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Tome premier.
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AMA

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AMANOA. bot. pu. — G. établi parAublet et ainsi appelé du nom d’Amanouaque les indigènes de la Guyane donnent àl’arbre qui lui a servi de type. Il appartientà la famille des Euphorbiacées, et présenteles caract. suivants: Fleurs monoïques oudioïques, à cal. 4—5—parti, avec les divi-sions duquel alternent quelquefois autantd’appendices pétaloïdes. Dans les mâles:5 étam. alternant avec autant de glandes ouavec les lobes d’un disque glanduleux, et in-sérées sous un rudiment de pistil simple outrilobé. Dans les femelles : 3 stigm. tout-à-fait ou presque sessiles et légèrement bilobés,surmontant un ovaire porté sur un disqueglanduleux, et creusé de 3 loges bi-ovulées.I.e fruit est une caps, à péricarpe épais,s’ouvrant en 3 loges bivalves. Ce g., danslequel vient se confondre le Riclieria deValil, comprend 3 esp. originaires de laGuyane ou des Antilles . Ce sont des arbresou des arbrisseaux à feuilles alternes, en-tières, glabres, épaisses; à fleurs réunies, surdes épis axillaires et terminaux, en petitspelotons mêlés de bractées écailleuses , etdans lesquels une seule est femelle, lorsquetoutes ne sont pas mâles. (Ad. J.)

AMANSIE. Amanaia (nom d’homme).BOT.ck. — Genre de la sous-famille des Floridées(Phycées), fondé par I.amouroux, qui le dé-dia à son compatriote St-Amans , auteur dela Flore agénaise. Lamouroux n’envisageaitque la seule structure des espèccsde ce genre,quand il lui assignait une place parmi sesDictyotées; car, de son aveu même, il eneonnaissaità peine la fructification. Il avaitaussi complètement négligé de mentionnerla couleur; ce qui a droit d'étonner d’autantplus, qu’il est l’auteur d’une classification desThalassiophytes.où ce caract. joue le 1 er rôle.Au reste, comme il le dit encore lui-mèine,il n’avait vu que des échantillons desséchés,et ne pouvait juger de leur couleur à l’étatde vie. Quoi qu’il en soit, voici dans quelstermes il le définit : Mailles du réseau for-mant un hexagone régulier et allongé, avecles sommets aigus. Cette définition nousmontre que cet habile phycologue savaitmieux deviner les genres naturels que lesbien définir.

M. Agardh , qui admet ce g., en exposeainsi les caractères naturels : Racine scuti-ferme. Fronde plane, munie d’une côte qui

se prolonge en se ramifiant quelquefois endessous, striée transversalement, pinnati-Dde ou prolifère, à segments linéaires, dontles sommets sont souvent roulés en volute.Fructification consistant en sporophyllesagrégés, dans lesquels se voient des sémi-nales réunies 4 par 4 ; couleur pourpre ourose. Substance membraneuse. Structurearéolée, c’est-à-dire composée de maillesrégulières, hexagones, étroites, parallèle-ment et transversalement disposées,formant,par leurs sommets, des lignes plus obscuresque le reste de la fronde, et, par leur con-densation au milieu de celle-ci, donnantnaissance à la côte qui la traverse.

Récemment, le genre qui nous occupe aété encore autrement circonscrit par M. Gré-ville, lequel y réunit des esp. qui ne noussemblent y tenir que par un rapprochementforcé. Selon ce phycologue, le Rhytiphlæaobtusiloba Ag., et les Tliamnophora Seaforlhiiet triangularis Ag., doivent rentrer dans le g.Amansie, qu’il caractérise ainsi : Frondeplane ou comprimée, membraneuse, obs-curément parcourue par une côte ou ner-vure, et souvent enroulée au sommet. Fruc-tification : 1° capsules; 2° granules ternés.D’un autre côté, et sans plus de raisons dele faire, ou, pour mieux dire, contre toutesles lois de l'analogie, le même savant a dis-trait du genre qui nous occupe, pour la por-ter dans les Délesscries, VAmunsia fruxini-folia, que la structure aréolée de sa frondeet sa fructification sporophyllaire auraientdû mettre à l’abri d’une semblable réunion.Nous ne pouvons donner ici les motifs quinous font avoir une opinion différente ducélèbre cryptogamiste écossais. Nous lesavons exposés dans notre travail sur les plan-tes cellulaires de Cuba , et nous y revien-drons au mot TiiAMN0PH0RA.Ee genre Aman-sia est fort voisin du Claudea , si remarqua-ble par l’élégance et par l’originalité de sesformes. Les Amansies vivent, en général,plus d’une année.Elles ne sont pas nombreu-ses en espèces. On en connaît sept, pour laplupart originaires des mers australes ou del’Inde . Une seule, l’ Amansia jungermannioi-des, a été trouvée dernièrement dans la merRouge . Depuis l’impression de cet article,M. Iïecaisne a séparé cette dernière esp. deses congénères, pour en former le nouveaug. Leveillea, dont nous donnerons en son