaPhœni-copieruS\v.(lF es i. A(r., 1,203, pl. 16); tou-tes deux du Sénégal .

Il est facile de reconnaître que, sous lenom générique d ’Amadina, g. subdiviséen 5 s.-g. ou petites sections , M. Swainsona réuni la plupart de nos anciens Sénégalis et Bengalis (n’y ajoutant toutefois aucunecsp. analogue du nouveau Monde) qui dif-fèrent de toutes celles de l’ancien, en cequ’elles n’ontjamais de penne bâtarde courte,et que leur l re penne, au contraire, n’estqu’un peu moins longue que la seconde. C’estce caractère, tiré de la forme des ailes, etétablissant une distinction géographiqueentre tous ces petits Fringilles de l’an-cien et du nouveau Monde, qui nous a parudonner le plus de valeur à l’établissementdu g. Amadina de Swainson, et de ses

subdivisions, que nous adoptons. (Lafr.)

AMADIS ou VMIIÎAL-AMADIS (nomd’homme), moll.— Nom d’une belle esp. deCône , Conus Amadis (F. cône). (Desh.)

AMADOU. Igniarium , Pline . — Ce mot,qui appartient à la langue française, sert àdésigner une substance préparée pour pren-dre et conserver le feu. Parmi les substan -ces qui jouissent de cette propriété, on dis-tingue un grand nombre de végétaux dontles tiges et les feuilles sont couvertes de poilslongs, épais et soyeux, comme les Armoises,les Morincs, etc. L’Amadou de Panama estformé avec le duvet de la face infér. desfeuilles du Melastoma sericea L., des fleursde beaucoup de composées : en raison despoils de l’involucre, des aigrettes, des grai-nes et des soies du réceptacle, dans leGnaplmlium italicum W., YEchinops slrigo-sus L., Y Atraclylis gummifera L., YAndro-machia igniaria Ilumb. etc. A l’Ile-de-France on en obtient une esp. particulière du liberde l’Afoulh ou Ficus lerebrata W. , et dansbeaucoup d’endroits, on se sert de chiffons àmoitié brûlés.Le véritable Amadou provientde quelques Champignons qui appartien-nent au genre Polyporus. Le Polyporusigniarius et le P. fomeniarius sont les deuxesp. les plus avantageuses pour cette fabri-cation , à causé de leur fréquence et de leurvolume. On pourrait en retirer du Poly-porus Ribis Fries , lorulosus Pers., p inicolaFries, laccalus Pers., etc., mais ils n’ont pasassez d’épaisseur. Pour préparer l’Amadou,on enlève la partie supér. du chapeau, quiest dure, comme ligneuse, et la couche depores qui garnit la face infér. ; on coupe letissu par tranches que l’on fait macérer dansl’eau pour les ramollir, et on les bat ensuiteavec un marteau de bois sur un billot, pourles étendre. Cette opération renouveléetrois ou quatre fois, on obtient de chaquetranche une lame d’Amadou, qu’il suffit detremper dans une solution de nitrate depotasse. Quelques personnes se contententde le frotter avec de la poudre à canon ;mais cette préparation le rend noir. C’estainsi que nous le recevions autrefois d’Al-lemagne , sous forme de mèches. Persoon(Champ, com. p. 92) dit que les bûche-rons desVosges enterrent le Bolet coupé partranches, et l’arrosent ensuite avec de l’u-rine. L’Amadou préparé avec le maillet ne