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, parmi lesquels nous comptons celui qui nousl occupe. M. de Roissy , dans le Buflon de Son-nini, fut l’un des premiers qui adoptèrentle g. de Draparnaud . Lamarck sentit aussila nécessité de séparer les Ambrettes desBulimes ; et ayant vu une grande espècedes Antilles fort singulière par la grandeuret la forme de l’ouverture de la coquille , ilproposa pour elle , dans le tome vi des An-nales du Muséum, un genre particulier, au-quel il donna, jusqu’à la publication de sondernier ouvrage , le nom d’Amphibulime.I.amarck maintint dans ses divers travauxson g. Amphibulime; mais il reconnut en-fin qu’il faisait un double emploi avec ce-lui de Draparnaud , et finit par admettre leg. Ambrettc dans son histoire des Animauxsans vertèbres. On trouve ce g. dans la fa-mille des Colimacées, à la fin des Colima-cées à 4 tubercules. M. de Férussac, en cher-chant à rendre au g. Hélice toute l’étendueque lui avait donnée Linné , se trouva dansl’obligation de sous-diviser le g. unique qu’iladmettait pour les coquilles terrestres, enun grand nombre de s.-g. auxquels il im-pose des noms particuliers, ayant tous deuxdes racines communes. Pour lui le g. Am-brette devient son sous-genre Cochlohydre,placé comme groupe transitoire entre la sec-tion des Hélico'ides et celle des Cochloides;mais au commencement de ces dernières.Cet arrangement de M. de Férussac ne pou-vait être admis ; il entraînait de trop grandschangements dans la classification; et M. deBlainville, dans son Traité de Malacologie,aussi bien que M. Cuvier , dans la 2 me édit,du Règne animal, ont conservé le g. Am-brelte de Draparnaud .
M. de Férussac avait un motif assez légi-time en apparence pour justifier l’adjonc-tion des Ambrettes aux Hélices. L’animal desAmbrettes a les mêmes caractères extérieursque les Hélices ; il respire l’air en nature;il a une coquille spirale allongée; il portesur sa tête 4 tentacules dont les 2 plus grandssont oculés au sommet. Il fallait savoir si,àl’intérieur, l’organisation entière était con-forme à celle des Hélices ; c’était le seuli moyen de décider enfin si le g. qui nous; occupe devait être maintenu dans une bonneméthode, ou s’il devait rentrer, soit dans lesHélices, soit dans les Bulimes. Pour arriverà la solution de la question, nous avons fait
l’anatomie de l’espèce qui vit sur les bordsde la Seine , et voici ce que nous avons ob-servé :
Les organes de la digestion , sont consti-tués comme dans les Hélices. Lorsque noustraiterons de ce dernier g., nous donneronsdes détails étendus sur sa structure organi-que ; ici nous voulons seulement signalerles différences. Dans la bouche de l’Am-brette , on trouve une plaque dentaire quin’est point pectinée comme celle des Hélices.Son bord libre, coupé en croissant, estsimpleet tranchant. Un œsophage assez long pénè-tre dans un estomac fusiforme, ridé, ne seterminant pas comme dans les Hélices, en uncul-de-sac considérable, mais se terminant,au contraire, d’une manière insensible en unintestin grêle dont les circonvolutions peunombreuses se développent dans le foie etdans l’ovaire. Cet intestin remonte ensuite,et se dirige le long du bord supérieur de lacavité respiralrice, pour se terminer à droitedans l’angle supérieur du manteau. Dans labouche aboutissent les canaux salivaires. Lesglandes qui donnent naissance à ces canauxne sont point aplaties et, en quelque sorte,disséminées à la partie de l’estomac, commecela a lieu dans les Hélices. Elles constituentchez l’animal qui nous occupe, de petitesglandes allongées et situées de chaque côtéde l’estomac. Le foie est considérable ; il separtage en 2 lobes principaux de chacun des-quels naît un vaisseau biliaire principal quivient pénétrer dans l’estomac avant la nais-sance de l’intestin.—Si l’on compare ce quiprécède avec ce qui est connu des Hélices,on verra que, sous le rapport des orga-nes de la digestion, les Ambrettes en dif-fèrent très peu ; il en est de même à l’égarddes organes de la circulation et de la res-piration. Il en est de même encore del’appareil nerveux, quant à sa distribu-tion. Les principales différences entre lesAmbrettes et les Hélices se manifestentprincipalement dans les organes delà géné-ration. On sait, depuis le travail de Cu-vier , combien ces organes sont compliquésdans les Hélices. Dans les Ambrettes, ilssonl beaucoup plus simples; leurs diversesparties sontaussi très nettement distinguées,de sorte que l’on reconnaît facilement cellesqui appartiennent à l’un et l’autre sexe. I esorganes mâles consistent en un testicule