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complètement détaché de la masse commune.Ce testicule est une glande oblongue, dusommet de laquelle naît un canal déférent,très grêle, qui descend jusque vers la basedelà gaine de la verge, remonte jusqu’àson sommet, pour pénétrer dans celtegaine; il est fortement tortillé sur lui-même,et va directement aboutir au sommet de laverge qui est courte, conique, et diffère en-tièrement de ce long appendice que l’on ob-serve dans les Hélices et dans les ISulimes.
Les organes femelles consistent en unovaire situé dans les derniers tours de lasphère de la coquille. De cet ovaire part unpremier oitiducte mince et fortement con-tourné sur lui-même. Cet oviducte se rendà l’extrémité inférieure d’une matrice irré-gulièrement boursouflée, et remplie d’uneabondante mucosité. Cette matrice se ter-mine en un col étroit , recourbé sur lui-même et qui vient s’implanter sur la partielatérale et supérieure d’un canal auquel lesanatomistes donnent le nom de vagin. Cevagin est allongé, cylindrique ; ses paroissont assez épaisses et son extrémité posté-rieure se prolonge en un long col qui se ter-mine par une petite vésicule arrondie. Lagaine de la verge et l’extrémité du vagin seréunissent à leur extrémité inférieure, et seterminent, au-dessous du tentacule droit, enune ouverture divisée en deux par un épe-ron. Comme on le voit, les organes de la gé-nération dans les Ambreltes sont réduits àune grande simplicité qui permet une ex-plication facile de l’usage de chacune deleurs parties. Dans un Mémoire que nousavons publié en 1831, dans les slnnales desSc. Nat., nous avons insisté sur l'usageprésumé de cette vésicnle singulière, à la-quelle nous avons proposé de donner le nomde vésicule copulalrice. 11 est évident quecette vésicule appartient aux organes fe-melles; et, trouvant la longueur de son colen proportion avec celle de la verge, nousavons pensé qu’elle avait pour usage de re-cevoir la liqueur fécondante, et de la con-server jusqu’au moment où les œufs, passantdevant son entrée, recevaient leur féconda-tion. Cette explication nous paraît aujour-d’hui plus spécieuse que juste ; car les œufsdes mollusques, lorsqu’ils arrivent à cepoint de l’ovaire où s’insère le col de cettevésicule, sont revêtus d’une enveloppe tes-
tacéc , quelquefois très dure, et probable-ment imperméable. Ce mode de fécondationne pourrait d’ailleurs s'appliquera ceux desMollusques terrestres et lluviatiles qui sontvivipares, et dans l’ovaire desquels les pe-tits ont déjà un assez grand développe-ment.Ils étaient donc fécondés avant de pas-ser devant l’ouverture de la vésicule. On nepeut mettre en doute, actuellement, l’usagede la glande à laquelle Cuvier a donné, dansles Hélices, le nom de testicule; car, dans lesAmbrettcs, le canal qui en sort, au lieu de selier intimement à la matrice, en reste con-stamment séparé, et va se rendre direetc-tement au sommet de la verge.
Il résulte des faits anatomiques que nousvenons d’exposer, que le g. Ambrelle sedistingue nettement de celui des Hélicespar la disposition des organes de la généra-tion. Nous verrons plus tard qu’il diffèreaussi sous ce rapport des Iïulimcs et des Mail-lots.
C’est ainsi que se trouve justifié, par nosrecherches anatomiques, un genre créé de-puis long-temps par Draparnaud , et donton avait plus d’une fois contesté la valeurzoologique.
Caractères génériques : — Animal gas-téropode pulmobranche, ovale allongé, pau-cispiré, portant sur la tête deux paires detentacules; les infér. très courts; les supé-rieurs oculés au sommet; pied large, à bordsminces; organes de la génération sans vési-cule multiüde, et le canal déférent aboutis-sant au sommet de la verge. Dent lingualesimple, taillée en croissant. (Les autres ca-ractères organiques comme dans les Hélices.)
Coquille ovale, oblongue, très mince,transparente, à spire courte , ayant l’ouver-ture très grande , entière et ovalaire. Colu-melle simple, très mince, arquée dans salongueur; bord droit, mince et tranchant,non réfléchi en dehors.
On ne connaît jusqu’à présent qu’un petitnombre d’espèces de ce genre. Toutes viventdans les lieux humides, au bord des ruis-seaux ou des rivières, sur les plantes aqua-tiques dont elles se nourrissent; elles ne peu-vent, comme les Hélices, vivre dansleslieuxsecs. L’animal ressemble beaucoup à ce-lui des Hélices, et il a des mœurs analogues.Comme on le trouve toujours au bord del'eau,on a pensé qu’il pouvait vivre aussi dans