338
AMB
AMB
genre d’après cctle copie mensongère et surdes caractères inexacts sous le nom de Tæ-nioïde. Voilà pourquoi nous n’avons pas crudevoir le conserver. Shaw et Bloch ont suiviles erreurs de Lacépède, et donnent ce pois-son sous le nom de Cépole aveugle ( Cœpolacœcuta , ou Cœp. hermannianu). Linné avaitconnu une esp. de ce g., et l’avait placée,suivant ses affinités naturelles, dans le g.des Gobies, sous ie nom de Gobius anguil-laris. Nous ne connaissons que 5 espèces deces Gobio'ides , toutes originaires de l’Inde ,et se tenant enfermées dans la vase desétangs salés ; on les mange à Pondichéry .
(Val.)
* AMBLYOPIIIS («(dSWs, obtus ; o'cpi;, ser-pent). INF. — G. établi par M. Ehrenbergpour un infusoire vert, très voisin de sesEuglena, dont il ne se distingue que parl’extrémité postérieure obtuse de son corps.11 a été placé par cet auteur dans la familledes Astasiées, comprenant, suivant lui, desanimaux polygastriques , sans intestin, nus,changeant incessamment de formes, et pa-raissant tantôt avec, tantôt sans queue; enfin,pourvus d’une seule ouverture. L ’Amblyo-phis présente en avant, comme la plupartdes g. voisins , un ou plusieurs points rou-ges qu’on a pris mal à propos pour des yeux.Il n’a d’autre organe locomoteur, pour la na-tation, qu’un filament fiagelliforme très fin,partant d’une échancrure antérieure etfaus-semcnt nommée trompe. On n’a pu obser-ver encore chez cet animalcule, non plus quechez les g. voisins, aucune intromission d’a-liments ou de substances colorées dans l’in-térieur; de sorte qu’on n’a absolument au-cun motif pour nommer estomac telle outelle partie de son corps. La seule esp. con-nue (.4. viridis Ehr.) est longue de^mill.environ. Elle vit isolément au fond des ma-rais ou dans les infusions d’herbes aquati-ques conservées long-temps. (Duj.)
AMBLYOPOGON. bot. fh. — E. Am-BLYPOGON. (C. L.)
AMBLYOPUS. ins. — V. Amblypus. (D.)
‘AMBLYPOGON (olu.£Xvç, ObtUS; TT Â'/CiJV ,barbe), bot. ph. — Ce genre, considéré parM. De Candolle comme section de VAm-berboa, se caractérise par son involucrc àsquames ovales, courtes, imbriquées, ter-minées au sommet en un appendice large ,scarieux, ovale-lancéolé , cilié-pectiné sur
les bords; cor. du rayoïi ne dépassant pascelles du disque. Anlh. presque nautiques àla base.Aigrette simple, formée de paillettesélargies et denticulées au sommet. — Cetteplante, qui a le port d’un Psephellum ou d’unHeterolopbus , est originaire de la Perse.
(J. D.)
AMBLYPTÈRE. Amblyplerus , Ag. ( àp-filùç, émoussé ; impov , nageoire), poiss. —G. de Poissons fossiles de la famille des Lé-pidoides, de l’ordre des Ganoides. Ils ontpar conséquentdcsdentsen brosse, des écail-les plates et rhomboïdales, le corps allongéet fusiforme.Lcs nageoires sont larges et com-posées de nombreux rayons ; les pectoralestrès grandes; la dorsale opposée à l’inter-valle qui sépare lesventraies et l’anale ; pointde petits rayons sur le bord des nageoires ;le lobe supér. de la queue est plus long quel’inférieur, et soutenu par des vertèbres.Comme tous les Hétérocerques de cette fa-mille, les Amblyptères n’ont aucun repré-sentant dans la nature vivante, et ils appar-tiennent tous aux formations inférieures de»dépôts jurassiques. Des 5 esp. citées parM. Agassiz, quatre, les A. macroplerus, eup-lerygius, laleralis, talus, viennent des houil-les de Saarbrük, de Lebach ou de Bœrschc-weiler. La 5' que M. Agassiz a nommée A.Olfersii, est une esp. de Ceara,au Brésil , surlaquelle M. Agassiz conserve encore quelque»doutes, mais dont les écailles sont cependantplus étroites que dans celles d’Europe .
(VAL.)
AMBLYPTERES (âjiêbîs, émoussé, ar-rondi; 7rrïpov, aile), ois. — G. formé parM.Gould (Proceed, Zool. Soc., 1837,p. 105)dans la famille desCaprimulgidées, et ayantpour caract. : Bec faible et allongé, muni àson ouverture de poils rigides qui ie dépas-sent en longueur ; narines élevées et arron-dies. Ailes tronquées; les six l r ' s rémigeségales entre elles et falciformes; les 2 ra %3 me et 4"' échancrées sur leur côté externe ;les7 m % 8 n " et 9"" allongées et rétrécies versleur extrémité ; la 10”*' brusquement rac-courcie ; les secondaires très courtes, arron-dies et recouvertes par les tertiaires, quisont très longues. Queue très courte et ter-minée carrément. Pieds propres à la marche ;tarses allongés, grêles, couverts devant etderrière de rangées d’écailles à peine dis-tinctes; doigt médian très long et grêle; les