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Tome premier.
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diffère de l’Agaric des chirurgiens (P. cemot) qu’en ce qu’il n’est pas salpétré. Onen obtient quelquefois des lames d’une trèsgrande étendue , et qui, molles, souples,très légères , ressemblent à un feutre. Gle-ditsch (Midi. Fung.) dit avoir vu en Fran-conie des paysans vêtus d’habits confec-tionnés avec cette singulière étoffe.

Les Polypores ne sont pas les seulsChampignons avec lesquels on puisse pré-parer de l’Amadou. L’Agaric labyrinlhi-forme , Dœdalea qucrcinu Pers., préparécomme je viens de le dire, en donne de trèsbon. La base des grandes espèces de Lyco-perdon , comme les L. cœlatum 13ull., gi-gnnteum Batsch, trempée dans une solutionde nitrate de potasse, remplace très bienl’Amadou ordinaire.Dans quelques contréesde France, en Hongrie, en Moldavie , j’ai vuemployer le bois pourri ; mais, en exami-nant attentivement, on s’aperçoit facile-ment que la substance ligneuse a été dé-truite et remplacée à mesure par le mycé-lium de quelques Champignons. On appelleAmadou blanc, celui que l’on retire desXylosiroma et des liacodium qui ont cettecouleur. J’ai reçu de feu Simonnet un mor-ceau de Xylosiroma giganteum Tode, quiprenait feu avec la plus grande facilité, etqui dégageait, en brûlant, une odeur d’en-cens très agréable. (LÉv.)

AMADOIJVIER; Bolet, Agaric amadou-vier; Bolelus igniarius L. ; Polyporus ignia-rius Fr. bot. cr. — Espèce de Champignonsd’où l’on tire l’Amadou (V. Amadou). Onpourrait donner ce nom à toutes les espècesde Polypores, tels que \esP.fomeniarius Fr.,Jiibis Fr. , dryadeus P., pinicola Fr.,laccaïus Pers.; mais il désigne particuliè-rement le P. igniarius , quoiqu’il four-nisse un Amadou infér. en qualité à celuiqu’on retire du P. fomeniarius. Pauletafaitle g. Pyreium de ces Champignons et dequelques autres, qui, comme les Himamia etles Xylostroma, ont la propriété de prendrefeu facilement. (LÉv.)

AMÆBA. INF. — V . Amoeba. (Duj.)

AMÆBÉES. inf. V. Amoebées. (Duj.)

* AMAGRIS. bot. pii. — VArundo arena-ria de Linné a été placé successivement dansun grand nombre de g., tels que Caluma-groslis, Psamma, Ammophila et Amagris,Celui qui a prévalu est Y Ammophila de Host,

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dont VAmagris de Presl n’est qu’un syno-nyme. V. AMMOPHILA. (A. R.)

AMAIOEA , AAIAIOA ou AAIA.IOVA ,Aubl. ; Hexaclina, Willd . — Ehrenber-gia, Spr. (Nom de ces arbres chez les In-diens). bot. pii. — G. de la famille des Ru-biacées, tribu des Gardéniées, fondé par Au-blet ( Guyan. Suppl. 13, t. 375), etdont voiciles caract. ; Cal. ovale-tubulé, conné avecl’ovaire,àlimbesupère, cylindrique, 6-denté,tardivement décidu.Cor. supère, hypocraté-rirnorphe, à tube cylindrique, dépassant lelimbe calicinal, partagée en 6 lobes ob-longs, étalés. Anth. G, linéaires, fossiles en-tre la gorge de la corolle. Ovaire infér., bi-tri-loculaire. Ovules nombreux , bisériés ,horizontaux,anatropes.Style simple; stigm.indivis, en massue. Baie obovale-oblongue,2-3-loculaire, aréolée au sommet, munied’une écorce. Graines déprimées - planes ,suborbiculaires, distinctes des cloisons mem-branacées et horizontales. Embryon... — Ceg., imparfaitement connu, renferme des ar-bres ou des arbrisseaux indigènes dans l’A-mérique tropicale, à feuilles opposées outernées, courtement pétiolées, nervées, gla-bres, munies de stipules oblongues, déci-dues. Les fleurs sont subsessiles et disposéesen corymbes au sommet des rameaux.

(C. L.)

'AMALACTE. Amalaclus (àua/.ax-rcç, lourd )INS. — G. de l’ordre des Coléoptères tétra-mères, famille des Curculionites, div. desÉrirhinides, établi par Schoenherr, qui luidonne les caract. suivants : Ant. médiocres,peu fortes, insérées vers le sommet du ros-tre; funicule de 7 articles; le 1" court, ob-conique, le 2” f presque en massue ; les au-tres plus courts, tronqués au sommet, s’é-paississant graduellement; massue ovale,dont les articles ne peuvent être distingués.Rostre allongé, robuste, cylindrique, grossis-sant un peu vers l’extrémité, à peine courbé.■Yeux oblongs, déprimés. Thorax presquecarré, tronqué antérieurement, légèrementbi-sinué à la base, un peu convexe en-des-sus. Ecusson petit, triangulaire. Élytres al-longées, presque linéaires, non calleuses àl’extrémité, avec les angles terminaux ob-tus. — Ce g. figure dans le dernier Catalo-gue de M. Dejean, qui y rapporte 3 esp,dont 1 de Cayenne et 2 du Sénégal . Nousne citerons que la I", nommée par lui A,

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T. I.