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Guluvthus L. J Acis Salisb. ; Leucoinm !..
Nous sommes loin d'adopter tous les genresdont nous venons de présenter rénuméra-tion. Plusieurs sont établis sur des modifi-cations de trop peu d’importance pour pou-voir être adoptés définitivement. Nousexaminerons chacun de ces genres à sa placedans le courant de ce Dictionnaire. (A. R.;
AMARYLLIS (Nymphe chantée par lesanciens), bot. ru. — G. formant le type dela famille des Amaryllidées, composé d’envi-ron une soixantaine d’espèces, presque tou-tes originaires de l’Amérique méridionale ,quelques unes du Cap de B.-Espérance oude la Chine . Ce sont, en général, de bellesplantes bulbeuses, remarquables par la gran-deur de leurs Ileurs et l’éclat dos couleursdont elles sont peintes ; aussi un grand nom-bre de ces esp. font-elles l’ornement de nosserres et de nos jardins. Le g. Amaryllispeut être caractérisé de la manière sui-vante :
Fleurs renfermées, avant leur épanouisse-ment, dans une spathecoinposéed’uneoude2 pièces et contenant un nombre variable defleurs entremêlées de bractées généralementtrès petites. Cal. adhérent par sa base àl’ovaire infère, à 6 divisions, un peu iné-gales, disposées sur 2 rangs et formant ainsiun calice plus ou moinsinfundibuliforme etirrégulier, très rarement régulier. Plus ra-rement les divisions sont étalées et le caliceest presque rotacé, à gorge tantôt nue,tantôt garnie d’écailles. Étam. 6, attachéesau tube du calice ; filets libres et ordinaire-ment déclinés vers la partie inférieure dela fleur; anth. allongées et à 2 loges, atta-chées au filet par leur partie postérieure.Ovaire infère, à 3 loges, contenant chacuneun grand nombre d’ovules disposés sur 2rangées longitudinales, à l’angle interne dechaque loge. Style simple, ordinairement dela longueur des étamines, au milieu des-quelles il est placé ; il est cylindrique outriangulaire et se termine par un stigmatetrilobé ou à 3 divisions plus ou moins pro-fondes. Capsule couronnée par le limbe ducalice souvent persistant, à 3 angles obtus,à 3 loges s’ouvrant, sur le milieu de leur faceinterne, en 3 valves septifères. Les grai-nes sont excessivement variables dans leurforme, tantôt presque globuleuses oucomprimées, planes et quelquefois minces
et comme papyracées. Dans quelques espè-ces les loges sont monospermes par avorte-ment et les graines quelquefois envelop-pées d’une espèce de pulpe charnue. LesAmaryllis ont des bulbes simples, tuniqués,quelquefois très volumineux; des feuilles ra-dicales quelquefois étroites et rubannées,d’autres fois plus ou moins larges; une hampesimple, nue, naissantdu milieu de l’assem-blage des feuilles. — Quoique ce g. soit as-sez naturel et que les esp. nombreuses qui lecomposent soient liées cntr’elles par un en-semble de caract. assez tranchés , quel-ques auteurs ont profité des différencesqu’elles offrent, dans quelques uns de leursorganes, pour en former un très grandnombre de g., composés chacun d’un certainnombre d’espèces. Le travail le plus com-plet, sous ce rapport, est celui d’Herbert(Hat. mag. n° 2(î0(j et Amaryllideœ). Ce bo-taniste a disposé les esp. A’Amaryllis en 10genres, sous les noms de Zephyruruhes, Py-rolirion , UabraMhus , Sprekelia , Hippeas-tmm , Lcnpatdia , Coburgia , Pnllota , Ltjco-ris , et JYerine; mais celte division n’a pointété généralement adoptée, et ces g. sont con-sidérés comme de simples sections dans leg. Amaryllis [V. pour leurs caract. chacunde ccs mots). Le nombre des espèces d’Ama-ryllis qu’on cultive dans les jardins est trèsconsidérable, nous nous contenterons d’en ei-ler ici quelques unes des plus remarqua-bles.
t° L 'A. lutea L., seule esp. qui soit ori-ginaire d’Europe; 2“ VA. de Guernesey ,(A. sarniensis L.); elle est originaire duJapon ; mais un bâtiment qui en contenaitune grande quantité, ayant fait naufrage surles côtes sablonneuses de l’île de Guernesey ,elle s’y est neutralisée, au point d’y être de-venue une plante presque indigène; 3 °A. LisSt-.Jacques (A. formosissima L.), très belleesp. de l’Amérique méridionale, que l’oncultive très facilement et très abondammentà Paris , remarquable par sa grande fleurétalée, très irrégulière et d’un rouge foncé ;4° A. regina L., originaire du Mexique , por-tant 4 à 5 grandes fleurs d’un rouge pon-ceau; 5° A. Josephinœ Vent., du cap deBonne-Espérance . C’est l’esp. la plus grandeet la plus multiflore du genre. Sa hampe,longue de deuxpiedsetgrosse en proportion,se termine parune ombelle simple, composée